VIH/SIDA, quelles conséquences pour les filles et les femmes ?

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Des femmes assistent à une séance d’information sur la Prévention de la transmission du VIH des parents à l’enfant (PPTCT) à Bangalore, Inde.

Souvent, l’impact du VIH se ressent davantage sur les femmes que sur les hommes. Les femmes forment près de la moitié de toutes les personnes vivant avec le VIH dans le monde. Selon la Coalition mondiale sur les femmes et le SIDA, elles constitueraient en Afrique subsaharienne, le foyer le plus virulent de l’épidémie, 57 pour cent des adultes vivant avec le VIH, et les trois quarts des jeunes vivant avec le VIH sur ce continent sont des femmes et des filles âgées de 15 à 24 ans.

Les femmes et les filles sont plus exposées au risque d’infection par le VIH pour des raisons qui tiennent à la biologie. Lors de rapports hétérosexuels non protégés, les femmes courent deux fois plus de risques que les hommes d’être infectées par un partenaire porteur du virus.

Le fait qu’elles dépendent des hommes, économiquement et socialement, limite souvent l’influence que les femmes peuvent avoir pour refuser des rapports sexuels ou négocier le port du préservatif.

Les filles sont encore plus exposées au risque du VIH.

En raison de leur âge, elles sont encore moins capables de rejeter des avances sexuelles que les femmes adultes. Les filles courent plus de risques que les garçons d’être retirées de l’école, soit pour s’occuper de leur famille, soit parce qu’il n’y a pas assez d’argent pour payer la scolarité de tous les enfants.

Avant la pandémie, les filles avaient déjà moins de chances d’être instruites que les garçons. Aujourd’hui, les enfants, et notamment les filles, sont retirés de l’école pour s’occuper de leur famille affectée par le SIDA.

Une fois qu’elle a quitté l’école, la vulnérabilité d’une fillette augmente encore. Elle n’a plus accès  à des informations et à des compétences essentielles, et elle n’a pas toujours l’occasion de défendre ses propres intérêts, dans la sphère économique ou sociale. Dans le même temps, les écoles offrent un rempart contre l’infection par le VIH, car une éducation de base de bonne qualité est l’un des moyens les plus efficaces de prévenir le VIH. En 2005, le Sommet mondial a décidé de lancer de toute urgence plusieurs initiatives, notamment la suppression des frais de scolarité dans le primaire, et, là où c’était possible, les frais des services de soins de santé.

Si l’on veut atténuer l’impact du VIH, les besoins et les problèmes des femmes doivent être abordés aux niveaux mondial, national et des communautés. L’élimination des facteurs socioéconomiques sous-jacents qui contribuent à rendre les femmes vulnérables au VIH – les inégalités entre les sexes, la pauvreté, le manque de possibilités économiques et d’éducation, et le manque de protection de leurs droits juridiques et humains – est essentielle à la réussite de ce projet.

Mais ces inégalités ne disparaîtront pas si les hommes et les garçons n’y sont pas associés et ne sont pas tenus responsables de leurs actes. Les hommes et les garçons ne doivent tolérer aucune violence à l’encontre des femmes et des filles, et doivent s’abstenir de tout comportement sexuel dangereux pour les femmes et les filles. Et les pères doivent s’engager à instruire leurs filles.


 

 

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