Éducation de base et égalité des sexes

Un nouveau programme gouvernemental vise la gratuité de l'éducation pour tous les enfants haïtiens

Image de l'UNICEF
© UNICEF Haiti/2011/Dormino
La jeune Naika Civil, 11 ans, et Lucien Schnaider sont heureux de pouvoir étudier à l'École publique de Tabarre, à Port-au-Prince. À la différence des années scolaires précédentes, aucun des élève sn’a de frais de scolarité à payer.

Le partenariat mondial pour l'éducation a permis a plus de 19 millions d'enfants d'aller à l'école pour la première fois. Une campagne pour renouveler le soutien à ces efforts se concluera par une annonce de contribution à Copenhague les 7 et 8 novembre. Cette série d'histoires cherche à souligner le travail de partenariat durant la période qui précédera cet événement.

Par Benjamin Steinlechner

PORT AU PRINCE Haïti, 21 octobre 2011 – Lucien, 11 ans, est e seul enfant de sa classe à ne pas porter d'uniforme. Vêtu d'un T-shirt et des jeans il ne semble pas à sa place au milieu des autres enfants qui tous portent des uniformes identiques bleu et blanc et soigneusement repassés.

« L'éducation est cruciale »

C'est à l'école publique de Tabarre, dans une banlieue de Port-au-Prince proche de l'aéroport international, ue le Président haïtien, Michel Martelly a annoncé récemment que 772 000 enfants bénéficieraient dela gratuité scolaire cette année.

« Cela fait deux ans que je ne suis plus retourné à l’école », raconte Lucien en souriant. « J'ai fait ma première année à neuf ans dans une autre école, mais comme mes parents n’ont plus eu les moyens de payer les frais de scolarité, j'ai dû rester à la maison ».

Souvent, beaucoup de parents dépensent presque tous leurs revenus pour payer les frais de scolarité de leurs enfants, qui dans l'école de Lucien atteignent en moyenne 450 Gourdes - environ 11 dollars É.-U. D'autres, comme les parents de Lucien, ne pouvaient tout simplement pas se le permettre et ont cessé d’envoyer leurs enfants à l'école.

« L'Éducation est cruciale pour le développement des enfants, des familles, des communautés et pour la reconstruction future de Haïti »,  souligne la Représentante de l'UNICEF en Haïti, Françoise Gruloos-Ackermans. « Cette initiative du Gouvernement haïtien aidera des milliers d’enfants qui n'avaient jamais la chance d'aller à l'école d’avoir une éducation ».

L'école gratuite

Grâce au nouveau programme gouvernemental, beaucoup d'élèves comme Lucien peuvent aller gratuitement à l'école aujourd'hui. Et que ses parents ne puissent toujours pas  se permettre de lui acheter un uniforme ne le dérange pas vraiment.

« Je suis juste heureux d'être ici à l'école et d’apprendre beaucoup de choses utiles » dit-il. « Je veux apprendre le français parce que cela m'aidera à trouver un bon travail ».

L'objectif du nouveau programme gouvernemental est de rendre économiquement possible l'accès scolaire pour chaque enfant et d'introduire progressivement la gratuité scolaire dans tout le pays.

La pauvreté est particulièrement dure dans les zones à l'extérieur de Port-au-Prince : les emplois y sont peu nombreux et l'accès aux services fondamentaux comme l'éducation est difficile et souvent indisponible. C'est pourquoi la plupart du financement alloué par le gouvernement sera initialement dépensé pour payer les frais de scolarité.

Cependant, les enfants de Port-au-Prince comme Lucien bénéficient de la gratuité de l'enseignement.

Redonner espoir aux enfants

À la différence des années scolaires précédentes, aucun des enfants de l'école publique de Tabarre ne doit payer de droits scolaires. Nai Ka, onze ans est la camarade de classe de Lucien et comme lui, elle n'a pas été à l'école depuis deux ans.

« Mes parents sont très fiers de me voir aller à l'école à nouveau », dit-t-elle avec agitation. « Je suis aussi très heureuse d'avoir un repas chaque jour. À la maison je dois parfois rester deux jours sans manger quoi que ce soit ».

Le Programme alimentaire mondial soutienle programme gouvernemental avec des rations alimentaires quotidiennes pour les enfants.

« D'aller à l'école redonne espoir aux enfants », explique Jean Francois Lucien, le directeur de l'école de Tabarre. « Cela les aide à oublier leur situation souvent sinistre à la maison et à se concentrer sur quelque chose d'entièrement différent et de stimulant ».

“It helps them forget about their often dire situation at home and focus on something entirely different and stimulating.”


 

 

Partenariat mondial pour l'éducation

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