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Les enfants et le VIH/SIDA

Que doit-on faire pour lutter contre le VIH/SIDA?

Image de l'UNICEF
© UNICEF/HQ97-0255/Horner
Une couverture en patchwork utilise une imagerie visuelle pour sensibiliser à la violence sexuelle contre les enfants et au VIH/SIDA en Haïti.

Quel rapport y a-t-il entre le VIH/SIDA et les situations d'urgence ?

Le rapport qui existe entre le VIH et les situations d'urgence est complexe. Les urgences aggravent la situation des enfants que le SIDA a rendus vulnérables, y compris les orphelins, les enfants séropositifs et ceux dont le foyer est dirigé par un enfant. Les populations déplacées et les enfants réfugiés doivent affronter des contextes sociaux et de subsistance complètement nouveaux dans lesquels ils sont vulnérables, ce qui favorise la transmission du VIH et accentue l'impact du SIDA sur leur bien-être.

Les situations d'urgence privent les enfants de toute opportunité de s'instruire, y compris sur l'épidémie et les services de santé de base.
Les enfants dans des situations de conflit armé, ainsi que les enfants déplacés, migrants et réfugiés, sont particulièrement vulnérables à l'exploitation sexuelle sous toutes ses formes. Leur vulnérabilité au VIH peut être aggravée par la perte de leurs moyens de subsistance et par l'effondrement des réseaux et des institutions d'aide et de protection, à la fois au sein de la famille et de la société, qui incitent les femmes et les filles à échanger des rapports sexuels contre de l'argent, de la nourriture ou une protection. Comme la plupart des personnes déplacées quittent leur foyer en abandonnant pratiquement toutes leurs possessions, la nourriture, les abris, l'eau, les médicaments, l'argent et la protection acquièrent une importance fondamentale. Il s'est récemment avéré en Afrique du Sud - pays en proie aux sécheresses et aux inondations chroniques - que l'insuffisance alimentaire est un important facteur qui pousse les femmes à prendre davantage de risques sur le plan sexuel dans ce pays (l'insuffisance alimentaire n'était pas associée à la prise de risques sexuels chez les hommes).

Il arrive souvent que les services et les infrastructures essentiels - y compris le personnel et les équipements matériels - cessent partiellement de fonctionner, notamment dans les pays qui ont subi des conflits de longue durée. Nous pouvons citer à titre d'exemple le Mozambique, le Rwanda et le Nord de l'Ouganda. Pendant un conflit armé, les hôpitaux n'ont pas les moyens de tester leurs réserves de sang et doivent parfois recycler des aiguilles et des gants qui ont été en contact avec du sang, ce qui multiplie les risques d'infection.

On a suggéré que certaines circonstances peuvent réduire le risque de transmission du VIH dans des situations d'urgence, y compris l'isolement et l'inaccessibilité de certaines populations frappées par une urgence, une mobilité réduite à la fois pendant une situation d'urgence grave et un conflit prolongé, et, surtout, au lendemain d'une crise, une meilleure protection et de meilleurs services de prise en charge du VIH que ceux qui sont offerts aux groupes de population qui n'ont pas été directement affectés.

En outre, la transmission du VIH peut être favorisée, après une urgence et pendant les périodes de redressement et de reconstruction, par l'amélioration de l'accès et des transports, et par une mobilité accrue, notamment entre régions rurales et urbaines (il semble que cela ait été le cas au Mozambique). On ne guérit pas du VIH, mais il existe des traitements et sa transmission peut être évitée. La prévention de nouvelles infections est ce qui permettra en dernier ressort de vaincre le SIDA.

Les efforts déployés pour définir une politique globale de lutte contre l'épidémie en situation d'urgence sont relativement récents et se poursuivent à l'heure actuelle. Les Directives applicables aux interventions anti-VIH/SIDA dans les situations d'urgence, élaborées en 2003 par le Groupe de travail du Comité permanent interorganisations (IASC) sur le VIH en situations d'urgence, est le document de référence pour répondre aux besoins des personnes frappées par des urgences. Ces Directives contiennent des recommandations sur de nombreuses questions de programmation, y compris la prévention, les soins de base, la protection des personnes affectées, ainsi que des programmes en milieu de travail destinés au personnel humanitaire à différents stades des interventions : préparation aux urgences, interventions minimum et interventions à grande échelle.

 


 

 

Le Groupe de travail du Comité permanent interorganisations sur le VIH en situation d'urgence

Le Comité permanent interorganisations (IASC) a publié des Directives applicables aux interventions anti-VIH/SIDA dans les situations d'urgence pour aider les individus et les organisations qui s'efforcent de répondre aux besoins spéciaux des personnes infectées et affectées par le VIH pendant une situation d'urgence.

Qu'est-ce qu'une situation d'urgence ?

L'UNICEF est toujours intervenu dans des situations d'urgence, qu'elles soient d'origine naturelle ou humaine. Pour en savoir plus, consultez les Principaux engagements pour les enfants en situation d'urgence de l'UNICEF.

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