En bref: Djibouti

Dubai Cares et l’UNICEF ont le projet d’améliorer la situation dans les salles de classe de Djibouti

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
L’école primaire Hadj Dideh, à Djibouti, a besoin de réparations urgentes. Elle sera la première à être réhabilitée grâce au soutien de l’UNICEF et de Dubai Cares, qui va aussi s’efforcer de combler l’écart entre filles et garçons.

Par Guy Degen

DJIBOUTI, Djibouti, 31 juillet 2008 – L’école primaire Hadj Dideh est l’une des nombreuses écoles de Djibouti ayant besoin de réparations urgentes. Elle sera également l’une des premières écoles du pays à être réhabilitée grâce à l’aide d’un partenariat de l’UNICEF et de Dubai Cares – une initiative basée dans le Golfe qui a rassemblé un milliard d’USD pour contribuer à l’éducation d’un million d’enfants dans les pays pauvres.

À l’école primaire Hadj Dideh, on peut de moins en moins utiliser les vieilles salles de classe qui tombent en ruines. Les murs sont fissurés et il y a de gros trous dans les plafonds. À la bibliothèque de l’école, les nouveaux livres font cruellement défaut et les installations d’eau et d’assainissement sont en piteux état.

« Les toilettes ne fonctionnent pas, la plomberie ne marche pas. Il y a des excréments partout et les murs ont subi des dégradations, » a raconté Arid Mohamed Salem, 11 ans.

Un meilleur environnement pour apprendre

« Nous voudrions que ça s’améliore, car nos salles de classe ne sont vraiment pas agréables, » a dit la Directrice de l’école, Aïcha Abdillahi Assoweh. « L’environnement de travail ne facilite pas l’éducation des enfants. »

L’UNICEF a commencé par consacrer près de 2 millions d’USD de Dubai Cares au financement de l’éducation à Djibouti. Le projet ne se limite pas à l’amélioration des conditions de vie dans les salles de classe et de la qualité de l’enseignement. Il s’agit aussi de faciliter l’accès aux écoles et de combler l’écart entre garçons et filles.

Bien que près de 130 000 enfants à Djibouti soient en âge d’aller à l’école primaire, des dizaines de milliers ne sont pas scolarisés.

« L’une des stratégies fondamentales pour réduire la pauvreté dans le pays est de donner une éducation aux enfants, » a dit le Représentant de l’UNICEF à Djibouti, Aloys Kamuragiye. « Nous pouvons réussir et les faire sortir de la pauvreté car on leur aura permis d’être en mesure d’améliorer leur pays. »

De nouvelles écoles dans des communautés situées dans des zones reculées

Le programme Dubai Cares construit également de nouvelles écoles pour donner l’opportunité de recevoir une éducation aux enfants vivant dans des communautés rurales de zones reculées.

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Les trois fils du gardien de chèvres Gueda Gadito – Gadito, Barkat et Adou – n’ont jamais été à l’école. Le programme Dubai Cares permet de construire de nouvelles écoles pour des enfants comme eux vivant dans des communautés rurales de zones reculées.

Le village de Karta se situe à environ 75 km de la capitale, Djibouti, et il est peuplé de membres de tribus de pasteurs, les Ado-rassou, une population aux traditions nomades. L’eau est rare et, comme des centaines d’autres, le gardien de chèvres Gueda Gadito et sa famille vivent à présent à Karta, de telles sorte qu’ils ont accès à l’eau acheminée chaque semaine par camion citerne.

Les trois fils de M. Gadito – Gadito, Barkat et Adou – ne sont jamais allés à l’école. Mise à part une mosquée, Karta n’a pas de bâtiments et ne dispose pas de services sociaux. M. Gadito espère que ses fils pourront enfin avoir accès à l’éducation.

Vers l’éducation primaire pour tous

« C’est vraiment incroyable, » a-t-il dit. « Parce que même ici nous avons la radio et nous savons que les gens partout dans le monde acquièrent ce qu’ils ont grâce à l’éducation. C’est important de voir une école ici, dans ma vie, cela va améliorer notre qualité de vie et profiter à mes enfants. »

De nouvelles écoles vont permettre à Djibouti de se rapprocher de l’Objectif du Millénaire pour le développement d’assurer l’éducation primaire pour tous d’ici 2015. Le projet Dubai Cares a le but de fortement augmenter la scolarisation à Djibouti, qui passerait de 66 à 75 pour cent d’ici 2009.

Bientôt, pour beaucoup d’autres enfants tels que Gadito, Barkat et Adou, une nouvelle école et une éducation de qualité vont leur permettre d’exercer leurs droits de base tout en leur offrant une expérience qui change la vie.


 

 

Vidéo (en anglais)

Le correspondant de l’UNICEF, Guy Degen, décrit le partenariat de l’UNICEF avec Dubai Cares pour une éducation de meilleure qualité à Djibouti.
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