Maldives

Combattre la toxicomanie chez les jeunes des Maldives

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Un jeune homme fume de l'héroïne dans sa chambre à Malé, la capitale des Maldives. La consommation de drogue injectée par intraveineuse a augmenté parmi les adolescents, créant des inquiétudes vis à vis de leur santé, de la sécurité et de la propagation potentielle du VIH/SIDA.

Par Sarah Crowe et Rajat Madhok

MALÉ, Maldives, le 11 mars 2009 - Au paradis tropical pour touristes des Maldives, derrière les palmiers ondulants et les eaux turquoises, se cache l'enfer de la dépendance des jeunes à la drogue.

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Dans ce pays isolé de l'océan Indien, composé d'îles, et qui vit de la beauté unique de son milieu naturel, beaucoup d'adolescents ont pris le chemin d'une dépendance mortelle à la drogue qui menace la société. La toxicomanie touche presque chaque famille et constitue un grand sujet d'inquiétude pour le nouveau gouvernement.

Et comme les injections de drogue deviennent plus communes, le risque d'une incidence accrue du VIH, de l'hépatite C et autres maladies tranmissibles par le  sang, est lui aussi plus répandu.

« Les jeunes ont besoin d'espérance. et tant que nous ne seront pas capable de leur redonner cet espoir, nous n'en sortirons pas, » déclare le Vice-président Mohammed Wahid Hasaan, un ancien Représentant de l'UNICEF. « Si nous ne prenons pas les choses en main, cela aura de graves répercussions sur le tissu social  et sur l'économie des Maldives. »

La menace de la transmission du VIH
Aux Maldives, l'UNICEF travaille avec des jeunes accros pour leur donner des buts et, ce qui est le plus important, de l'espoir pour l'avenir. Le chemin vers le rétablissement est difficile et exige souvent que les toxicomanes prennent leurs médicaments afin de se sevrer des drogues dures.

A Malé, l'UNICEF soutient des organisations non gouvernementales comme Journey, dont les bénévoles consacrent leur temps aux toxicomanes en les conseillant et en les aidant à se désintoxiquer. Ils se préparent aussi à une augmentation potentielle de la transmission du VIH.
 
Peu des drogués qui viennent ici font le test du VIH – et c'est une source d'inquiétude, car même si l'on estime que moins de un pour cent de la population vit avec le VIH, son incidence pourrait être bien plus élevée.

« Nous prêtons attention au problème de la prévention du VIH, parce que c'est le prochain défi auquel nous pourrions avoir à faire face,  » déclare le responsable UNICEF de la Protection de l'enfant aux Maldives. « Actuellement, dans ce pays la prévalence est faible, mais du fait du nombre élevé de jeunes gens qui s'injectent de la drogue, le risque est grand que cela puisse changer. »

« Je n’oublierai jamais »
Pour ceux qui sont prêts à suivre une cure, il y a de l'espoir. Au centre de désintoxication, sur une autre île près de la capitale, on traite plus de 100 drogués. Certains reviennent à plusieurs reprises, essayant de rester clean, et  résistant parfois à la discipline rigide du programme.

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Les résidents se mettent en rang pour l'appel dans la cour du centre de désintoxication dirigé par le Bureau national du contrôle des narcotiques sur l'Île de Himmafushi aux Maldives.

« Quand je suis venu ici la première fois, j'ai cru que j'étais mis en cage, » raconte un jeune drogué du centre. « Après quelque temps je me suis rendu compte que cela marchait vraiment. Ils nous racontent comment serait la vie réelle sans la drogue. »

« Quelquefois j'ai volé  pour me procurer de la drogue, » explique un autre toxicomane. « Je ne pouvais pas dormir sans ma dose. Je ne pouvais pas manger. Je n'oublierai jamais que je suis un toxico et ce que j'ai subi à cause de la drogue. »

La thérapie plutôt que la prison pour traiter les toxicomanes
Les toxicomanes eux-mêmes ne constituent pas le seul sujet d'inquiétude pour l'avenir. Le nombre croissant de jeunes drogués, qui sont condamnés à de lourdes peines de prison pour des délits liés à la drogue, menace lui aussi la disponibilité de la future main-d'œuvre du pays. 

Conformément aux lois actuelles, droguez les utilisateurs de drogue peuvent être condamnés à 25 ans de prison. Le ministre de la Santé, le docteur Aiminath Jameel explique qu 'une modification de la législation sera bientôt présentée au Parlement pour que les toxicomanes soient traités thérapeutiquement, plutôt que pénalement.

La campagne de l'UNICEF « En Eveil » pour la prévention de l'usage de la drogue chez les jeunes, commence aussi à porter ses fruits et  touche des jeunes avant qu'ils ne sombrent dans la dépendance.


 

 

Vidéo (en anglais)

Février 2009 : Un reportage de la correspondante de l'UNICEF Sarah Crowe sur la crise montante aux Maldives – la toxicomanie.
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