Éducation de base et égalité des sexes

Des cours de rattrapage pour des millions d'enfants palestiniens

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Une élève d’Azzun Atma, en Cisjordanie, ouvre un des cours de rattrapage fournis par l'UNICEF pour l'aider à étudier chez elle.

Anna Ceraldi

AZZUN ATMA, Territoire palestinien occupé, 16 février 2006 – L'enseignement est une lutte quotidienne à Azzun Atma, un village isolé du nord de la Cisjordanie : il n'y a qu'une seule école. L'UNICEF soutient un programme qui forme les enseignants et les parents de toute la Cisjordanie et la bande de Gaza afin qu'ils puissent aider les élèves à étudier chez eux grâce à des cours de rattrapage.

Un millier de Palestiniens, dont de nombreux enfants, habitent à Azzun Atma. L'école accueille près de 400 élèves venant du village et de ses environs.

A l'intérieur des bâtiments scolaires, l'espace est propre et bien ordonné. Des collages éclatants de couleurs décorent les couloirs et les classes.

Mais depuis que l'armée israélienne a installé il y a deux ans un poste de contrôle au pied de la colline où se trouve l'école, des enfants, dont certains ont à peine six ans, ainsi que la plupart des vingt-quatre enseignants sont retardés ou bien n'ont pas l'autorisation de passer. Résultat : les classes ont été retardées ou annulées, ce qui a forcé la directrice à renvoyer ses élèves chez eux.

Depuis trois ans, la directrice travaille avec l'UNICEF pour permettre aux enfants de continuer à apprendre malgré les fermetures de l’école ou les interruptions des cours.

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Soundos Maher, 11 ans, travaille chez elle sur les cours de rattrapage avec sa belle-mère Ramia Abed Al-Fatah.

L'UNICEF a formé des milliers d'enseignants et de parents partout en Cisjordanie et dans la bande de Gaza pour aider les élèves à étudier par leurs propres moyens ou chez eux grâce aux cours de rattrapage.

«Ils sont devenus meilleurs et leurs connaissances se sont étendues. Cela leur a ouvert l'esprit», observe Intisar Taher, un parent d'élève.

Les parents affirment que le programme non seulement contribue à l'éducation de leurs enfants mais aussi rend la communauté plus forte.

Depuis que le programme a débuté, en 2000, plus de 750 000 élèves de l'ensemble de la Cisjordanie et de la bande de Gaza utilisent les cours de rattrapage couvrant des disciplines aussi fondamentales que les mathématiques, les sciences, l'anglais et l'arabe. Le projet est financé par l'Agence canadienne de développement international (ACDI).

La petite Soundos Maher, 11 ans, utilise chez elle les cours de rattrapage depuis trois ans.

Ramia Abed Al-Fatah, sa belle-mère, explique que la formation qu'elle a reçue a joué un rôle capital dans ses résultats scolaires : Soundos a obtenu 18 sur 20 de moyenne, ce qui en a fait la seconde de sa classe.

«Je l'aide à étudier. Je sais quels sont ses besoins à l'école et je peux l'aider», explique Ramia Abed Al-Fatah.

Soundos, qui est en cinquième année d’études, aimerait devenir pédiatre.

L'UNICEF et le Gouvernement canadien ont aussi collaboré avec les responsables du village pour procurer de l'eau potable à l'école et y améliorer les installations sanitaires.


 

 

Vidéo (en anglais)

Décembre 2005 :
le reportage de la correspondante pour l'UNICEF, Anna Ceraldi, sur l'initiative de soutien à l'éducation des jeunes Palestiniens, prise par l'UNICEF et le Gouvernement canadien.

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