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| © UNICEF/1993/ Andrew |
| L’UNICEF soutient des programmes de soins de santé primaires qui visent à réduire la malnutrition des enfants et les maladies diarrhéiques ; à accroître la sécurité alimentaire des familles, notamment les mères qui élèvent seules leurs enfants. |
Ces dernières années, le Malawi a fait d’importants progrès pour protéger les droits des enfants, malgré des problèmes économiques et sociaux très difficiles à surmonter.
En 2003, la coopération de l’UNICEF et du gouvernement du Malawi a permis de mettre sur pied un système d’enregistrement de tous les enfants nés le 1er janvier 2000 et après cette date ; ainsi que de tous les orphelins et enfants devenus chefs de famille après la mort de leurs parents due au VIH/ SIDA.
Compte tenu de l’impact dévastateur du VIH/SIDA sur les familles, et notamment sur les jeunes enfants, l’UNICEF Malawi a surtout travaillé dans deux domaines : les soins aux jeunes enfants et l’aide aux familles touchées par le VIH/SIDA. L’une des composantes clés de ce programme est le Projet communautaire de soins à donner aux enfants.
L’objectif global de ce projet est de réduire la mortalité des nourrissons à travers la Gestion communautaire intégrée des maladies infantiles (C-IMCI). En outre, les familles reçoivent une aide pour offrir à leurs enfants le soutien physique, psychologique et matériel nécessaire pour assurer leur développement complet et sain.
Les stratégies mises en œuvre pour atteindre ces objectifs sont le renforcement des capacités au niveau des districts et des communautés. Au niveau des communautés, un Outil de dialogue communautaire innovant qui s’appuie sur une méthode faisant appel à la participation est utilisé.
L’Outil de dialogue communautaire sert à inciter les familles d’une communauté à garantir les droits et le bien-être de leurs enfants. Il est à la fois une méthode d’apprentissage par problèmes à l’usage des adultes et un outil de négociation. Il contient quatre directives qui se fondent sur le respect des principes des droits de l’homme :
Bien que le projet ait été initialement axé sur les soins aux jeunes enfants, notamment la prévention et le traitement des maladies infantiles au niveau des foyers et de la communauté, la méthode basée sur la participation a fait comprendre aux membres de la famille qu’il fallait remédier aux causes sous-jacentes de ces maladies. Ils ont aussi réalisé l’importance de bonnes pratiques de soins et de l’accès à des services sociaux de base.
Les résultats obtenus à ce jour sont impressionnants. En 2003, le programme a été étendu de cinq à neuf districts, couvrant en tout 1 179 villages ; et il faisait partie des stratégies du Programme minimum de santé publique national visant à réduire la pauvreté et à promouvoir la santé. Un Comité directeur national multisectoriel a été formé pour aider le programme à définir sa politique.
Une étude sur le développement du jeune enfant a été réalisée en 2002-2003. Ses résultats indiquent des changements positifs et une amélioration des pratiques de soins familiales, notamment le rôle que jouent les pères pour s’occuper de leurs enfants. Les dirigeants et les pourvoyeurs de soins communautaires ont aussi été formés à la méthode de l’Outil de dialogue communautaire. Ils ont reçu une formation sur les comportements des demandeurs de soins, ainsi que sur les principes de la Convention relative aux droits de l’enfant.
En dehors des crèches communautaires, le programme a renforcé les capacités des familles affectées par le VIH/SIDA en offrant des soins à domicile et des activités génératrices de revenus. La formation des parents membres du comité est l’une des nombreuses activités actuellement menées dans le cadre du programme, et le soutien aux familles affectées par le VIH/SIDA comprend aussi :
Le cas du Malawi est un exemple de programme multisectoriel qui aborde des problèmes essentiels touchant au bien-être de l’enfant et de la famille dans le cadre d’un partenariat avec les familles et les communautés. C’est aussi un exemple de programme de plaidoyer à niveaux multiples et de renforcement des capacités au niveau des familles, des communautés et de la politique de l’État.
Le cas du Malawi illustre le pouvoir et l’effet multiplicateur des interventions de développement fondées sur les droits humains, lorsque les familles participent et contribuent à parts égales au bien-être de leurs enfants et à la protection de leurs droits.