Santé

L'UNICEF lance son principal rapport sur la santé maternelle et néonatale

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© UNICEF Afrique du Sud /2009
Ann M. Veneman, Directrice générale de l'UNICEF au lancement du rapport « La Situation des enfants dans le monde 2009 » à Johannesburg, Afrique du Sud.

Par Elizabeth Kiem

NEW YORK, Etats-Unis, 15 janvier 2009 - Le fleuron des publications de l'UNICEF, « La Situation des enfants dans le monde 2009 » - lancé aujourd'hui en Afrique du Sud - examine la question de la mortalité maternelle, un des problèmes les plus difficiles à résoudre dans le domaine du développement.

Les femmes des pays les moins avancés du monde risquent 300 fois plus de mourir en couches ou de complications liées à leur grossesse que les femmes des pays développés, constate le dernier rapport sur La Situation des enfants dans le monde.

« Chaque année, plus d'un demi million de femmes meurent suites à leur grossesse ou de complications à l'accouchement, y compris environ 70 000 jeunes filles et  jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans, »  a déclaré la Directrice générale de  l'UNICEF, Mme Ann M. Veneman, au cours du lancement du rapport à Johannesburg. « Depuis 1990, les complications liées à la grossesse et à l'accouchement ont tué environ 10 millions de femmes. »

La santé de ces mères est intrinsèquement liée à la santé de leurs bébés, souligne le nouveau rapport. Un enfant né dans un pays en développement a 14 fois plus de chance de mourir pendant le premier mois de vie qu'un enfant né dans un pays développé.

le fossé le plus profond au monde en matière de santé
« La Situation des enfants dans le monde » met également en évidence la différence entre les risques courus par les femme enceintes des pays en développement et les femmes enceintes dans le monde industrialisé - un écart souvent  désigné comme « le fossé le plus profond au monde en matière de santé ».

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La ministre de la Santé d'Afrique du Sud, Mme Barbara Hogan, parle du rôle de l'éducation pour sauver la vie des mères et de leurs nourrissons.

Les dix pays où le risque de décès maternel sur une vie entière est le plus élevé sont le Niger, l'Afghanistan, la Sierra Leone, le Tchad, l'Angola, le Libéria, la Somalie, la République démocratique du Congo, la Guinée-Bissau et le Mali. Dans ces pays, le risque de décès maternel sur une vie entière va de 1 sur 7 au Niger à 1 sur 15 au Mali.

Le contraste est frappant avec le risque couru par les mères des États-Unis, où il est de 1 sur 4800 ou d'Irlande, où il n'est que de 1 sur 48 000.

L'éducation sauve des vies
La ministre de la Santé d'Afrique du Sud, Mme Barbara Hogan, a rejoint Mme Veneman, citant l'impact d'e l'éducation et du statut social de femme sur la santé maternelle et néonatale - particulièrement dans le cas de jeunes mères.

« Si les jeunes filles ne vont pas à l'école, elles sont plus vulnérables. Il ne s'agit pas simplement d'une question de santé; mais bien du statut des jeunes femmes et des filles, » a-t-elle dit.

« Sauver la vie des mères et de leurs nouveau-nés exige que l'on aille au-delà d'une simple intervention médicale, a fait valoir Mme Veneman, l'éducation des filles joue un rôle capital dans l'amélioration de la santé maternelle et néonatale et elle a aussi des retombées bénéfiques sur les familles et les sociétés entières ».

En réponse aux questions pendant le lancement du rapport, Mme Veneman a également fait des remarques sur l'action de l'UNICEF face à la crise actuelle dans la Bande de Gaza.


 

 

Vidéo

Frédéric Pfisterer, correspondant de l'UNICEF, présente un reportage sur la nécessité d'investir dans la santé maternelle et néonatale.
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Vidéo (en anglais)

15 janvier 2009 : Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l'UNICEF  lance le rapport La Situation des enfants dans le monde 2009 en Afrique du Sud..
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