Éducation de base et égalité des sexes

 

Malala Yousafzai : « Ils pensaient qu’une balle nous ferait taire, mais ils ont échoué »

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2013-0392/Markisz
Malala Yousafzai addresses the United Nations Youth Assembly on Malala Day, 12 July. Behind her is United Nations Secretary-General Ban Ki-moon.

Par Chris Niles

Le 12 juillet a été décrété Journée de Malala, en l'honneur du courage et de l'engagement de Malala Yousafzai pour l'éducation. La jeune femme de 16 ans s’est adressée à l'Assemblée des Nations Unies pour la Jeunesse avec un message exhortant à la force, au pardon et à la compassion - et soulignant le pouvoir de l'éducation.

Voir le discours de Malala (UN Web TV)

NEW YORK, États-Unis d'Amérique, le 12 juillet 2013 – Les Nations Unies ont organisé le 12 juillet une fête d'anniversaire très spéciale.

Malala Yousafzai, qui a été touchée par balle à la tête par un extrémiste taliban en rentrant de l’école en octobre dernier, a eu 16 ans.

Gordon Brown, Envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale, a nommé  le 12 juillet la Journée de Malala en l'honneur du courage et de l'engagement de cette jeune femme pakistanaise pour l'éducation.

« Vous êtes une source d'inspiration pour nous tous. Vous nous poussez à nous dépasser. Permettez-moi de vous répéter les mots que les talibans auraient voulu que vous n’entendiez jamais : joyeux seizième anniversaire, Malala », a déclaré M. Brown à Malala Yousafzai.

La Journée de Malala a rassemblé des centaines de jeunes leaders qui travaillent à travers le monde entier pour que tous les enfants, surtout les filles, puissent aller à l'école d'ici 2015.

Cet évènement était le premier où Malala parlait publiquement depuis l’attentat à sa vie.  

Arborant un châle ayant appartenu à Benazir Bhutto, Première ministre pakistanaise assassinée, Malala a parlé de pardon et de compassion, même envers les personnes ayant tenté de l'assassiner.

« Ils pensaient qu’une balle allait nous faire taire, mais ils ont échoué. Rien n'a changé dans ma vie, sauf ceci : mes faiblesses, ma peur et mon désespoir sont morts, et à la place, la force, la puissance et le courage sont nés », a-t-elle dit.

Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a déclaré que, en tirant sur Malala, les extrémistes ont montré ce qu'ils redoutaient le plus - une fille allant à l'école.

« Vous n'êtes pas seule, a-t-il dit à Malala. Nous sommes tous avec vous pour partager votre journée spéciale. »

Malala a parlé du droit de chaque enfant à l'éducation et de ceux l’ayant inspirée dans sa philosophie de changement non-violent, dont ses parents, présents dans le public, ainsi que les dirigeants des droits civiques tels que Martin Luther King et Nelson Mandela.

« Nous avons compris l'importance des stylos et livres quand nous avons vu les armes. Les extrémistes ont peur des livres et des stylos. Le pouvoir de l'éducation leur fait peur », a-t-elle dit.

Son discours a été interrompu à plusieurs reprises par des applaudissements spontanés.

Malala a dit qu'elle continuerait à parler pour les « autres Malalas » dont les voix ne sont pas entendues. Et elle a exhorté tout le monde, partout, à chercher à faire respecter leurs droits.

« Personne ne peut nous arrêter, nous hausserons la voix pour nos que nos droits soient respectés. A travers notre voix, nous apporterons des changements », a-t-elle dit.


 

 

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