Survie et développement de l’enfant

Un nouveau partenariat mondial pour obtenir une réduction importante des taux de mortalité maternelle et infantile

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La Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, a accueilli lundi au siège de l’UNICEF d’importants défenseurs de la cause des femmes et des enfants à l’occasion du lancement du Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant.

Par Rachel Bonham Carter

NEW YORK, 12 septembre 2005 – La Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, a accueilli aujourd’hui d’importants défenseurs de la cause des femmes et des enfants au siège de l’UNICEF à l’occasion du lancement du Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant.

Le lancement de ce partenariat contribuera à attirer l’attention de la communauté internationale sur des questions cruciales pour la santé des femmes et des enfants au moment même où des dirigeants du monde entier participent à New York au Sommet mondial des Nations Unies.

Ce partenariat a été formé pour accélérer les progrès vers les Objectifs du Millénaire pour le développement 4 et 5, qui consistent à obtenir une réduction importante des taux de mortalité infantile et maternelle d’ici 2015. Chaque année, plus d’un demi-million de femmes meurent pendant leur grossesse et 10,6 millions d’enfants meurent avant l’âge de 5 ans.

« En ce moment historique où les dirigeants du monde entier se rassemblent pour évaluer les progrès accomplis vers les Objectifs du Millénaire pour le développement, nous savons déjà que d’importants défis restent à relever », a déclaré Mme Veneman en ouvrant la réunion. « Il nous reste dix ans pour atteindre ces objectifs et nous savons bien que jamais les partenariats n’ont été aussi importants. »

« Pour accélérer les progrès accomplis, il nous faut intégrer nos efforts sur le plan mondial, national et sur celui des collectivités. »

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Une mère et son bébé à la maternité de l’hôpital Charoenkrung Pracharak, en Thaïlande. Un des objectifs du Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant est d’obtenir une réduction importante des taux de mortalité infantile et materne

La réunion

Au cours de son discours d’ouverture, Alpha Oumar Konaré, Président de l’Union africaine, a souligné que la vie de 7 millions de femmes et d’enfants pourrait être sauvée chaque année en améliorant l’accès aux services de santé et en multipliant des interventions peu coûteuses et efficaces, telles que la promotion et le soutien à l’allaitement exclusif au sein, la prévention du paludisme et le dépistage précoce des maladies.

Mme Nane Annan, l’épouse du Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, a insisté sur l’importance de ce partenariat pour les femmes et les enfants, à la lumière d’un voyage récent en compagnie du Secrétaire général pour rendre visite aux familles victimes de la crise alimentaire au Niger.

Les personnes qui se sont exprimées à la réunion étaient présentées par M. Riz Khan, ex-présentateur de la chaîne de télévision CNN. M. Khan a animé une table-ronde ouverte aux questions de l’auditoire et dont les participants comprenaient : Ann M. Veneman, Directrice générale de l’UNICEF; Mary Robinson, ex-Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme; Joy Phumaphi, Directrice générale adjointe de l’Organisation mondiale de la Santé; Omotayo R. Olaniyan, Observateur permanent de l’Union africaine auprès des Nations Unies; Julian Lob-Levyt, Secrétaire général de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI); et Allan Rosenfield, Doyen de l’École de santé publique Mailman de l’Université de Columbia.

Les participants à la table ronde ont débattu des questions qui se posent au partenariat, telle que la nécessité d’assurer responsabilisation et transparence.

Les clés du succès

« Les partenaires doivent véritablement travailler ensemble, » a déclaré Joy Phumaphi quand on lui a demandé comment assurer le succès du partenariat. « Nous devons harmoniser nos actions. C’est le premier critère. Le deuxième est d’intégrer au niveau national, avec les gouvernements, les interventions des partenaires dans les programmes sanitaires existants qui ont pour objet la santé maternelle, néonatale et infantile. Le troisième est que tous les mécanismes de financement au niveau mondial prennent en compte cette harmonisation et cette intégration des programmes dans leur action. »

Le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant opérera selon les mêmes principes que l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI). Cette organisation est un partenariat public-privé lancé en 2000 pour traiter les problèmes sanitaires qui ne peuvent pas être réglés par des organisations individuelles agissant de manière indépendante.

Le succès de la mission de GAVI a été souligné aujourd’hui même par l’annonce qu’un million de morts d’enfant ont été prévenues. L’organisation a aussi annoncé que 78 millions d’enfants des pays les plus pauvres ont été vaccinés à l’aide de vaccins sous-utilisés comme ceux destinés à l’hépatite B et à la fièvre jaune.

« Si les gens ne survivent pas, rien d’autre n’a d’importance, » a déclaré à ce lancement Kul Gautam, le Directeur général adjoint de l’UNICEF. Il a ajouté que ce partenariat était « le véritable fondement de tous les Objectifs du Millénaire pour le développement qui doivent être atteints au cours des dix prochaines années. »


 

 

Vidéo (en anglais)

12 septembre 2005 :
Le reportage de Rachel Bonham Carter, correspondante de l’UNICEF, sur le lancement au siège de l’UNICEF à New York du Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant.

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