Conseil d'administration

Le Conseil d’administration examine les efforts déployés pour promouvoir l’égalité des sexes

Par Rebecca Zerzan

NEW YORK, États-Unis, 6 juin 2012 – Pendant la deuxième journée de la Session annelle de 2012, le Conseil d’administration de l’UNICEF a examiné les efforts récents de promotion de l’égalité des sexes au sein des programmes humanitaires et de développement de l’UNICEF.

VIDÉO (en anglais) : La conseillère principale de l’UNICEF, Anju Malhotra, s’adresse au Conseil d’administration de l’UNICEF et rend compte des efforts déployés pour promouvoir l’égalité des sexes au sein des programmes de l’UNICEF.  Regarder dans RealPlayer

 

Anju Malhotra, la Conseillère principale de l’UNICEF sur les questions d’égalité des sexes et de droits humains, a présenté les résultats d’un rapport basé sur un plan d’action stratégique prioritaire triennal ayant pour but d’intégrer l’égalité des sexes dans toutes les actions de l’organisation.

« Toutes les actions que nous avons menées cette année ont abouti à des résultats et des progrès notables », a déclaré Mme Malhotra. Elle a noté que des avancées considérables avaient été enregistrées en faveur de l’égalité des sexes dans le domaine de l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux autres services essentiels pour les jeunes enfants. Cependant, d’importantes inégalités se manifestent lorsque les enfants atteignent l’adolescence.

« Nous observons que l’égalité des sexes joue un rôle de plus en plus important au moment de la petite enfance dans l’enregistrement des naissances, l’éducation des plus jeunes et la vaccination, a déclaré Mme Malhotra. Mais c’est au moment de l’adolescence que les disparités sont les plus prononcées ». Les adolescentes courent plus de risques que les garçons d’être contraintes aux mariages précoces, a-t-elle dit.

Progrès et partenariats
Pour mettre fin à ce genre d’inégalités, l’UNICEF a bâti des partenariats avec ONU-Femmes et d’autres institutions des Nations Unies, qui mènent conjointement des programmes en faveur de la réduction de la violence contre les femmes et de l’éradication des mutilations génitales féminines et de l’excision (MGF/E). L’UNICEF travaille également avec les gouvernements du monde entier pour intégrer des perspectives sexospécifiques dans la législation et les services essentiels.

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
La Directrice générale adjointe de l’UNICEF, Geeta Rao Gupta, et la conseillère principale de l’UNICEF informent le Conseil d’administration des progrès accomplis en faveur de l’égalité des sexes au sein des programmes de l’UNICEF.

Ces efforts ont déjà donné des résultats : au Kenya, les partenariats de l’UNICEF avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le Ministère du Genre, de l’enfant et du développement social, ont aidé à faire passer une loi interdisant les mutilations génitales féminines et l’excision. Grâce à l’Initiative « Des villes sûres et accueillantes », lancée en collaboration avec ONU-Femmes et ONU-Habitat lors de la dernière Session annuelle du Conseil d’administration de l’UNICEF, les communautés se sont dotées d’une série de mesures permettant d’améliorer la sûreté urbaine, notamment des unités de police dirigées par des femmes, une cartographie des conditions de sécurité des villes élaborée par des jeunes et des femmes, un meilleur éclairage dans les zones à risque élevé, et le renforcement du plaidoyer pour en finir avec le harcèlement sexuel et la violence sexiste.

Regarder vers l’avenir
Certains domaines de l’action de l’UNICEF ont déjà enregistré des progrès plus importants que d’autres.  Des progrès ont été réalisés dans le domaine de l’égalité des sexes en ce qui concerne la protection de l’enfance, l’éducation et le VIH/SIDA », a déclaré Mme Malhotra. Elle a noté que ces résultats s’expliquaient par l’allocation élevée et constante des ressources pour promouvoir l’égalité des sexes dans ces secteurs. Par exemple, l’écart entre le taux net de scolarisation en primaire des garçons et des filles dans les pays en développement est descendu à 2 points de pourcentage. Cependant, davantage d’efforts doivent être déployés pour intégrer les perspectives sexospécifiques dans les initiatives de santé et de nutrition infantiles, a-t-elle souligné.

« Nous devons nous concentrer sur ce qui se passe actuellement sur le terrain, a-t-elle continué. Les lacunes dans la fiabilité des données ont empêché l’organisation d’évaluer les inégalités et d’y répondre. Soucieux de remédier à cette situation, l’UNICEF a créé des systèmes de suivi améliorés permettant une meilleure collecte et analyse de données fiables concernant les besoins des filles et des femmes dans tous les secteurs.

L’organisation veut également prolonger l’élan fourni par ses succès au niveau de la communauté. « Jusqu’à maintenant, une grande partie des actions de l’UNICEF en faveur des hommes et des garçons ont été menées au niveau communautaire : travailler avec des dirigeants traditionnels, avec des garçons dans différents camps, et avec des organisations communautaires pour orienter les hommes sur les différents aspects de la masculinité. Ces stratégies sont bonnes mais il s’avère difficile d’en élargir la portée », a déclaré Mme Malhotra. La prochaine étape, dit-elle, est de se tourner vers les institutions (écoles, hôpitaux, parlements) pour voir comment ces succès au niveau communautaire peuvent être reproduits.

L’attention accrue accordée à l’égalité des sexes, associée aux améliorations dans la collecte et le suivi des données, aboutira à des résultats de grande portée dans tous les aspects du développement, a expliqué Anthony Lake, le Directeur général de l’UNICEF. 

« Nous mettons plus fortement l’accent sur les filles, que cela soit en matière d’éducation, de violence ou d’enregistrement des naissances, et cela se déroule étonnamment bien, a-t-il dit. L’intégration des questions relatives à l’égalité des sexes peut contribuer à des résultats… A mesure que nous obtenons plus de résultats… nous serons plus à même d’analyser nos besoins et notre plan d’action ».


 

 

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