En bref : République démocratique populaire lao

Des soins adaptés aux enfants séropositifs

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Aling, qui est âgée de dix ans, dessine à l’école dans un album à colorier. Infectée à la naissance par le virus VIH, elle se sent à présent beaucoup mieux grâce aux médicaments antirétroviraux.

Steve Nettleton

VIENTIANE, République démocratique populaire lao, 16 février 2006 – C’est le bilan de santé mensuel pour Aling, qui est âgée de dix ans. Après avoir examiné ses signes vitaux, le médecin lui donne de bonnes nouvelles : le traitement que suit Aling semble empêcher la progression du virus qui l’a contaminée à la naissance.

Aling n’a pas été toujours en bonne santé. Ses parents sont morts l’un et l’autre du SIDA alors qu’elle était encore toute petite. Elle a vécu chez sa grand-mère la majeure partie de sa vie. Auparavant, Aling tombait gravement malade de façon fréquente. Cependant, depuis qu’elle prend des médicaments antirétroviraux, sa santé s’est améliorée de façon spectaculaire.

« Elle ne comprend pas très bien à quoi elle est confrontée », dit sa grand-mère, Mme Vansy. « Elle sait qu’auparavant elle se sentait malade et qu’après avoir suivi le traitement prescrit par le médecin elle se sent mieux. C’est tout ce qu’elle sait ».

Aling participe à un groupe d’entraide, bénéficiant de l’appui de l’UNICEF. Ce groupe est destiné aux personnes séropositives ou malades du SIDA et il se réunit à Vientiane, la capitale lao. L’UNICEF a aidé à la constitution de tels groupes dans trois provinces, d’un bout à l’autre du pays. Ils apportent un soutien social, affectif et économique et aident ces personnes à se prendre en charge.

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Aling devant la maison de sa grand-mère, où elle vit.

La prévalence du VIH/SIDA reste faible en République démocratique populaire lao ; les estimations officielles avancent le chiffre de 0,06 pour cent. Toutefois, la localisation géographique du pays, situé à un carrefour de l’Asie du Sud-Est, l’expose à une propagation rapide de la maladie.  Le nombre de travailleurs migrants et de personnes se livrant au commerce sexuel infectés par le virus augmente.

Les possibilités de traitement sont limitées. En 2005, un seul hôpital, situé dans la ville de Savannakhet, dans le sud, distribuait des médicaments antirétroviraux.

« C’est l’accès au traitement qui constitue le plus gros problème », déclare le Docteur Saykham Phaxayaseng, le chef de l’unité de soins et de traitement en matière de SIDA de l’Hôpital Sethathirad. « Au Laos, il y a peu d’endroits où un accès au traitement est possible. Les gens sont obligés de parcourir de longues distances ».

L’UNICEF participe aux frais de voyage jusqu’à Savannakhet des personnes séropositives, qui vont se procurer ces médicaments indispensables. L’organisation apporte aussi son aide en vue d’offrir aux enfants une éducation scolaire et extrascolaire les préparant à la vie active, et une éducation par les pairs pour les jeunes ruraux qui vont probablement migrer vers de plus grandes villes ou passer la frontière, à la recherche d’un travail.

Pour beaucoup, l’aide spirituelle est tout aussi importante que les soins médicaux. L’UNICEF apporte son appui à une initiative de moines bouddhistes visant à proposer des sessions de méditation et de prière aux personnes séropositives ou malades du SIDA. Ces sessions ont pour but de les aider à aborder leurs peurs et l’opprobre public liés à leur situation. Les moines aident aussi à lutter contre les fausses informations sur la maladie dans la communauté au sens large.

« Au Laos, le clergé bouddhiste joue un rôle très important dans les communautés par le biais des temples, en apportant des informations et des connaissances sur le problème du VIH/SIDA dans le voisinage de ces temples », constate la Représentante de l’UNICEF au Laos, Olivia Yambi.

Grâce à un traitement clinique et affectif adapté, Aling et d’autres personnes touchées par le VIH/SIDA peuvent espérer faire reculer leur maladie – et être mieux acceptées dans leur communauté.


 

 

Vidéo (en anglais)

16 février 2006 :
Le correspondant de l’UNICEF, Steve Nettleton, décrit de quelle manière une fille, au Laos, obtient l’aide dont elle a besoin, physique et spirituelle, pour un traitement contre le VIH.

bas | haut débit
(Real player)

Journalistes :
Obtenez des vidéos de qualité professionnelle chez The Newsmarket

Recherche