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L'enfant dans la famille

Mongolie : encourager les partenariats avec les parents

Image de l'UNICEF
© UNICEF/Mongolia

La Mongolie est un pays jeune. Près de 35 % de sa population a moins de 18 ans et un quart de ses habitants ont entre 10 et 19 ans. La transformation socio-économique - une réforme politique induite par le marché a été suivie de manifestations sociales d'une magnitude et à une échelle jamais vues en Mongolie ; l'aggravation de la pauvreté ; la montée du chômage ; et le service d'une dette colossale ont entraîné une forte hausse de l'abandon scolaire.

Le pays a ceci de particulier que les garçons sont plus nombreux à quitter l'école que les filles. Pour citer les chiffres, 44 700 enfants dont 64 % de garçons ne sont plus scolarisés dans le cycle secondaire. Dans les zones rurales, les garçons sont victimes de l'évolution socio-économique. À mesure que l'économie rurale tombe sous le coup de la réforme, les familles trouvent plus avantageux de faire travailler les garçons dans les champs que de les envoyer à l'école. Des problèmes existent aussi au sein du système d'éducation, notamment le mauvais état des écoles, la qualité médiocre de l'enseignement, surtout en milieu rural, et le manque d'activités de loisirs proposées aux jeunes en dehors des heures de classe.

Pour améliorer le système d'éducation mongol, l'UNICEF a aidé le Ministère de l'Éducation à affronter ces nouvelles réalités économiques et à attirer davantage d'enfants à l'école. L'UNICEF Mongolie a élaboré une stratégie adaptée aux enfants pour convaincre les parents d'envoyer leurs fils et leurs filles à l'école, afin de réduire à la fois le taux d'abandon scolaire et le nombre d'enfants vivant dans la rue.
L'UNICEF soutient la participation des adolescents à la gestion des écoles et à des activités sociales organisées dans le cadre de conseils d'élèves, de centres pour adolescents et d'associations de jeunes. L'UNICEF soutient aussi la participation des parents à la vie de l'école en encourageant la communication entre enseignants, élèves et parents.

Selon une étude réalisée en 1999-2000 par les agences de l'ONU et le Centre mongol de développement des jeunes, près de 78 % des adolescents pensaient que leur participation active dans la société n'était pas acceptée, et qu'ils ne communiquaient pas ouvertement avec leurs parents.

S'appuyant sur les conclusions de cette étude, l'UNICEF et ses partenaires ont conçu une initiative intégrée pour répondre aux besoins des adolescents dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la participation et de la communication. Le projet « Améliorer les perspectives des adolescents mongols » a été lancé par l'UNICEF et d'autres agences de l'ONU en collaboration avec le gouvernement, des

ONG nationales et - ce qui est le plus important - des adolescents eux-mêmes et leurs familles.
Une autre initiative importante de l'UNICEF est la campagne « Mon passeport », lancée pour améliorer la participation civique des adolescents mongols, travailler en partenariat avec leurs parents, accroître le rôle des jeunes dans la communauté et dans la société, et réduire l'absentéisme à l'école.

Depuis quatre ans, dans le cadre de la campagne « Mon passeport », 12 000 adolescents prennent part à toute une gamme d'activités telles que donner des cours à d'autres jeunes, aider les personnes âgées et démunies, soutenir les adolescents de familles pauvres inscrits à des cours non conventionnels, et développer des aptitudes à la communication et au leadership. Beaucoup de ces adolescents ont déclaré avoir gagné en autonomie à travers ces activités, en voyant les résultats de leurs propres initiatives et en rendant service à leur famille et leur communauté. Le Première ministre, très favorable à la campagne, a déclaré qu'elle serait étendue à toutes les écoles de Mongolie de 2002 à 2003.

L'UNICEF et ses partenaires ont offert aux parents des cours d'éducation à distance sur les droits de l'enfant, qui ont été suivis d'une formation sur le rôle des parents. Ces cours ont aidé les familles à mieux comprendre les besoins des adolescents et ont amélioré la communication entre parents et adolescents. « La campagne Mon passeport nous a encouragés à bien apprendre. Au début, nos parents étaient contre... Mais lorsqu'ils ont compris que c'était un bon programme qui nous donnait une direction dans la vie, ils ont commencé à être plus tolérants », explique Amgalan, une jeune fille de 15 ans.

Le cas de la Mongolie montre comment l'UNICEF encourage les partenariats avec les parents pour faire participer les adolescents à des activités sociales et des débats publics qui leur permettent d'exercer leur droit au développement et à la participation. Il prouve aussi que lorsque la voix des jeunes est entendue, cela profite à tous les membres de la famille et de la communauté.

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Vidéo (en anglais)

 

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