Éducation de base et égalité des sexes

Surveillance des acquis scolaires

Image de l'UNICEF
© UNICEF Iraq/2007/Arar
Des élèves en cinquième année et leur professeur à Bagdad en Irak. L'école a été réhabilitée et équipée par l'UNICEF en 2006 dans le cadre du Projet de services intégrés de base.

Par surveillance des acquis scolaires on entend l’évaluation des connaissances, des compétences et des valeurs acquises par les élèves.

Dans les programmes de l’UNICEF nous voulons savoir ce que les enfants ont appris à l’école, dans quelle mesure les écoles sont efficaces, si les enfants réussissent aux examens externes (publics) leur permettant de passer dans la classe supérieure et comment les enfants s’en tirent lorsqu’on les compare à d’autres enfants de même niveau aux niveaux national et international.

L’évaluation en classe intervient en cours d’apprentissage et a pour but d’améliorer les capacités d’assimilation des élèves. La lecture, l’écriture, le calcul et les compétences pratiques peuvent être évalués dans la salle de classe.

L’évaluation au niveau de l’école. Dans certains pays on se rapporte aux résultats des élèves aux examens pour évaluer l’établissement. Les bonnes écoles sont parfois récompensées et des plans d’action sont élaborés pour corriger les problèmes identifiés.

Les examens externes du secteur public sont utilisés pour sélectionner les élèves qui pourront passer à des niveaux d’étude supérieurs. Malheureusement, la qualité de ces examens est parfois discutable. Pour nombre de pays, c’est l’unique méthode permettant d’évaluer l’apprentissage. Elle pousse souvent les enseignants à se contenter de préparer les élèves à l’examen et à couvrir uniquement la matière sur laquelle ils seront interrogés.

Les évaluations nationales et internationales des acquis ont pour but d’évaluer l’efficacité des systèmes d’éducation ou celle des pays plutôt que les acquis personnels des élèves. L’UNICEF a coopéré avec l’UNESCO à une évaluation des résultats de l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, du calcul et des compétences pratiques dans une cinquantaine de pays.

Le Consortium de l’Afrique australe pour le suivi de la qualité de l’éducation (SACMEQ) a permis de mettre au point des évaluations nationales dans 14 pays d’Afrique orientale et australe. Et plusieurs pays, en particulier en Amérique latine, ont élaboré leur propre système d’évaluation nationale. En 2002, l’UNICEF a achevé une étude des systèmes nationaux d’évaluation des résultats scolaires.

L’Institut de statistique de l’UNESCO prépare, en collaboration avec l’UNICEF et d’autres institutions, un nouvel outil d’évaluation de l’alphabétisation appelé LAMP. Dans le cadre de LAMP, on choisira un petit groupe témoin dans chaque pays ce qui permettra, en s’appuyant sur des modèles statistiques sophistiqués, de faire des pronostics sur les niveaux d’alphabétisation dans chaque pays. On peut s’attendre à ce que les niveaux d’alphabétisation chutent car ils seront évalués sur la base d’un test et non plus sur la base d’un rapport établi par le pays comme c’est généralement le cas actuellement.

L’UNICEF et les acquis scolaires : deux exemples

Les niveaux d’alphabétisation peuvent varier si l’on se base sur des rapports ou des tests. Par exemple, dans une étude réalisée récemment par la RDP lao sur l’alphabétisation au niveau national, le taux d’alphabétisation des adultes annoncé pour la population de plus de 15 ans était de 68,7 pour cent, avec un taux de 77 pour cent pour les hommes et 60,9 pour cent pour les femmes. Cependant, lors du test, les pourcentages en matière d’alphabétisation de base et d’alphabétisation fonctionnelle ont plongé à 37,8 pour cent, avec 31,3 pour cent pour les hommes et 16,3 pour cent pour les femmes. La moitié des participants au test qui avaient déclaré qu’ils savaient lire et écrire étaient en fait illettrés.

Les résultats du test ont permis d’aboutir aux conclusions suivantes :

  • Les écarts entre les taux d’alphabétisation sont profonds pour les plus pauvres d’entre les pauvres;
  • L’enseignement primaire ne garantit pas l’acquisition de la lecture et de l’écriture; en fait, les niveaux d’alphabétisation sont plus faibles aujourd’hui dans les écoles primaires que par le passé;
  • On constate un lien entre l’origine ethnique et l’analphabétisme; et
  • Les taux d’alphabétisation sont meilleurs dans les groupes qui ont fréquenté des établissements scolaires de type traditionnel que dans les groupes issus de structures non traditionnelles. (Il y a toutefois des exceptions. En Zambie, par exemple, les élèves des écoles communautaires obtiennent de meilleurs résultats que ceux des établissements traditionnels aux examens du cycle primaire.)

L’évaluation des résultats de l’apprentissage en Afrique orientale et australe est un moyen d’appuyer la mise au point de systèmes de suivi des acquis dans les écoles primaires de niveau inférieur au Botswana, en Érythrée, en Éthiopie, au Rwanda, dans le sud du Soudan, en Ouganda et en Gambie, de la première à la quatrième année. Le système de suivi des acquis au niveau primaire inférieur mesurera les résultats et mécanismes éducatifs suivants :

  • Différences entre les garçons et les filles en termes d’apprentissage et de réussite;
  • Similarités et différences entre les élèves des zones urbaines et rurales;
  • Efficacité de l’enseignement scolaire traditionnel par rapport aux cadres non traditionnels et aux méthodes non conventionnelles;
  • Lien entre la condition socio-économique et les acquis scolaires;
  • Influence de certains facteurs (élève, parent, milieu scolaire) sur les résultats scolaires et mesures à prendre;
  • Méthodes d’enseignement et d’apprentissage qui améliorent les performances des garçons et des filles.

 

 

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