Conseil d'administration

La collaboration entre l'UNICEF et le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme au premier plan

NEW YORK, États-Unis, 10 février 2011 – Chaque année, environ 8 millions de jeunes enfants meurent de causes essentiellement évitables. Les façons principales d'éviter ces décès inacceptables – grâce à la collaboration entre l'UNICEF et le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme – étaient le sujet d'une session qui leur était spécialement consacrée lors de la réunion d'hier du Conseil d'administration, au Siège de l'ONU, à New York.

VIDÉO (en anglais) : 9 février 2011 - Michel Kazatchkine, Directeur général du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme s'exprime sur la durabilité et la santé lors de la première session ordinaire du Conseil d'administration 2011 de l'UNICEF.  Regarder dans RealPlayer

 

À ce débat, qui s'est déroulé lors de la seconde journée de la première session régulière 2011 du Conseil d'administration, figurait un exposé détaillé du Directeur général du Fonds mondial Michel Kazatchkine faisant état des grandes lignes de la large collaboration entre le Fonds et l'UNICEF. Un débat ultérieur entre Michel Kazatchkine, le Directeur général de l'UNICEF Anthony Lake et les délégués du Conseil d'administration a suivi.  

« Le Fonds mondial et l'UNICEF sont des partenaires naturels et, je dirais même, obligés », a déclaré Anthony Lake. Il a poursuivi en citant le niveau « incroyable » de soutien de la part du Fonds mondial dans le monde entier pour les programmes en faveur de la santé de la mère et de l'enfant.

« La collaboration entre le Fonds mondial et l'UNICEF est remarquable et elle est en train de s'amplifier », a ajouté Michel Kazatchkine. En tant « qu'outil financier, non pas en tant qu'entité de mise en oeuvre », a-t-il dit, le Fonds mondial complète les opérations de l'UNICEF et celles des autres s'employant à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) liés à la santé, d'ici 2015.

VIDÉO (en anglais) : 8 février 2010 - Son Excellence Sanja Štiglic, Représentante permanente de la Slovénie auprès des Nations Unies et récemment élue Présidente du Conseil d'administration de l'UNICEF, discute les programmes pour 2011 en vue de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement.  Regarder dans RealPlayer

 

Comme l'a signalé Michel Kazatchkine devant le Conseil d'administration, les donateurs ont promis plus de 30 milliards de dollars depuis la création du Fonds mondial en 2002. A ce jour, le Fonds a approuvé près de 22 milliards de dollars en subventions pour plus de 800 programmes dans 140 pays. Des programmes de santé menés au niveau national financés par le Fonds mondial ont assuré un traitement contre le SIDA à 3 millions de personnes et un traitement contre la tuberculose à 7,7 millions d'autres ; ils ont aussi distribué 160 millions de moustiquaires imprégnées pour prévenir le paludisme.   

Grâce à un travail de proche coordination avec les gouvernements et un large éventail d'intervenants – dont l'UNICEF – ces programmes ont pour but d'assurer l'existence de services intégrés, celle d'opérations groupées indispensables d'un coût abordable et celle de systèmes de santé solides. 

Les Objectifs en matière de santé à portée de main

Anthony Lake a souligné le rôle essentiel que jouent la mobilisation des pays dans la conception et la mise en oeuvre de programmes de santé durables. « Ce n'est pas seulement une chose souhaitable, c'est une chose nécessaire », a-t-il dit. Michel Kazatchkine a approuvé, reconnaissant les pays effectuant la mise en oeuvre comme « largement responsables » des succès accomplis avec l'appui du Fonds Mondial.

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© UNICEF video
Michel Kazatchkine, Directeur général du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (à gauche) rejoint à la tribune Anthony Lake, le Directeur général de l'UNICEF lors de la première session régulière 2011 du Conseil d'administration de l'UNICEF.

Conséquence de cette approche inclusive qui vise à l'obtention de résultats, deux Objectifs sont actuellement à portée de main : l'élimination du paludisme en tant que problème de santé publique dans la plupart des pays où celui-ci est endémique, et la quasi-élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant.

« Quelque chose qui était un rêve il y a seulement six ans est aujourd'hui réalisable », a affirmé Michel Kazatchkine, évoquant les progrès concernant la prévention de la transmission de la mère à l'enfant. La prévention du paludisme est « un autre exemple du partenariat à pied d'oeuvre », a-t-il dit, en rappelant qu’il ne manquait plus que 20 millions de moustiquaires avant d’arriver à l’objectif d’une couverture universelle dans le monde en développement.   

Partenariats et crises

Hier, entre autres sujets traités, le Conseil d'administration a aussi reçu des informations sur le plan d'action pour 2011 de l'UNICEF et un budget pour la levée de fonds provenant du secteur privé et les partenariats; il a également reçu des informations sur une feuille de route relative à un budget intégré avec le Programme de l'ONU pour le développement et le Fonds de l'ONU pour la population.

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© UNICEF/NYHQ2011-0212/Markisz
Des délégués suédois en train de débattre lors de la première session ordinaire du Conseil d'administration 2011 de l'UNICEF qui s'est déroulée au Siège de l'ONU, à New York.

La réunion s'est achevée par un exposé de la Directrice adjointe Hilde F. Johnson sur les interventions de l'UNICEF face aux récentes crises humanitaires. Hilde F. Johnson a souligné une confluence exceptionnelle entre des catastrophes naturelles d'une grande intensité et d'autres crises complexes qui, en 2010, ont touché les enfants, dont le tremblement de terre dévastateur et la flambée de choléra en Haïti ainsi que les inondations massives au Pakistan. 

« L'UNICEF a globalement répondu à 290 crises humanitaires dans 98 pays l'an dernier », a-t-elle dit, observant que toutes les crises ont un effet disproportionné sur les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables du monde.


 

 

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