Éducation de base et égalité des sexes

Les élèves syriens se prononcent sur la réhabilitation des écoles surpeuplées

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Un élève en Syrie, où des enfants participent à un programme d’évaluation des besoins de l’école, parrainé par l’UNICEF et l’Union européenne.

Par Rob Sixsmith

DAMAS, République arabe syrienne, 14 juin 2010 – Sur les besoins de l’école locale, chacun son opinion.

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Les jeunes sont souvent écartés des débats sur leurs propres classes. C’est pourquoi un nouveau programme a été créé afin de s’assurer que les élèves aient leur mot à dire sur les changements qui prennent place dans leurs écoles. Ce processus d’évaluation sur l’éducation innovant, appuyé par l’UNICEF et l’Union européenne, est conçu pour comprendre les besoins des parents, des professeurs et des élèves au quotidien.

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De jeunes élèves en Syrie, où de nombreuses écoles doivent gérer l’afflux de réfugiés.

S’exprimer

Le programme d’évaluation sur l’éducation se base sur des réunions communautaires, qui donnent aux élèves l’occasion de soulever des problèmes et de formuler des suggestions quant à leur environnement scolaire. Les commentaires sont souvent perspicaces et riches en détails pratiques.

Nareen Al Qaaq, élève de quatrième dans une école de Damas, la capitale de Syrie, raconte qu’elle a assisté à une réunion pour parler des équipements manquants dans son école.
« Les enfants, c’est nous, et nous seuls pouvons parler au nom des élèves, » a-t-elle déclaré. « Par exemple, les tables sont très abîmées et si l’on a soif on ne peut pas boire d’eau, parce qu’il n’y a pas de robinets. C’est encore pire en été. » 

Selon les réunions, le type de sujets abordés varie. Mais avec l’afflux majeur de réfugiés iraquiens dans le pays et de ce fait le nombre croissant d’élèves dans les écoles syriennes chaque jour, le message est clair : les écoles du pays ont besoin d’aide.

Pour alléger ce fardeau, l’UNICEF et l’Union européenne offrent aux écoles syriennes du matériel de base ainsi que des services de réhabilitation. À partir des évaluations sur l’éducation, chaque école peut choisir ce dont elle a le plus besoin, et le mettre en place.

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Une école surpeuplée en Syrie. Un programme appuyé par l’UNICEF dans le pays encourage les élèves à s’exprimer sur les besoins de leurs écoles.

Une intervention ciblée

La participation des élèves, du personnel, des enseignants et des parents permet de s’assurer que les écoles reçoivent l’aide la plus pertinente par rapport à leurs besoins. Il s’agit d’une réponse ciblée aux multiples problèmes d’un système éducatif particulièrement sous pression.

« Cette coopération est très importante dans la mesure où désormais nous n’équipons les écoles qu’avec ce qu’il y a de plus nécessaire » raconte Muhammad Naser Muhammad, le proviseur. « Cela sert le processus d’enseignement. »

L’objectif consiste à créer un programme d’appui pour une éducation viable qui s’adapte et compose avec les besoins de ses élèves, qu’ils soient de Syrie, d’Iraq ou d’ailleurs.

« C’était une excellente idée de demander l’avis des enfants, puisqu’il est absolument légitime qu’ils s’expriment dans l’école où ils étudient;» a commenté Samira Abu Salmaan, enseignante. Elle a ajouté que bien qu’ils soient parfois timides, même les jeunes élèves de six ans étaient plus que motivés pour participer. Et la valeur des témoignages des plus jeunes écoliers en a surpris plus d’un !

« Je pensais que personne ne se sentirait concerné, » a confié M. Muhammad. « Mais si, ils sont vraiment impliqués: »


 

 

Vidéo (en anglais)

30 mai 2010 : Rob Sixsmith, de l’UNICEF, témoigne de l’implication des élèves dans l’amélioration de leur propre éducation en République arabe syrienne.
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