Les enfants et le VIH/SIDA

Protéger et aider les enfants affectés par le VIH/SIDA

Image de l'UNICEF
© UNICEF/HQ02-0365/Pirozzi
Alina, cinq ans, avec ses chaussons de danse chez elle, dans la ville de Kaliningrad. Alina a été abandonnée par son père et a gravement souffert de la négligence de sa mère, toxicomane et alcoolique, actuellement malade du SIDA.

La situation

La perte d’un ou de leurs deux parents à cause du SIDA est l’une des situations dans lesquelles les enfants sont rendus vulnérables par l’épidémie. Un plus grand nombre d’entre eux vivent dans des foyers où les parents sont malades ou mourants, dans des foyers pauvres qui ont recueilli des orphelins et dans des communautés qui ont été déstabilisées par l’épidémie. Les écoles, les systèmes de soins de santé et autres réseaux d’aide sociale sont affaiblis par la disparition des enseignants, des agents de santé et autres membres de la communauté.

Selon le Rapport sur l’épidémie mondiale de SIDA de 2007, près de 11,4 millions d’enfants ont perdu un ou leurs deux parents à cause du VIH/SIDA en Afrique subsaharienne.

Les problèmes

Les enfants affectés par le SIDA courent de graves risques qui compromettent leur éducation, leur santé et leur bien-être. Ils peuvent être forcés de quitter l’école; leur foyer ne peut parfois plus leur procurer l’alimentation et les vêtements dont ils ont besoin; ils peuvent souffrir de l’angoisse, de la dépression et de mauvais traitements. Nous avons de nouvelles preuves alarmantes que les orphelins et les enfants vulnérables courent plus de risques que les autres d’être exposés au VIH.

La pauvreté demeure l’une des causes sous-jacentes de la vulnérabilité des enfants et des familles touchés par le SIDA. Par conséquent, de plus en plus de pays, par exemple, le Zimbabwe, le Malawi et le Kenya, explorent la possibilité d’offrir à ces familles des subventions monétaires qui sont ou non assorties de conditions. Ces expériences suggèrent que de telles mesures de protection sociale sont viables et d’un coût abordable. Il est de plus en plus patent que les enfants de moins de trois ans courent un risque plus élevé de tomber malades et de mourir s’ils sont orphelins, ou même si un de leurs parents est vivant mais séropositif. Il est important que ces enfants passent régulièrement des visites médicales gratuites.

La situation de nombreux enfants affectés par le SIDA pourrait nettement s’améliorer si les gouvernements élargissaient les services de santé et d’éducation à l’ensemble de la population. L’un des moyens de remédier aux disparités engendrées par l’épidémie de SIDA serait donc, pour les gouvernements, de soutenir les groupes exclus du système en instituant l’éducation pour tous, en supprimant, entre autres, les frais de la scolarité. Cette approche est conforme aux objectifs généraux de la Session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU qui visent à s’attaquer aux facteurs qui accroissent la vulnérabilité à l’infection et à protéger leur santé et leurs droits.

Le rôle de l’UNICEF

L’UNICEF, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation internationale du Travail (OIT) est l’organisation chef de file chargée de fournir des soins et un soutien aux personnes vivant avec le VIH, aux orphelins et aux enfants vulnérables, et aux foyers affectés. À ce titre, un important mécanisme des activités menées par l’UNICEF est l’Équipe de travail interinstitutions pour les enfants sur le VIH et le SIDA (IATT). Cette Équipe comprend un grand nombre d’organisations et d’agences internationales qui jouent un rôle essentiel pour appliquer efficacement le programme mondial pour les enfants affectés par le SIDA décrit dans le Cadre pour la protection, les soins et l'aide en faveur des orphelins et enfants vulnérables vivant dans un monde menacé par le VIH/SIDA.

Au niveau national, des mesures efficaces prises par les pays offrent aux orphelins et enfants vulnérables toute une gamme de services essentiels, notamment des services d’éducation, de santé, des services sociaux et une protection. Il est crucial d’adopter une approche décentralisée parce que la plupart des interventions seront lancées au niveau des communautés, par des organisations non gouvernementales, locales et religieuses. Le suivi et l’évaluation de la couverture des services doivent aussi être améliorés afin de quantifier la mesure dans laquelle les gouvernements, les organisations non gouvernementales et autres répondent aux besoins de protection et de soutien des enfants, ainsi que pour évaluer la qualité de ce soutien.

À partir de 2007, les problèmes des enfants et du SIDA ont été plus clairement intégrés aux cadres de politique nationaux, y compris la mise en œuvre de plans d’action nationaux (PAC) pour orphelins et enfants vulnérables dans 24 pays. 21 pays en Afrique Sub-Saharienne ont complété ces plans, et 10 pays dans le monde, dont 9 en Afrique Sub-Saharienne, voient leurs plans progresser.

En Afrique de l’Est et en Afrique australe, notamment au Kenya, au Malawi et en Zambie, l’UNICEF soutient des programmes pilotes de transfert de fonds aux familles qui ont recueilli des orphelins et des enfants vulnérables. Ces apports de fonds sont des allocations fixes distribuées aux familles les plus pauvres et les plus marginalisées. Elles aident ces foyers à accéder aux services de base, à avoir une nutrition saine et à conserver leur sens de la dignité. Les résultats préliminaires indiquent que ces subventions sont associées au retour des enfants à l’école, à des investissements dans des biens d’équipement qui permettent d’améliorer les revenus des foyers et à des niveaux moins élevés de dépendance chez les pauvres, ce qui stimule psychologiquement les foyers et les communautés. Les preuves obtenues suggèrent aussi que le statut nutritionnel des enfants dans ces foyers s’améliore. Ces résultats positifs ont incité le Gouvernement malawien à étendre ce programme à six autres districts en 2007.


 

 

Transferts de fonds

Les transferts de fonds sont des allocations fixes distribuées aux familles les plus pauvres et les plus marginalisées, afin de les aider à accéder aux services de base, à avoir une bonne nutrition et à conserver leur sens de la dignité. Read more on Cash Transfers

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