Éducation de base et égalité des sexes

Prévention des catastrophes

Image de l'UNICEF
© UNICEF Indonesia/2007/Estey
Après avoir souffert de la violence dans le passé, Sri Rahmadani, 10 ans, trouve maintenant que le trajet à l’école est agréable et sûr.

Prévention des catastrophes et atténuation des risques

De plus en plus, l'UNICEF appuie des initiatives visant à prédire et prévenir les catastrophes naturelles et les conflits civils - et pour que les populations soient mieux préparées, s’ils venaient à se produire. Cette nouvelle focalisation a été provoquée en partie par la dévastation et la perte de vies humaines dues au séisme et au tsunami de décembre 2004 dans l’océan Indien, ainsi que par la catastrophe qu’aurait pu créer la grippe aviaire et l’épidémie de grippe. Dans de nombreux cas, une action mondiale concertée, associée à l’éducation au niveau local, peut contribuer à atténuer les souffrances et à sauver des vies. Par exemple, la communauté internationale coopère intensément en ce moment afin d'établir des systèmes d'alerte avancée pour les tsunamis. Parallèlement, l'UNICEF appuie les efforts qui aideront les gens à réduire les risques et faire face aux urgences si un autre tsunami se produisait ou quand il se produira. Grâce à une éducation fondée sur les compétences utiles à la vie quotidienne dans les écoles, les enfants ne vont pas seulement apprendre ce que les tsunamis sont et quand et où ils sont le plus susceptibles de se produire, mais également ce qu'il faut faire avant, pendant et après un tsunami.

Dans le cas de la grippe aviaire et de la pandémie de grippe, les institutions des Nations Unies ont mis au point un plan de préparation d’ensemble. La responsabilité de l'UNICEF, en gros, consiste à s’occuper de la diffusion d'informations sur la pandémie potentielle, et des mesures à prendre pour éviter sa propagation, par le biais des écoles. On a beaucoup appris à cet égard grâce à l’expérience acquise lors de l’épidémie de SIDA, dans le cadre de laquelle la diffusion d'informations, le renforcement des facteurs de protection et la réduction des facteurs de risque sont devenus les principaux instruments de prévention du VIH. En fait, l'éducation est désormais considérée comme un « vaccin social » contre la propagation de l'épidémie. Des travaux sont actuellement en cours pour l'examen et la révision de l’éducation fondée sur les compétences utiles à la vie quotidienne en vue de promouvoir des programmes de prévention plus efficaces, répondant à la fois aux déterminants spécifiques de comportement et aux forces sociales, économiques et culturelles sous-jacentes.

Aborder les causes sous-jacentes des conflits

L'UNICEF a aujourd’hui d’importants programmes dans quasiment tous les pays affectés par un conflit dans le monde en développement aujourd'hui. Lors de périodes de transitions post-crises, une stratégie clé a consisté à remettre en route la scolarisation pour aider les enfants à affronter les traumatismes subis et à retrouver une certaine normalité dans leur vie. Le cas échéant, des programmes de sensibilisation aux dangers des mines terrestres, notamment des techniques d’adaptation et de protection, sont devenus partie intégrante des programmes de compétences utiles à la vie quotidienne que l'UNICEF cherche à promouvoir. Le paludisme et la sensibilisation au choléra pourraient également en faire partie. L'UNICEF s'attaque aussi aux racines des conflits dans les pays à travers le monde, en commençant chez les enfants dans leurs années de formation. Grâce à des compétences d’« éducation à la paix », les filles et les garçons apprennent à éviter les conflits, intervenir comme médiateurs et régler les différends. Ils examinent également les causes du conflit, les avantages relatifs de la coopération et de la concurrence, et le rôle de la confiance dans de bonnes relations interpersonnelles.


 

 

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