Éducation de base et égalité des sexes

Dans les zones reculées du Myanmar, l’aide en faveur des écoles victimes du cyclone

Image de l'UNICEF: UNICEF Story Photo
© UNICEF/Myanmar/2008/Myo Thame
À l’école primaire n° 32 de la commune de Hlaing Thar Yar, des élèves de quatrième année participent à la classe, le jour de la réouverture de l’école après les bouleversements causés par le cyclone Nargis. Avant qu’elle soit ouverte à nouveau, l’école était utilisée comme camp de secours provisoire.

Par Joseph Lobosco

NEW YORK, États-Unis, 17 juillet 2008 – Au Myanmar, à la suite du cyclone Nargis, le nombre de déplacés, qui ont quitté leur logement et leur village atteint 1 million de personnes. Ces deux derniers mois, des efforts massifs ont été déployés pour réparer les dégâts causés par la tempête – en particulier dans le delta de l’Irrawaddy, où elle a fait le plus de mal.

Afin d’aider au retour en classe des élèves dont les écoles ont été endommagées ou détruites par la catastrophe, l’UNICEF a livré 1 400 écoles ainsi que des fournitures telles que des tableaux noirs, des manuels, des bureaux et des kits d’« école en boîte ». Là où les bâtiments abritant l’école se sont écroulés, l’UNICEF a fourni des tentes-écoles où les enseignants peuvent faire la classe, dans un environnement sûr, à des élèves à l’abri des dangers et en mesure d’apprendre ce qui est essentiel à la vie quotidienne.

Le fait d’aller en classe peut permettre à ces enfants de retrouver le rythme de la vie normale et d’amorcer plus rapidement leur rétablissement.

L’UNICEF aide également à ce que le retour au travail des enseignants soit assuré. « Nous nous sommes préoccupés des besoins des enseignants touchés par le
cyclone qui ont perdu leur logement », a précisé la responsable de l’éducation de l’UNICEF au Myanmar, Niki Abrishamian.

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© UNICEF/ HQ08-0561/Win Naing
Des enseignants examinent le contenu d’une mallette de jeux fournie par l’UNICEF, dans l’école primaire publique n° 11, à Hlaing Thar Yar, une commune de la division de Yangon (autrefois Rangoon) sud, au Myanmar.

« Un casse-tête logistique »

Un des défis les plus difficiles qui reste à relever, c’est d’atteindre les zones reculées du
Myanmar, qui doivent néanmoins recevoir une aide appropriée. Mme Abrishamian a qualifié l’opération de « casse-tête logistique », mais elle a ajouté qu’il avait été « tout simplement formidable d’acheminer ces tentes-écoles qui pesaient presqu’une tonne par bateau [jusqu’aux villages difficiles à atteindre] et de dresser ces tentes ».

Dans toute la région du delta de l’Irrawaddy, le processus de reconstruction a été progressif. Pour bon nombre de familles touchées par la catastrophe, les sévères épreuves économiques auxquelles les parents sont confrontés risquent de compromettre l’éducation de leurs enfants. À présent, il y a bien des familles qui prennent la décision difficile de retirer leurs enfants de l’école pour qu’ils contribuent aux revenus du foyer.

Selon Mme Abrishamian, cela pourrait avoir une grande incidence sur la fréquentation scolaire et montre la nécessité d’apporter un soutien aux familles ayant des enfants.

Le seul fait d’être présent sur le terrain est important pour l’UNICEF et ses partenaires, a-t-elle dit, de telle sorte que ceux qui ont survécu au cyclone peuvent constater que « des gens pensent à eux et qu’on ne les a pas abandonnés ou laissés livrés à eux-mêmes ».

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© UNICEF/Myanmar/2008/Myo Thame
Au Myanmar, des kits pour les familles, fournis par l’UNICEF, sont acheminés par ferry jusqu’au village de Thingan Gyi, dans la commune de Laputta, de la division d’Ayeyarwaddy.

Retour à la normale en cours à Yangon

Pendant ce temps, à Yangon, l’ancienne capitale du Myanmar, le retour à la normale est entamé. La plupart des débris laissés par le cyclone ont été évacués, et toutes les lignes téléphoniques et électriques ont été réparées.

Le cyclone Nargis focalise encore l’attention des médias du Myanmar – mais cette couverture médiatique qui n’en finit pas a eu un effet salutaire.

« Dans les magazines, même les bandes dessinées concernent le cyclone. Tout est consacré au cyclone », dit Myo Min Aye Win, 18 ans, qui habite Yangon. « La télévision invite les gens à faire des dons et à proposer de l’aide aux habitants de la région du delta. »


 

 

Audio (en anglais)

Juillet 2008 :
Joseph Lobosco, de Radio UNICEF, s’entretient avec la responsable de l’éducation de l’UNICEF au Myanmar, Niki Abrishamian, au sujet de l’opération de réouverture des écoles dans les zones difficiles à atteindre.
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Juillet 2008 :
Myo Min Aye Win, 18 ans, donne à Joseph Lobosco de Radio UNICEF les dernières nouvelles de la reprise, après le cyclone, dans les rues de Yangon (Rangoon).
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