Survie et développement de l’enfant

La Situation des enfants en Afrique préconise une action concertée en faveur de la survie de l’enfant

Image de l'UNICEF
© UNICEF/HQ06-0197/Kamber
Une fillette se cache derrière la porte de sa maison dans le district de Tadjoura ravagé par la sécheresse, à Djibouti. Dans La Situation des enfants en Afrique, l’UNICEF déclare que la survie de l’enfant en Afrique doit avoir impérativement la priorité partout dans le monde.

Par Mihoko Nakagawa

YOKOHAMA, Japon, 28 mai 2008 – Le lancement mondial du rapport de l’UNICEF sur La Situation des enfants en Afrique 2008 : La survie de l’enfant» s’est déroulé à Yokohama City, Japon, à l’occasion de la Quatrième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD IV).

Le lancement du tout premier rapport jamais publié sur ce sujet a eu lieu sous la houlette de S.E. Ellen Johnson Sirleaf, Présidente de la République du Libéria; S.E. le Président Jakaya Kikwete, Président de la République-Unie de Tanzanie et Président de l’Union africaine; et S.E. Itsunori Onodera, premier Vice-Ministre des Affaires étrangères du Japon.

Étaient également présents la Directrice générale de l’UNICEF, Mme Ann M. Veneman, l’Ambassadeur itinérant Youssou N’Dour et le Vice-Président de la Banque mondiale pour la Région Afrique, M. Obiageli Ezekwesili.

Survie de l’enfant en Afrique

Chaque année, près de 10 millions d’enfants meurent avant leur cinquième anniversaire, et la moitié de ces décès surviennent en Afrique, a souligné Mme  Veneman.

En Afrique subsaharienne, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans a régressé de 14 % entre 1990 et 2006. Cependant, l’Afrique subsaharienne, une région dans laquelle un enfant sur six meurt avant son cinquième anniversaire, reste l’endroit du monde où il est le plus difficile pour un enfant de survivre.

« Les chiffres le prouvent, de nombreux enfants en Afrique meurent de maladies évitables comme le paludisme, la diarrhée ou les infections aiguës des voies respiratoires, » a indiqué Mme Sirleaf. « Il reste donc encore beaucoup à faire pour atteindre les Objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le développement » – les OMD qui portent sur la réduction de la mortalité infantile et l’amélioration de la santé maternelle.

« Pour les enfants, nous voulons que l’Afrique soit le meilleur endroit pour entrer dans la vie, » a déclaré M. Kikwete.

Une action ancrée dans les faits

En 2006, le nombre total de décès annuels d’enfants de moins de 5 ans est tombé à 9,7 millions, soit un recul de 60 % du taux de mortalité infantile depuis 1960. Cette réduction rapide de la mortalité infantile partout dans le monde s’explique par plusieurs facteurs : stratégies solides, ressources adéquates, engagement politique et large collaboration.

Plusieurs pays d’Afrique affichent déjà des progrès importants, y compris certains des pays les moins avancés de la planète. Par exemple, l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie ont vu récemment leurs taux de mortalité infantile reculer d’au moins 45 %, tandis que l’Érythrée, l’Éthiopie, le Malawi et le Mozambique affichent un recul de 40 %, voire davantage.

Les services et pratiques essentiels nécessaires pour éviter des décès d’enfants sont bien connus.

Les interventions sanitaires communautaires et intégrées doivent être élargies, a affirmé Mme Veneman. Ce train de mesures comprend les interventions qui permettent de sauver des vies comme la vaccination, l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, les suppléments en vitamine A et la sensibilisation des mères à l’importance de l’allaitement exclusif au sein et d’une bonne hygiène.

Aller de l’avant avec nos partenaires

Dans son rapport sur La Situation des enfants en Afrique 2008, l’UNICEF demande à toutes les parties prenantes – gouvernements, organismes internationaux, organisations non gouvernementales, communautés et secteur privé – de s’unir derrière la cause de la survie de l’enfant. 

« Le grand public a une certaine responsabilité. Nous devons tous réagir pour atteindre ces objectifs, » a estimé M. N’Dour.

« La communauté internationale doit soutenir les efforts en faveur de la survie de l’enfant, » a ajouté M. Onodera.

En partenariat avec l’UNICEF et d’autres institutions, le Gouvernement japonais soutiendra les interventions sanitaires telles que la vaccination et la fourniture de vitamine A afin de sauver  quelque 400 000 jeunes vies au cours des cinq prochaines années. 

Comme l’a proclamé Mme Veneman, la survie de l’enfant en Afrique doit devenir impérativement une priorité partout dans le monde. À tout juste sept ans de la date butoir de 2015 pour réaliser les OMD, a-t-elle ajouté, il faut accélérer les progrès.


 

 

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