Bolivie, État plurinational de

Une assurance maladie en faveur des enfants et des mères ralentit la mortalité infantile en Bolivie

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Grâce à un programme public d’assurance maladie soutenu par l’UNICEF, Eulalia de Noe et d’autres mères boliviennes vivant dans la pauvreté n’auront pas à payer pour les soins administrés à leurs enfants.

Par Jane O’Brien

Il meurt chaque année 10,5 millions d’enfants de moins de cinq ans, la grande majorité des décès ayant des causes évitables. Le 18 septembre, un Symposium sur la survie de l’enfant va réunir des participants d’un niveau élevé à New York et va pousser à des actions en vue de réduire des deux tiers la mortalité infantile d’ici 2015, conformément à l’Objectif du Millénaire pour le développement no .4. Voici le second de toute une série de documents élaborés par l’UNICEF pour la préparation de ce symposium.

NEW YORK, États-Unis, 14 septembre 2006 – On estime que 2,5 millions d’enfants vivent dans la pauvreté en Bolivie. La pauvreté est la cause profonde des maladies et de la malnutrition entraînant la grande majorité des décès chez les enfants de moins de cinq ans. Beaucoup d’entre eux vivent à des kilomètres des dispensaires les plus proches et le coût des soins est trop élevé pour eux.

« Il n’y a pas de médecin à la campagne », indique Eulalia de Noe, qui a marché plusieurs kilomètres afin d’amener ses quatre enfants consulter un médecin à l’hôpital le plus proche, à San Asunción de Guarayos. « Il n’existe même pas de dispensaire, si bien que nous devons venir ici pour se faire examiner ».

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Eulalia de Noe et ses enfants doivent marcher plusieurs kilomètres pour parvenir au dispensaire le plus proche.

Des soins sans restriction

Le bébé de Mme de Noe a besoin des vaccinations de routine et les quatre enfants souffrent de diarrhée, la maladie responsable de plus d’un tiers de la mortalité infantile en Bolivie. Mais grâce à une nouvelle approche des soins médicaux destinés aux jeunes, une démarche soutenue par l’UNICEF, Mme de Noe n’aura pas à payer ces soins.

L’assurance publique, nouvelle et élargie, permet en outre aux médecins d’offrir des soins non soumis à des restrictions aux enfants de moins de cinq ans et d’aider leurs mères lorsqu’elles sont enceintes.

« Notre taux de mortalité maternelle est très bas – proche de zéro », affirme le Dr Edil Toledo de l’Hôpital de San Asunción de Guarayos. « Je l’ai constaté depuis quatre ans que je suis ici et cela est dû essentiellement à cette assurance ».

L’UNICEF a soutenu cette politique  en formant des agents sanitaires à utiliser le système comme il convient et à faire un meilleur usage des moyens mis à disposition. L’organisation encourage en outre les initiatives communautaires, notamment celles prises en faveur des nouveau-nés, dont la mortalité correspond à un tiers de la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

Il reste des défis à relever

Le Dr Gonzalo Mancilla, spécialiste des nouveau-nés à l’Hôpital Munaypata, déclare que les taux de mortalité infantile sont en train de s’améliorer grâce aux soins médicaux mais qu’il est nécessaire de faire davantage pour venir à bout des causes sous-jacentes de cette mortalité.

« Les hôpitaux et les dispensaires boliviens traitent essentiellement des enfants atteints d’infections respiratoires aiguës, de maladies entraînant la diarrhée et en plus de tout ça, il y a la malnutrition qui aggrave tout », dit-il.

En Bolivie, les taux de mortalité infantile baissent fortement, grâce à la stratégie de soins intégrés soutenue par l’UNICEF. Mais il reste des défis à relever. Par exemple, 12 pour cent des enfants de moins de 10 ans ne disposent pas de certificats de naissance, ce qui les prive de leur droit à des soins médicaux de base.


 

 

Vidéo (en anglais)

14 septembre 2006:
La correspondante de l’UNICEF, Jane O’Brien, décrit l’assurance maladie publique en Bolivie, qui permet aux enfants d’être mieux soignés.
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