Éducation de base et égalité des sexes

Des écoles adaptées aux enfants aident les jeunes Rwandais à retrouver leur enfance

Image de l'UNICEF
© UNICEF/2008
Des enfants chantent et dansent à l’école Rubingo, l’un des nombreux établissements adaptés aux besoins des enfants qui ont été créés au Rwanda par l’UNICEF et ses partenaires.

Par Stephanie Wang-Breal

NEW YORK, USA, 8 juillet 2008 – Au Rwanda, qui se remet peu à peu du génocide de 1994 mais affronte maintenant la propagation du VIH, l’UNICEF et ses partenaires ont fondé des écoles adaptées aux enfants pour aider les jeunes élèves à découvrir ce qu’une enfance devrait être.

Ces écoles sont ouvertes aux filles comme aux garçons et leur procurent un meilleur environnement d’enseignement et d’apprentissage ainsi que des services de prise en charge et de conseils psychosociaux.

Une étude de l’UNICEF réalisée suite au génocide a montré que 96 pour cent des enfants rwandais avaient été témoins de massacres et que 80 pour cent d’entre eux avaient perdu au moins un membre de leur famille. Le génocide, aggravé par les effets du VIH/SIDA, explique que des centaines de milliers d’enfants se retrouvent orphelins.

Choisir entre le travail et l’école

Une fille rwandaise, Mukarimba, a abandonné l’école parce que sa mère avait besoin d’elle pour travailler à la ferme familiale. Mais ses enseignants sont allés parler à sa mère et ont réussi à la convaincre d’autoriser Mukarimba à retourner à l’école.

« Je conseille à tous les enfants de ne pas laisser la pauvreté saper leur confiance en eux, de ne se pas se décourager et de ne pas arrêter l’école, je leur dis de continuer à étudier », dit Mukarimba.

Bien qu’au Rwanda les taux nets de scolarisation dans le primaire soient parmi les plus élevés d’Afrique, d’importants problèmes demeurent – notamment des taux élevés d’abandon et de redoublement. Les préjugés sexistes jouent également un rôle important en ce qui concerne l’abandon des études. Aujourd’hui, moins de la moitié des filles rwandaises finissent le cycle du primaire.

Quasiment toutes les filles sont scolarisées au début mais elles sont nombreuses à abandonner les cours et elles ont moins de chances de réussir aux examens nationaux que les garçons. C’est souvent parce que,  lorsque les ressources familiales sont peu élevées, les parents envoient leurs garçons, et non pas leurs filles, à l’école.

« Exprimons-nous »

Dans les écoles adaptées aux besoins des enfants, on enseigne aux enfants l’importance de l’égalité des sexes.

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© UNICEF/2008
Des élèves répondent à la question d’un enseignant sur le VIH/SIDA. Le virus a fait périr de nombreux parents et des centaines de milliers d’enfants rwandais se retrouvent orphelins.

Des groupes appelés Clubs Tuseme, élément capital de chacune de ces écoles adaptées aux enfants, s’en prennent explicitement aux préjugés sexistes et donnent aux garçons et aux filles les compétences nécessaires pour dire ce qu’ils pensent en public et offrent aussi un endroit où le faire. Tuseme signifie « Exprimons-nous » en Swahili.

Comme le dit un des garçons d’un Club Tuseme, « Avant, il n’y avait que les filles qui balayaient la classe. Maintenant, on balaie tous ensemble ».

Le succès de ce programme adapté aux enfants a incité le Gouvernement du Rwanda à l’élargir à 400 écoles, et également à appliquer les normes de qualité de ces établissements à  l’ensemble des écoles du pays.


 

 

Vidéo

Juin 2008:
Stéphanie Wang-Breal, correspondante de l’UNICEF, présente l’école Rubingo au Rwanda, où les enfants apprennent ce qu’il faut savoir sur le VIH et le SIDA.
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