Survie et développement de l’enfant

Les dirigeants de la communauté internationale renforcent la lutte contre la mortalité infantile

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Appel à l’action de (à partir de la gauche) : le Président de l’Afghanistan, Hamid Karzai, le Président de Madagascar, Marc Ravalomanana, Sa Majesté la Reine Rania Al-Abdullah de Jordanie, le Premier Ministre norvégien, Jens Stoltenberg ; l’enfant militante Aminata Palmer, de la Sierra Leone et la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman.

Par Jane O’Brien

NEW YORK, États-Unis, 18 septembre 2006 – Les dirigeants de la communauté internationale se sont réunis aujourd’hui à New York pour donner une nouvelle impulsion aux efforts accomplis pour sauver la vie des quelque 10,5 millions d’enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année, la plupart de causes évitables.

Le Symposium sur la survie de l’enfant – organisé par l’UNICEF, le journal médical The Lancet et le Gouvernement norvégien – a rassemblé des experts et des responsables politiques au siège de l’UNICEF.

La Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, a déclaré que l’Objectif du Millénaire pour le développement no.4, celui qui consiste à réduire la mortalité infantile des deux tiers d’ici à 2015, était réalisable, mais elle a prévenu qu’il restait encore un long chemin à parcourir.

« Sept pays seulement sont bien partis pour atteindre l’OMD 4 », a-t-elle indiqué. « Ils sont trente-neuf autres à avoir effectué des progrès insuffisants ou à ne pas avoir progressé du tout. On compte quatorze pays qui en fait ont vu augmenter leur taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, beaucoup d’entre eux étant affectés par des conflits ou par une forte incidence de cas de VIH et de SIDA ».

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La Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, présente les conclusions d’une enquête menée par l’UNICEF et l’OMS sur la pneumonie, qui tue plus d’enfants de moins de cinq ans que le SIDA, la malaria et la rougeole combinés.

Des causes évitables

La pneumonie, la rougeole, le paludisme et la diarrhée sont responsables de la majeure partie de la mortalité infantile, et pourtant l’issue mortelle de ces maladies est toujours évitable. Le Président d’Afghanistan, Hamid Karzai, l’un des principaux orateurs, a dit que son pays, où un enfant sur cinq meurt avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans, est celui ayant le deuxième pire taux de mortalité infantile du monde. 

« Les maladies qui viennent d’être mentionnées sont bel et bien la cause de soixante pour cent de la mortalité infantile dans mon pays », a-t-il précisé. « La diarrhée et ces autres maladies sont faciles à diagnostiquer, à soigner et à éviter ».

Le Président Karzai a déclaré que l’insécurité qui persiste en Afghanistan était directement liée à l’augmentation des cas de polio dans les 12 derniers mois, les agents sanitaires étant dans l’impossibilité de vacciner les enfants dans les secteurs du pays qui ne sont pas sûrs.

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Le Président de l’Afghanistan, Hamid Karzai, prend la parole lors du Symposium de haut niveau sur la mortalité infantile. Un enfant afghan sur cinq meurt avant d’atteindre l’âge de cinq ans.

Recentrer les efforts

D’autres orateurs ont appelé à une augmentation de l’investissement en vaccins et en services pédiatriques. La Norvège a promis un montant total de 1,3 milliard de dollars pour atteindre l’OMD 4 d’ici 2015. Et Sa Majesté la Reine Rania Al-Abdullah de Jordanie a rappelé qu’il était crucial de disposer de sommes plus importantes.

« Une étude effectuée par l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé a montré qu’environ 1 milliard de dollars par an de plus permettrait de sauver 10 millions de vies d’ici à 2015, grâce à la vaccination des enfants et des femmes », a-t-elle indiqué.

« Ce milliard de dollars est à comparer aux 300 milliards de dollars que le monde affecte aux subventions agricoles et aux 900 milliards de dollars consacrés aux dépenses militaires chaque année », a poursuivi la Reine Rania. « Nous pouvons sûrement nous permettre d’accorder 1 milliard de dollars pour sauver 10 millions de vies, non ? »

Le symposium s’est achevé sur une table ronde appelant à une plus large mise en œuvre des stratégies efficaces de survie de l’enfant. Ce symposium avait aussi pour but d’approfondir les connaissances, d’encourager à l’optimisme et de recentrer les efforts en vue de réduire la mortalité infantile.

Les participants ont dit qu’il était extrêmement important d’obtenir un succès – non seulement parce que des vies d’enfants sont en jeu mais parce que l’OMD 4 constitue le test décisif pour tous les autres Objectifs du Millénaire pour le développement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Vidéo (en anglais)

18 septembre 2006 :
la correspondante de l’UNICEF, Jane O’Brien, présente les nouveaux efforts déployés pour sauver la vie des 10,5 millions d’enfants qui meurent chaque année, dans la plupart des cas de cause évitable.
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Vidéo (en anglais)


19 septembre 2006:
La jeune activiste de Sierra Leone Aminata Palmer, 11 ans, parle du rôle des jeunes dans la promotion de la survie de l'enfant.
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18 septembre 2006:
Le Président de l'Afghanistan, Hamid Karzai, explique que le passé de guerre de son pays a causé une grande souffrrance parmis les enfants.
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18 septembre 2006:
LE Président de Madagascar, Marc Ravalomanana, parle d'une campagne nationale de vaccination qui a aidé à diminuer la mortalité infantile.
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18 septembre 2006 :
le Premier Ministre norvégien, Jens Stoltenberg, décrit la situation désespérée de millions d’enfants et l’action de son pays en leur faveur.
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18 septembre 2006 :
la Reine Rania de Jordanie déclare que la communauté internationale doit accorder la priorité aux investissements qui permettront de sauver les enfants.
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