Éducation de base et égalité des sexes

Le Comité permanent interorganisations (CPI)

© UNICEF/HQ01-0253/Justin Leighton
Deux enfants se saluent avec le geste du « high five » pour soutenir la campagne « Dites oui pour les enfants » à la suite du lancement international de la campagne à l’école de St. Marylebone School à Londres (Royaume-Uni).

Les situations d’urgence sont, par nature, imprévisibles. Un aspect crucial de la réponse internationale est donc bien la façon dont les partenaires multiples sont en mesure de classer par ordre de priorités et de coordonner leurs actions pour sauver des vies et soulager les souffrances quand la vitesse d’intervention revêt une importance capitale.

Dans le cadre d'un effort de réforme de l'ONU plus vaste visant à améliorer l'efficacité des secours humanitaires, une approche par « groupe » a été adoptée en 2005 pour renforcer la coordination dans neuf secteurs clés: nutrition, santé, eau et assainissement, abris d'urgence, coordination des camps et gestion, protection, relèvement rapide, logistique, télécommunications. Le Comité permanent interorganisations (CPI) pour l'aide humanitaire a nommé différentes agences à la tête de ces groupes. Leur tâche est de clarifier les rôles, les responsabilités de l'ONU et des partenaires qui ne font pas partie des Nations Unies, de répondre aux situations d'urgence spécifiques et de simplifier les communications avec le gouvernement hôte.

Début 2007, un des pôles de formation a été approuvée par le CPI, l'UNICEF et la Save the Children Alliance ayant été nommés comme co-chefs de file. Un groupe consultatif mondial comprend l’UNESCO, le Programme alimentaire mondial, le Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, le Comité international de secours, le Christian Children’s Fund, et le Réseau interinstitutions pour l'éducation dans les situations d’urgence. Au niveau des pays, les principaux partenaires du groupe sont les Réseaux interinstitutionnels pour l'éducation dans les situations d'urgence (INEE) et les Ministères de l’éducation des pays respectifs.

Une des premières activités du groupe est d'identifier les lacunes dans les interventions de la communauté internationale face aux problèmes de l'éducation dans les situations d'urgence, en termes de ressources humaines et financières et de capacités techniques. Par exemple, une faiblesse reconnue est le manque de normes dans des domaines qui sont de plus en plus reconnus comme importants lors du lancement de programmes d'éducation dans les situations d'urgence, comme le soutien psychosocial pour les enfants, analyse par sexes et la reconstruction des bâtiments d’écoles. Le groupe de l'éducation se chargera donc de : 

  • dresser la carte des lacunes et des capacités au niveau mondial et national comme base pour des améliorations ciblées en matière de préparation et de réponse.
  • Former le personnel humanitaire et les autorités gouvernementales à la planification et à la gestion de programmes éducatifs de qualité dans les situations d'urgence. 
  • Continuer à développer et diffuser des « boîtes à outils » (concernant la planification des programmes d'éducation dans les situations d’urgence, par exemple, ou le respect des normes minimales dans des domaines très variés. 
  • Concevoir et tester une « boîte à outil » pour évaluer rapidement les besoins en matière d’éducation dans une situation d'urgence. 
  • Documenter et évaluer les interventions en matière d’éducation dans une sélection de pays.

 

 

 
Recherche