Honduras

Le Directeur régional de l'UNICEF écoute les préoccupations de la jeunesse lors d’un rassemblement au Honduras

Image de l'UNICEF
© UNICEF Honduras/2011/González
Une jeune fille partage ses inquiétudes avec le Directeur régional de l'UNICEF pour l’Amérique latine et les Caraïbes pendant une discussion ouverte organisée Tegucigalpa, la capitale du Honduras.

Par Marcos González

TEGUCIGALPA, Honduras 25 juillet 2011- « Les adultes doivent faire encore plus d’efforts pour écouter nos enfants », affirme Bernt Aasen, le Directeur régional de l’UNICEF pour l'Amérique Latine et les Caraïbes, lors d’un rassemblement qui réunissait une cinquantaine d’enfants et d’adolescents au Honduras en mai dernier.

La rencontre a eu lieu dans un centre de Comayagüela avec le but express de mettre en évidence les problèmes quotidiens auxquels sont confontés ses jeunes participants, mais aussi d'écouter leurs suggestions sur la manière de les résoudre. Pendant près de deux heures, le Directeur régional de l'UNICEF qui a écouté les commentaires et les remarques des jeunes gens a pu constater la similarité de leurs préccupations avec celles d'autres jeunes qu'il a pu rencontrer dans d'autres pays de la région comme El Salvador et le Nicaragua.

Une éducation de qualité

l'une des réclamations qui revenait le plus souvent dans la discussion concernait le droit de recevoir une éducation de qualité.

« Il y a des problèmes de quantité et de qualité de l'enseignement dans ce pays », a indiqué un participant. « Nous avons à peine pu suivre quelques cours parce que les professeurs passent leur temps à faire grève. Et dans beaucoup de centres scolaires il n'y a pas de pupitres, ni de tableaux, et encore moins de bibliothèques ». 

Répondant sur ce sujet de l'éducation, Bernt Aasen a demandé aux jeunes rassemblés pourquoi plus des deux-tiers des adolescents au Honduras ne vont pas au Collège d'enseignement général ? « C’est la faute au coût de la vie élevé », a répondu une jeune fille. « Les parents enlèvent leurs enfants de l'école pour les mettre au travail afin qu’ils ramènent un peu d’argent à la maison pour vivre ».

Répondre aux questions de sécurité

Le manque de sécurité dans le pays était l'une des autres préoccupations majeures exprimée par les jeunes participants à la discussion, comme l'a souligné une jeune fille. Elle a fait remarquer que beaucoup d'enfants de son voisinage ne vont pas à l'école par crainte des vols. "Les femmes sont plus en danger et plus vulnérables parce que nous sommes harcellées ou que l'on abuse de nous" a-t-elle dit.

Lack of security in the country was another major concern voiced by those participating in the discussion, as one young girl emphasized. She noted that many children in her neighborhood can’t go to school for fear of being robbed. "Women are more at risk and more vulnerable because we are harassed or abused,” she said.

Le manque de sécurité(titre) dans le pays était une autre préoccupation(entreprise) majeure exprimée par ceux participant dans la discussion, comme une jeune fille a souligné. Elle a noté que beaucoup d'enfants dans son voisinage ne peuvent pas aller à l'école de crainte du vol. « Les femmes sont plus plus vulnérables, plus en danger, parce qu’elles sont harcelées ou que l'on abuse d’elles » a-t-elle dit.

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© UNICEF Honduras/2011/González
Le Directeur régional de l'UNICEF pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Bernt Aasen, écoute les aspirations et les propositions des jeunes honduriens à l'occasion de son passage dans le pays.

« Nous avons besoin que le personnel de sécurité soit plus qualifié et ait une plus grande éthique professionnelle », a proposé un autre jeune homme. « Investissons moins dans les gaz lacrymogènes et plus dans des livres ! »

Répondant sur ce point, Bernt Aasen a préconisé l'organisation d’une table ronde pour échanger avec les forces de sécurité et connaitre leur point de vue sur cette question.

L'accès approprié aux médicaments et à l'eau potable était au nombre des autres questions évoquées lors de la rencontre. Une jeune fille membre du « Réseau des enfants communicants » a déploré le prix élevé de la nourriture et l'eau.

« Ma mère gagne 100 lempiras par jour, soit l'équivalent de 5,3 dollars É.-U., et elle en dépense 60 pour acheter deux gallons d'eau », dit-elle. « Il nous en reste seulement 40 pour nourrir mes quatre frères et moi, pour payer les transports, les médicaments ... c'est impossible on ne peut pas y arriver »

L'engagement de l'UNICEF

Le Directeur régional a conclu la discussion en affirmant son dévouement à l'écoute de leur voix collective et sa volonté d'agir en ce qui concerne leurs inquiétudes.

« Nous nous engageons à ouvrir un nouveau débat entre les représentants du gouvernement et vous, pour qu’ils entendent vos problèmes », a-t-il déclaré. « Vous les jeunes pouvez aider ce pays, mais pour y arriver nous, les adultes, devons investir dans la jeunesse, afin de lui permettre d’accomplir ses rêves dans l'avenir ».


 

 

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