Éducation de base et égalité des sexes

 

Des voix de jeunes se font entendre à l’ouverture de la Commission de la condition de la femme

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© UNICEF video
Quilinta Nepaul, 17 ans, vient de l'Afrique du Sud. Elle a parlé à l'ouverture de la session de la Commission de la condition de la femme et a demandé que les voix des jeunes soient entendus.

Par Rachel Bonham Carter

NEW YORK, États-Unis, 26 février 2007 – La 51ème session de la Commission de la condition de la femme s’est ouverte ce matin au siège des Nations Unies à New York, ce qui marque le début de deux semaines de discussions et d’événements dans la préparation de la Journée internationale de la femme.

Lors des déclarations d’ouverture, une jeune Sud-africaine de 17 ans, Quilinta Nepaul, a demandé que des voix de jeunes puissent se faire entendre dans les débats.

« La Commission sait que vous [les jeunes] constituez une partie de la solution », a déclaré la Présidente, Son Excellence Carmen María Gallardo, d’El Salvador, en présentant Quilinta qui s’apprêtait à parler à propos du thème majeur de la session – l’élimination de toutes formes de discrimination et de violence dont les filles sont victimes.

Les recommandations des jeunes !

Quilinta a saisi cette occasion pour faire partager l’opinion et les recommandations de plus de 1 300 jeunes venus de 59 pays, réunies dans un nouveau rapport « Le moment est venu de nous écouter ! » Elle a demandé à la Commission de prendre soigneusement en considération les conclusions du rapport, qui sont le fruit d’enquêtes et de groupes de réflexion ayant travaillé ces trois derniers mois sur la question de mettre fin à la discrimination et à la violence contre les filles.

« L’enquête arrive à la conclusion essentielle que des lois non écrites exercent encore un pouvoir incroyable », a dit Quilinta. « Beaucoup de pratiques culturelles sont responsables de la violation des droits des filles. Les pratiques les plus souvent mentionnées dans ce rapport sont la dot et l’achat de l’épouse, les mariages d’enfants et les mariages forcés, la préférence pour les fils, le « machisme » et la charge de travail assumée par les femmes ”

Parmi les recommandations adressées par les jeunes aux gouvernements, figurent notamment :

  • l’investissement dans l’accès à l’éducation pour les filles et une amélioration de cet accès
  • le respect et l’application des lois qui protègent les filles
  • la publication dans les médias de messages favorables à la parité des sexes
  • le renforcement de la capacité des dirigeants locaux à identifier et protéger les filles « invisibles »
  • l’appui aux organisations communautaires dans leur travail en faveur de la parité des sexes
  • l’appui aux groupes de jeunes et aux réseaux de pair à pair.

« Notre rapport montre que les enfants ont des opinions bien définies sur la façon dont nous voulons orienter notre avenir » a précisé Quilinta. « Le moment est venu de nous écouter et d’agir ».

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Les participants à l'ouverture de la 51e session de la Commission de la condition de la femme.

« Le meilleur investissement »

Plusieurs centaines de représentants de gouvernements, d’organisations non gouvernementales, d’institutions des Nations Unies et de la société civile ont assisté à l’ouverture de la 51ème session de la Commission. Ils ont été accueillis par la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Mme Asha-Rose Migiro.

« Pendant les soixante dernières années, la contribution de cette Commission en faveur de l’amélioration de la vie des femmes et des filles dans le monde entier a été remarquable », a dit Mme Migiro, ajoutant que, malgré les progrès réalisés pour mettre fin à la discrimination selon les sexes, il restait un long chemin à parcourir.

Mme Migiro a félicité l’UNICEF pour son rapport phare sur la Situation des enfants dans le monde 2007, « Femmes et enfants : le double dividende de l’égalité des sexes ». Elle a apprécié que ce rapport souligne tout l’intérêt des droits des femmes et explique que « les investissements réalisés en faveur des femmes et des filles étaient ceux qui rapportaient le plus ». 

La Directrice générale de l’UNICEF, Mme Ann M. Veneman, s’est également adressée à la Commission grâce à un message vidéo enregistré.

Outre les déclaration faites à l’ouverture par Quilinta, deux autres jeunes femmes – Chinyanta Chimba, 17 ans, de la Zambie, et Vanessa Arevalu, 15 ans, du Pérou – effectuent des présentations lors de tables rondes de haut niveau organisées cet après-midi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Vidéo (en anglais)

26 février 2007 :
Regardez la vidéo où la Directrice générale de l’UNICEF, Mme Ann M. Veneman, s’adresse à la Commission de la condition de la femme, lors de la 51ème Session de la Commission.
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26 février 2007 :
Chinyanta Chimba, 17 ans, de la Zambie décrit le soutien disponible pour les filles dans sa ville et pourquoi c'est important.
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26 février 2007 :
Vanessa Arevalu, 15 ans, du Pérou discute de la situation des femmes et des filles dans son pays.
 VIDEO  haut | bas

26 février 2007 :
La Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Mme Asha-Rose Migiro ouvre la 51e session de la Commission de la condition de la femme.
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26 février 2007 :
La première dame du Burkina Faso, Chantal Compaore, parle des conséquences ravageuses de l'excision.
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