Burkina Faso

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Les écarts entre sexes dans l’éducation diminuent

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© UNICEF Burkina Faso/2010/Ofori-Amanfo
Sissao, 13 ans, étudie à l’école primaire Amitié A à Zorgho, dans le centre du Burkina Faso. Elle est heureuse de l’amélioration de la situation des filles dans son école.

Par Priscilla Ofori-Amanfo

OUAGADOUGOU, Burkina Faso, 10 mars 2011 – Le Burkina Faso a bien progressé pour répondre aux besoins de ses enfants en matière d’éducation. En 2000, à peine 44 pour cent des enfants étaient inscrits à l’école primaire. En 2010, cette proportion était passée à près de 75 pour cent.

Au cours de la dernière décennie, le gouvernement du Burkina Faso a également redoublé d’efforts pour atteindre l'Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) concernant l'élimination des disparités entre les sexes dans l'enseignement primaire et secondaire d'ici à 2015.

Plus de filles à l’école

Les statistiques montrent que ces efforts portent leurs fruits, en particulier dans l'enseignement primaire. L'année dernière, le ratio garçons/filles à l'école primaire se situait à 0,94 contre 0,70 en 2000.

 Moussa Kaboré, directeur adjoint d’Amitié A, une école primaire de Zorgho, dans le centre du Burkina Faso, affirme que l’abolition des frais de scolarité dans les écoles publiques primaires de tout le pays il y a trois ans a été un facteur capital dans cette augmentation des taux de scolarisation.

« Les parents n’ont plus l’impression qu’ils doivent choisir lequel de leurs enfants devrait recevoir une éducation », dit-il. « Les parents envoient leurs enfants, filles et garçons, à l'école ».

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Des écoliers à l’école primaire Amitié B à Zorgho, Burkina Faso, sont contents de leur nouveau bâtiment scolaire. Les filles ont maintenant des latrines séparées.

Il a noté une augmentation régulière de la scolarisation des filles au cours de ses huit années à l'école. Elles représentent désormais plus de 50 pour cent des 600 élèves de l'école.

Des activités de sensibilisation menées à l’échelle de la communauté par des organisations non gouvernementales ont contribué à la hausse de la scolarisation. Ces organisations mènent des débats et discussions avec les dirigeants locaux, tandis que des volontaires de la communauté font du porte-à-porte pour donner des informations et que la radio locale axe ses programmes sur l'éducation des filles.

Amélioration des bâtiments scolaires

Autre élément clé de la réduction de l’écart entre les sexes au Burkina Faso, la construction actuelle d’un plus grand nombre de bâtiments scolaires qui tiennent compte des différences entre sexes.

En raison du taux de scolarisation de plus en plus élevé à l’école Amitié A, un nouveau bâtiment a été construit l'an dernier avec le soutien financier de l'UNICEF. Appelé Amitié B, il dispose de six salles de classe, six latrines et de lavabos. Il y a des latrines séparées pour les filles et les garçons, ce qui est particulièrement important, car les filles risquent plus d’abandonner l’école lorsque les installations sanitaires ne sont pas séparées ou tout simplement indisponibles.

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Une fillette étudie à l’école primaire Amitié à Zorgho, dans le centre du Burkina Faso. Le gouvernement s’efforce de parvenir à la parité des sexes dans l’enseignement primaire et secondaire.

Sissao Rabiatou, 13 ans, élève à l’école Amitié A depuis quatre ans, est très heureuse de la nouvelle situation. « Je pense qu’on devrait construire plus d’écoles comme celle-ci pour que tous les enfants puissent aller à l'école », dit-elle. « Tous les parents doivent envoyer leurs enfants à l'école – c’est important ».

Parvenir à la parité des sexes

Si l’on intensifie les efforts actuels, le Burkina Faso aura une bonne chance d’atteindre la parité des sexes au niveau de l'école primaire d'ici à 2015. Atteindre un tel objectif, c’est important pour le progrès du Burkina Faso, affirme M. Kaboré : « Je crois que si nous donnons une éducation aux filles, nous éduquerons cette nation ».
 
Il reste cependant beaucoup à faire pour réduire l’écart entre les sexes dans l'enseignement secondaire. Dix-huit pour cent des garçons en âge d’étudier dans le secondaire sont scolarisés dans ce cycle secondaire, contre 13 pour cent des filles.

S’assurer que les enfants de familles pauvres auront un accès à l'éducation sur un pied d’égalité avec les autres, cela représente un autre gros problème. Pour le résoudre, le gouvernement distribue des kits scolaires gratuits - sacs à dos, cahiers et divers articles de papeterie - à tous les enfants du primaire qui fréquentent les écoles publiques.
L'UNICEF concentre également ses efforts sur les domaines prioritaires identifiés par le gouvernement dans tout le pays. Peu à peu, la parité des sexes devient une réalité au Burkina Faso.


 

 

UNGEI

Site de l'Initiative des Nations unies pour l'éducation des filles
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