Brésil

Le Directeur général de l’UNICEF Anthony Lake rencontre de jeunes Brésiliens et aborde les sujets qui les préoccupent.

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Bruna dos Santos, 17 ans, présente au Directeur général de l’UNICEF Anthony Lake du matériel de communication que des adolescents ont préparé pour les campagnes de prévention du VIH, lors de son voyage récent au Brésil.

RIO DE JANEIRO, Brésil, 9 novembre 2011-  « En vous écoutant présenter les défis que vous, les adolescents, devez relever, il m’apparaît de plus en plus évident que c’est vous, les adolescents, qui êtes les plus à même de trouver de nouvelles solutions », a déclaré le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake, devant un rassemblement de jeunes lors d’une récente visite de quatre jours au Brésil. La visite du Directeur général était axée sur la promotion des droits de l’enfant par le biais du sport et la façon dont la jeunesse brésilienne est en train de se donner les moyens de se prendre en charge pour répondre aux besoins croissants de leurs communautés.

Les adolescents partagent leurs idées

Dans une réunion avec les adolescents et les leaders communautaires à Morro dos Prazeres, une des communautés à faible revenu de Rio de Janeiro, Anthony Lake a écouté attentivement les préoccupations du groupe liées à la santé, à l'éducation et à la violence. La communauté participe activement aux Plateformes pour les centres urbains, une initiative menée par l'UNICEF et ses partenaires pour réduire les inégalités qui affectent la vie des garçons et des filles des zones les plus défavorisées des mégalopoles du Brésil.

Flaviano da Silva Souza, un participant à la réunion, n'a pas caché son enthousiasme quand il a décrit pour Anthony Lake une réalisation importante – l’ouverture d’un centre de santé dans sa communauté au début de l'année.

« Pour commencer, afin de comprendre la réalité de la situation en ce qui concerne la santé dans notre communauté, nous avons réalisé un diagnostic et présenté les résultats aux autorités locales et souligné les besoins non satisfaits de notre population en matière de santé », a expliqué Flaviano. « Je suis vraiment heureux de savoir que ma voix peut faire la différence dans ma communauté ».

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À Morro dos Prazeres au Brésil, des adolescents ont invité le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake, à observer avec eux le processus de cartographie numérique sur les risques écologiques dans les communautés, entièrement mené à bien par des adolescents.

Au cours de la conversation, les adolescents ont également débattu des propositions qu’ils ont faites pour surmonter les obstacles auxquels ils se heurtent dans leur vie quotidienne.

« Nous tenons des réunions et partageons nos idées sur la façon d'améliorer les services de santé, les écoles et l'environnement », a déclaré Bruna Cristina dos Santos Gentil, 17 ans, une des participantes à la réunion. « Nous avons fait des campagnes de prévention du VIH /SIDA nous-mêmes, en partageant du matériel de sensibilisation et en distribuant des préservatifs ».

Cartographie des risques dans la communauté

Après la réunion, Anthony Lake a été invité par Michael, Nayara et d'autres adolescents à observer le processus de cartographie numérique des risques environnementaux dans les communautés de Rio de Janeiro. Cette cartographie est effectuée par des filles et des garçons, en partenariat avec l'UNICEF, le Massachusetts Institute of Technology (MIT), GeoRio, Rio Aguas et la Défense civile.

Les adolescents ont récemment été formés à l’utilisation de « smartphones » équipés de GPS pour la localisation et la cartographie sur site, et à l’utilisation d’un cerf-volant ou d’un ballon équipé d’un appareil photo pour prendre des photos aériennes. La méthodologie permet la cartographie des aspects spécifiques de chaque communauté, comme des problèmes d'assainissement, les dangers posés par certaines infrastructures, les obstacles à l'évacuation des populations, et les activités de préservation de l'environnement menées par les communautés.

Dans un terrain vague, situé à Morro dos Prazeres, Michael et ses camarades ont montré à Anthony Lake comment les adolescents se servaient du cerf-volant et de la caméra. « Les photos que nous prenons de là-haut nous permettent d'aider la Défense civile à identifier les zones et les situations de risque dans notre collectivité », explique Michael.

Un engagement de classe

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Patricia Amorim, la présidente du club de Flamengo, et le Directeur général de l’UNICEF Anthony Lake présentent le premier maillot de Flamengo orné du logo de l’UNICEF et un t-shirt UNICEF spécial, avec le nom de l’engagement signé par l’équipe à Rio de Janeiro, Brésil.

Autre moment fort de la visite d'Anthony Lake, le lancement du partenariat entre l’UNICEF et Flamengo, un club de sports fort de quelque 40 millions de supporters.

Le partenariat a été annoncé au cours d’un événement organisé au siège de Flamengo à Rio de Janeiro, auquel ont participé la présidente de Flamengo, Patricia Amorim et le vice-président de la durabilité du Groupe ABC, Beto Pires Ferreira.

Cet engagement sert de cadre de travail aux initiatives menées par Flamengo pour renforcer la responsabilité sociale du club, avec l’appui de l’UNICEF.

« Nous adopterons des pratiques de responsabilité sociale qui protègent les droits des enfants et des adolescents, a déclaré Patricia Amorim. J'espère que d'autres clubs sportifs suivront notre exemple et signeront l’engagement « Mon équipe a la classe ».

Symbole de l'engagement du club, le logo de l'UNICEF sera désormais affiché sur le maillot des joueurs de foot.

« Les yeux du monde seront sur le Brésil lors de la Coupe du Monde de 2014 et les Jeux olympiques et para olympiques en 2016 », a fait valoir Anthony Lake lors du lancement de l’initiative. « Et maintenant, grâce à la vision et à l'engagement du Club sportif de Flamengo, les succès du Brésil ne se mesureront pas seulement en buts et en médailles. On y inclura aussi la réalisation du droit de chaque fille et de chaque garçon à jouer dans un environnement sûr et ouvert à tous ».


 

 

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