Éducation de base et égalité des sexes

Podcast #31: des jeunes gens réclament le droit de pouvoir suivre une éducation secondaire

« Au delà des livres d'école » - une série de podcasts sur l'éducation dans les situations d'urgence

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2009-1111/Ramoneda
Un lycée gouvernemental en partie détruit par les combats des dernières années dans le village de Qambar, situé dans la Vallée de Swat, dans la Province frontalière du Nord-ouest du Pakistan.

Par Pirette James

NEW YORK, États-Unis, 29 novembre 2010 - Dans un effort pour satisfaire la jeunesse mondiale souvent oubliée des programmes, des politiques et des financements, le Réseau interinstitutions pour l'Éducation dans les situations d'urgence (INEE) a tenu une table ronde à Genève en Suisse au début du mois sur les politiques à mener pour « Établir un droit à l'éducation des jeunes affectés par une crise ».

Trois jeunes ont suivi et contribué aux trois papiers de cadrage qui ont alimenté les discussions des 16-17 novembre. Ils se sont entretenus avec l'animatrice de podcast de Radio UNICEF,  Amy Costello à Genève après le premier jour de la rencontre.

 AUDIO : écouter

Kashif Khan, 28 ans originaire de Peshawar au Pakistan, est actuellement étudiant dans le Département de l'environnement international et des études de développement, également connu sous l'appelation Noragric, à l'Université des Sciences de la vie en Norvège. Kashif Khan a expliqué que les situations comme la violence récente en Haïti proviennent de problèmes psychosociaux reliés au conflit.

En parlant aux gens dans la Vallée de Swat au Pakistan, Kashif Khan a constaté, par exemple, que presque tous ceux qu'il avait rencontrés lui avaient rapporté « que par moments ils avaient des problèmes psychologiques et qu'ils se remémoraient le conflit et les éclats des tirs d'artillerie et de mortiers. Donc je suis sûr que  ce n'est pas une bonne nouvelle … si un conflit éclate en Haïti. Et que la jeunesse doit vraiment se sentir en complète insécurité. »

Continuer l'éducation

Hibist Kassa, une réfugiée éthiopienne de 24 ans au Ghana, qui achève maintenant un diplôme d'études de troisième cycle en financement du développement, a expliqué que la clé est de faire en sorte que les  jeunes gens puissent continuer leur scolarité et être soutenus au-delà des principes fondamentaux de l'éducation dispensés à l'école primaire.

Le développement des compétences au-delà du primaire et du secondaire permet aux jeunes gens d'être en mesure de s'engager dans des activités plus réfléchies, a déclaré Hibist Kassa. Ces compétences « leur permettent de se concentrer sur leurs sociétés, leurs fonctionnements, de comprendre en une seconde le monde dans lequel ils vivent, et comment ils peuvent le transformer pour qu'il corresponde à leurs besoins, » a-t-elle ajouté.

Stephen Gichohi, 24 ans, directeur de l'Organisation non gouvernementale Youth Alive! à Nairobi, au  Kenya, a fait remarquer combien il est important que l'école prépare les jeunes au marché de l'emploi. « [Souvent], le système éducatif n’est pas en accord avec les besoins locaux et le marché local, » a-t-il souligné.

Collaboration de la jeunesse

Pour Hibist Kassa, la clé c'est la collaboration et « la participation nombreuse des jeunes aux processus de prise de décision. Ce processus, » a-t-elle a conclu, « devrait idéalement produire une forme de programmes éducatifs et de politiques qui répondent directement aux besoins des jeunes. »

L’INEE - sponsor de la table ronde où ces points et bien d’autres ont été débattus - est un partenariat d'ONG(Organisations non gouvernementales), d’agences de l'ONU, de donateurs, de gouvernements, d’institutions universitaires, d’écoles et de populations affectées collaborant pour garantir un droit universel à une éducation de qualité et sûre en période de rétablissement après une crise ou une urgence. Les débats à Genève étaient menés en collaboration avec le Groupe Éducation du Comité permanent interorganisations.


 

 

Audio (en anglais)

16 novembre 2010 : l'animatrice des radios de l'ONU et de l'UNICEF, Amy Costello,  parle de la possibilité de suivre des études secondaires avec de jeunes participants lors d'une table ronde animée à Genève par le Réseau inter-agences pour l'Éducation en situation d'urgence.
AUDIO écouter

Liens

Site Web :
Réseau inter-agences pour l'Éducation dans les situations d'urgence
(lien externe, s'ouvre dans une nouvelle fenêtre)

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