Les enfants et le VIH/SIDA

Selon le rapport de l’ONUSIDA, le SIDA se propage plus lentement à l’échelon planétaire mais il gagne du terrain dans certaines régions

Image de l'UNICEF
© UNICEF/HQ06-0600/Markisz
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Peter Piot, et la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, ont présenté à New York le « Rapport sur l’épidémie mondiale de SIDA 2006 » de l’ONUSIDA.

Par Chris Niles

NEW YORK, Etats-Unis, 30 mai 2006 – Selon le rapport le plus complet jamais réalisé sur la pandémie du SIDA, le taux mondial d’infections semble ralentir.

Néanmoins, le «Rapport sur l’épidémie mondiale de SIDA 2006» de l’ONUSIDA révèle que le nombre de cas d’infections continue à augmenter dans certaines régions et que le SIDA reste une menace d’envergure exceptionnelle.

«Des progrès importants ont été accomplis par les différents pays au cours des cinq dernières années grâce aux efforts de financement, à la diminution du nombre de cas nouveaux d’infections, particulièrement parmi les jeunes, et au fait que davantage de personnes sont en cours de traitement – ce qui veut dire que nous commençons à tirer un profit de nos investissements contre le SIDA», a déclaré Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA.

Le nouveau rapport, publié aujourd’hui, montre aussi l’impact du SIDA sur les enfants. On estime que, chaque jour, 1 500 enfants de moins de 15 ans sont infectés par le VIH.  Quinze millions d’enfants ont perdu un ou deux parents à cause de la maladie.

«Les enfants sont la face cachée  du SIDA et la communauté internationale ne reconnaît toujours pas l’impact du SIDA sur la vie des enfants», a affirmé la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman.

«L’année la moins mauvaise»

Le rapport de l’ONUSIDA analyse les progrès de la stratégie mise en place en 2001  lorsqu’une Déclaration d’engagement de l’ONU avait fixé des objectifs spécifiques pour renforcer l’action internationale contre le SIDA. Le rapport relève qu’un nombre substantiel d'obstacles restent à surmonter comme l’amélioration de la planification, le maintien de l’engagement  politique et le déploiement d'un financement fiable à long terme. Mais, dans l'ensemble, la stratégie semble porter ses fruits.

«Ceci est la moins mauvaise année dans l’histoire du SIDA», a déclaré le Dr Piot.

Cependant, on estime que 40 millions de personnes vivent avec le VIH et le SIDA sur l’ensemble de la planète ; chaque jour, on compte  11 000 nouveaux cas d’infection et 8 000 décès. Dans des régions telles que l’Afrique australe et l’Europe de l’Est, les taux d’infection continuent à augmenter.

Mais le rapport de l’ONUSIDA souligne que l’engagement à l’échelon mondial est peut-être en train d’atteindre une phase critique.

«Les mesures que nous prenons d’ici sont particulièrement importantes car nous savons avec une certitude croissante où et comment le VIH se déplace de même que nous savons comment ralentir l’épidémie et atténuer son impact», a précisé le Dr Piot.

Les  chefs d’Etat du monde entier prendront cette semaine connaissance des progrès effectués dans l’action contre la pandémie lors de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le SIDA.


 

 

Vidéo (en anglais)

30 mai 2006 :
le reportage du correspondant de l’UNICEF, Chris Niles, sur le classement de la propagation du SIDA dans le monde, établi par l’ONUSIDA.
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