La Convention relative aux droits de l’enfant

Nos réussites

Image de l'UNICEF
Audrey Cheynut de Monaco a pris la parole durant la Session extraordinaire consacrée aux enfants en 2002. C’était la première fois dans l’histoire que des enfants s’adressaient à l’Assemblée générale.

La réalisation et la protection des droits des enfants ont davantage progressé dans les années qui ont suivi l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant que pendant toute autre période comparable de l’histoire de l’humanité, et ces droits occupent aujourd’hui une place plus importante que jamais parmi les préoccupations publiques et politiques. Les plus grands succès remportés en matière des droits de l’enfant sont :

  • Dans tous les coins du monde, des institutions, des structures, des programmes et des mesures qui visent spécifiquement à promouvoir les droits de l’enfant ont été mis en place. Les ONG et d’autres acteurs de la société civile se sont révélé être des forces capables de mettre leur créativité au service des droits de l’enfant.
  • Une refonte systématique de la législation dans un sens favorable aux droits de l’enfant a souvent découlé de l’examen de la législation nationale prévu dans le processus d’établissement des rapports sur l’application de la Convention. Ce processus a aussi permis de donner aux États une motivation renouvelée pour atteindre les objectifs liés à la survie et au développement de l’enfant.
  • Les États ont commencé à réagir face au caractère extrême de la violence, de l’exploitation, des mauvais traitements et de l’abandon qui sont le lot de millions d’enfants. Le principe selon lequel les enfants doivent être protégés contre « toutes les formes de violence physique et mentale » a fait naître un nouvel espoir de réduire les nombreuses formes de violence infligées aux enfants par des adultes.
  • Le principe de non-discrimination inscrit dans la Convention a convaincu les États de mieux garantir et protéger les droits des enfants oubliés et invisibles—les enfants réfugiés, placés en institutions, qui travaillent ou sont exploités d’une autre façon, qui vivent ou travaillent dans la rue, et qui ont été achetés et vendus dans un pays étranger.
  • Les États ont dû s’assurer que leur définition de l’enfance était compatible avec les normes énoncées dans la Convention relative aux droits de l’enfant.
  • Les États ont instauré des systèmes de justice séparés pour les mineurs qui donnent la priorité à la réinsertion dans la société et évitent—dans toute la mesure du possible—de criminaliser les enfants et de les incarcérer.
  • Des progrès ont été faits pour s’assurer que les opinions des enfants sont entendues et prises en compte—dans la famille, dans la communauté et au sein de l’État—au moment de prendre des mesures, de formuler des politiques et d’évaluer les résultats.

Les défis à relever

Toutefois, il reste beaucoup à faire avant que tous les enfants puissent exercer tous leurs droits. Dans les pays en développement, beaucoup d’enfants, dont une majorité de filles, ne sont pas inscrits à l’école primaire. Des millions d’autres souffrent de malnutrition aiguë ou modérée ou meurent chaque année de causes que l’on pourrait facilement éviter. Plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à de l’eau salubre. Les systèmes de justice juvénile sont de plus en plus répressifs. Beaucoup d’enfants non désirés se morfondent dans des orphelinats ou autres institutions, sans éducation ni soins de santé adéquats. Des centaines de millions d’enfants travaillent sous une forme ou une autre. Les conflits armés dans le monde entier continuent d’abréger et de détruire la vie de millions de jeunes. Des centaines de milliers d’enfants sont encore enrôlés dans les armées nationales.

Les vies de millions d’enfants seront affectées si les obligations définies aux termes de la Convention relative aux droits de l’enfant ne sont pas respectées.


 

 

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