Éducation de base et égalité des sexes

Briser la barrière de l’exclusion

Podcast sur l’éducation des minorités et des groupes indigènes

Image de l'UNICEF
© UNICEF NYHQ/2009/Pierette James
Maurice Bryan du Groupe international pour les droits des minorités dans les studios de la Radio de l’ONU à New York.

Par Pi James

NEW YORK, États-Unis, 30 juillet 2009 – Dans le monde, plus de la moitié des enfants suivant une scolarité appartiennent à des populations minoritaires ou indigènes, selon un rapport rendu public ce mois-ci par le Groupe international pour les droits des minorités en collaboration avec l’UNICEF.

L’édition 2009 du rapport sur « La situation des minorités et des populations indigènes dans le monde » fait état de la situation sur l’éducation. Il détaille comment les enfants des minorités et des groupes indigènes ont été systématiquement exclus et discriminés, ou sont trop pauvres pour se payer une éducation.

Pour mieux comprendre la situation critique des élèves indigènes, l’animatrice des  radios ONU et UNICEF, Amy Costello s’est entretenue avec Mónica Alemán, indigène Miskito qui a grandi au Nicaragua et est à présent la Directrice générale du Forum international des femmes indigènes et Maurice Bryan, un écrivain d'origine caribéenne, installé au Honduras et qui travaille avec le Groupe international pour les droits des minorités.

Une discrimination historique
Au cours de cette discussion podcast, M. Bryan explique qu’une discrimination historique a dénié aux enfants des minorités et des groupes indigènes l’accès à une éducation de qualité, leur rendant plus difficile l’amélioration de leurs conditions de vie.

« Si vous recevez une bonne éducation vous pouvez briser le cycle [de la pauvreté]. Mais vous ne pouvez obtenir cette bonne éducation en raison de la discrimination, à cause de la marginalisation, et ainsi le cycle se perpétue simplement de génération en génération » dit-il.

Mme Alemán remarque que les filles, en particulier, sont confrontées a plus de préjugés qui peuvent être fondés sur le sexe, la race, la classe sociale, l’orientation sexuelle ou le lieu géographique. « Je pense que l’interaction permanente de ces éléments rend l’expérience plus douloureuse pour les femmes, » explique-t-elle.

Repenser l’éducation
Mme Alemán continue en réclamant un  changement du concept d'éducation dans la société.

« L’éducation ne se fait pas seulement dans les salles de classe » dit-elle. « L’éducation se fait également au sein de la  famille. L’éducation se fait dans nos rues, dans notre voisinage, dans notre société en général »

« A moins de changer notre culture [pour la rendre] plus ouverte et plus interculturelle, » ajoute-t-elle, « nous ne parviendrons pas vraiment à briser la barrière de l’exclusion et de la discrimination. »

Cliquez ici pour écouter cette discussion podcast de Radio UNICEF sur l’éducation des minorités et des groupes indigènes.


 

 

Audio (en anglais)

L’animatrice de  radio ONU et UNICEF s’entretient avec Mónica Alemán du Forum international des femmes indigènes et Maurice Bryan du Groupe international pour les droits des minorités.
AUDIO écouter

Liens

Site Web Groupe international pour les droits des minorités
(lien externe, s'ouvre dans une nouvelle fenêtre)

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