Adolescence

La jeunesse autochtone fait entendre sa voix lors d’une réunion mondiale

Image de l'UNICEF: Inigenous Youth
© UNICEF/2008/Gallegos
Moni Sulemani, 16 ans, exilée du Baluchistan, affirme que les jeunes qui ont participé au Forum des jeunes autochtones ont découvert que leurs luttes étaient souvent similaires.

Par Moni Sulemani

NEW YORK, États-Unis, 2 juin 2008 – Lors de la septième session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, réunie à New York au mois d’avril, la jeune génération des populations autochtones du monde entier a fait front commun pour s’exprimer sur les problèmes auxquels elle se heurte. 

Cette instance – le Forum des jeunes autochtones – regroupe des jeunes de divers pays, organisations, et milieux socio-économiques et culturels.  Chacun des 14 jours de la réunion a été consacré à discuter des divers problèmes qui préoccupent la jeunesse autochtone.

Les débats ont débouché sur l’élaboration en commun d’une déclaration qui a été présentée à la réunion générale. Cette déclaration englobe des thèmes aussi divers que l’environnement et les changements climatiques, les langues autochtones, les droits de l’homme et d’autres problèmes qui préoccupent les enfants et les jeunes.

Image de l'UNICEF
© UNICEF/2008/Gallegos
Alancai Morales, 17 ans (à gauche), du peuple brunca du Costa Rica, et Moni Sulemani ont tous deux participé au Forum de jeunes autochtones.

« Un espace pour nous exprimer »

Malgré les différences culturelles, géographiques et linguistiques, les jeunes du groupe ont trouvé de nombreux points communs à leurs problèmes. Ils ont découvert que leurs luttes étaient souvent similaires – et qu’elles portaient toujours sur la discrimination liée à l’identité, la marginalisation des cultures et le sentiment d’oppression né de leur héritage culturel.

La réunion a commencé à jeter des ponts entre les jeunes autochtones du monde entier. Les jeunes ont besoin d’être représentés et d’être entendus par la communauté internationale. Ils ne sont pas seulement les dirigeants de demain, mais aussi ceux d’aujourd’hui.

Comme l’a dit l’un des participants, Alancai Morales, 16 ans, du peuple brunca au Costa Rica : « Nous somme tout à fait capables de donner notre opinion; nous n’avons pas besoin que les adultes soient les porte-parole des jeunes. Nous devrions donc avoir un espace dans lequel nous pouvons nous exprimer, ne pensez-vous pas? »

Moni Sulemani, 16 ans, a participé au Forum des jeunes autochtones.


 

 

Audio (en anglais)

Trois participants au Forum de jeunes autochtones parlent à Radio UNICEF. Produit par Lucia Rovi.
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