Éducation de base et égalité des sexes

Une jeune fille remplie d’espoir grâce à une école adaptée aux enfants à El Alto, Bolivie

Image de l'UNICEF
© Coca Cola Foundation Bolivia/2006/Cuellar
Non seulement elle est une excellente sportive, mais Mariela Mamani, 12 ans, à gauche, est très bonne à l’école.

Dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde FIFA de football féminin 2007, organisée en Chine en septembre, l’UNICEF et FIFA, fidèle partenaire depuis des années, ont lancé une campagne qui met en lumière le rôle que le sport et des écoles adaptées aux besoins des enfants peuvent jouer pour aider les filles à surmonter les barrières sociales et transformer leurs vies. Voici l’une des histoires dans une série consacrée aux jeunes femmes du monde.

EL ALTO, Bolivie, 6 août 2007 – Mariela Mamani habite à Villa Tunari, l’une des zones les plus surpeuplées d’ El Alto, Bolivie. Dans ces vastes quartiers qui semblent avoir été  pressés dans le sol de la haute plaine, il est facile de se perdre.

Mariela est en cinquième année d’école à l’école no.4 du district d’El Alto, où plus de 2 000 élèves étudient. Malgré le nombre d’élèves, jusqu’à il y a un an, son école n’avait pas d’installations sportives. Récemment, la mise en œuvre du Programme d’écoles adaptées aux enfants, (quelquefois appelées écoles « amies des enfants ») a tout changé. Mariela a découvert que non seulement elle est très bonne à l’école mais aussi que c'est une très bonne sportive.

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© Coca Cola Foundation Bolivia/2006/Cuellar
Mariela joue avec ses cousins chez elle à El Alto.

Des installations scolaires améliorées

« Je ne savais pas jouer mais notre école a construit un terrain de foot et nous a encouragés à faire du sport, dit-elle. J'ai toujours aimé le foot, alors, avec mes amies, on a fait une équipe de foot de filles. On s’est beaucoup entraîné et maintenant nous sommes les championnes de toutes les écoles d’ici ».

Le Programme d’écoles adaptées aux enfants offre du matériel scolaire de meilleure qualité et améliore également les installations de l’école, comme cela a été fait avec le terrain de foot. Le programme est appuyé par l’UNICEF en partenariat avec la municipalité d’El Alto et la Fondation Coca-Cola.

« C’est très difficile d’avoir une école adaptée aux besoins des enfants quand vous avez à peine un toit sur les salles de classe ou des pupitres pour les élèves » fait remarquer Irene Acarapi, une des enseignantes. « Grâce à cette initiative, les autorités s’engagent davantage en notre faveur. Et les parents se mobilisent plus aussi et nous aident à obtenir de meilleurs résultats ».

Surmonter un deuil, retrouver l’espoir

Mariela a remporté une médaille d’or avec son équipe de football, lorsqu’elles ont remporté le championnat et qu’elle a été sacrée meilleure buteuse de son équipe. Mais la vie n’a pas été facile pour Mariela. Il y a deux ans, sa mère est morte des suites d’une longue maladie, aggravée par des difficultés économiques. Elle vit maintenant avec sa tante et son oncle.

Outre la douleur d’être orpheline, Mariela a été séparée de son frère, qui a dû aller vivre chez d’autres parents.

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© Coca Cola Foundation Bolivia/2006/Cuellar
Mariela montre ce qu’elle a de plus précieux, une médaille d’or gagnée lors d’une compétition de foot en salle.

« Ma mère était une très bonne personne », dit Mariela. « On vivait seuls mais elle nous rendait heureux. Maintenant mon petit frère vit quelque part ailleurs et je ne peux plus le voir. Mais je sais qu’il va bien, comme moi ».

La perte de sa mère lui a fait très mal, mais Mariela a réussi à surmonter sa douleur. Elle est heureuse à l’école, où elle a reçu un prix car c’est une des meilleures sportives. Et sa tante et son oncle sont fiers de son carnet de notes.

« Je rêve de devenir une athlète célèbre un jour, dit Mariela, on aimerait bien avoir une académie sportive où l’on pourrait s’entraîner plus. Je m’amuse tellement quand je fais du sport et notre école est une des meilleures ».

Grâce à ces écoles adaptées aux besoins des enfants qui développent la capacité des élèves à jouer et à apprendre, l’avenir de ces enfants de Bolivie s’éclaircit : de nouvelles possibilités s’ouvrent à eux, ce qu’ils méritent amplement.

« J’aime l’école », affirme Mariela avec un grand sourire.


 

 

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