Brésil

Au Brésil, le football aide les filles à oublier leur exploitation

Image de l'UNICEF
© UNICEF Brazil/2007/Versiani
Au Brésil, des filles jouent au football dans le cadre d’un programme parrainé par l’UNICEF destiné à leur permettre de surmonter les barrières sociales

Dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde FIFA de football féminin 2007, organisée en Chine en septembre, l'UNICEF et FIFA, fidèle partenaire depuis des années, ont lancé une campagne qui met en lumière le rôle que le sport et des écoles adaptées aux besoins des enfants peuvent jouer pour aider les filles à surmonter les barrières sociales et transformer leurs vies. Voici l'une des histoires dans une série consacrée aux jeunes femmes du monde.

OLINDA, Brésil, 31 août 2007 – Depuis 14 ans, UNICEF Brésil a soutenu le programme Environnement et Citoyenneté ici dans la ville d’Olinda. Développé par les autorités locales, le programme offre des activités liées au sport et à la musique aux filles et aux garçons qui ont eu à subir le travail des enfants ou sont menacés d’être exploités.

Environ 1 500 enfants participent actuellement au programme, la moitié approximativement étant des filles. Beaucoup de ces jeunes tiraient précédemment leur subsistance d’un dépôt d’ordures d’Olinda.

Travaillant en collaboration avec le programme brésilien Seconde Partie qui organise des activités sportives pour les enfants après l’école, le programme Environnement et Citoyenneté donner la possibilité de participer à des activités de musique, de danse et de football. Les participants reçoivent une aide financière grâce au programme brésilien destiné à éliminer le travail des enfants.

«Les garçons veulent le terrain de jeu»

Vanessa da Silva Oliveira, 14 ans, un ex-enfant travailleur, est l’une des filles qui participe aux activités de danse. Et, comme elle a été formée par un entraîneur du programme Environnement et Citoyenneté, elle est également une des joueuses de l’équipe de foot de filles d’Olinda.
Au début, Vannessa devait lutter contre la discrimination que lui faisaient subir les garçons. «Les garçons veulent le terrain de jeu pour eux seuls », dit-elle.
Cependant, grâce à ses efforts quotidiens et à sa détermination, elle est en train de prouver que les filles sont aussi capables de marquer des buts.

La vie dans les rues

La mère biologique de Vanessa voulait l’abandonner quand elle est née mais c’est sa grand-mère qui l’a recueillie. Ensuite, sa mère a été assassinée et, aujourd’hui, Vanessa n’a pas vu son père depuis très longtemps.

«J’avais l’habitude de vendre de épingles à cheveux, se souvient-elle de son ancienne vie dans les rues. Parfois, je prenais l’argent et je le dépensais entièrement en achetant des hamburgers, des hot-dogs et des choses à grignoter. Ces jours-là, je ne rentrais pas chez moi pour que ma grand-mère ne me gronde pas.»

En lançant le ballon, pourtant, Vanessa est capable d’oublier tout cela....


 

 

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