Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et autres maladies (OMD 6)

Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA

© UNICEF/HQ05-1726/Cranston
En 2005, l’UNICEF et l’ONUSIDA ont mené une grande offensive pour répondre aux besoins des enfants en lançant la campagne mondiale Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA. Cette campagne a pour but d’aider la communauté internationale à se rapprocher de la réalisation de l’Objectif 6 du Millénaire pour le développement. Avec son thème secondaire « Les enfants, la face cachée du SIDA », elle vise à sensibiliser les populations et à réunir des fonds, tout mettant les percées médicales, sociales et politiques en matière de soins et de prévention à la portée des enfants.

Lancée par les Comités nationaux pour l’UNICEF, la campagne prouve qu’il est judicieux d’impliquer nos partenaires à tous les niveaux, grâce à des efforts concertés dans les pays en développement comme dans les pays industrialisés.

La campagne Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA s’inscrit dans le cadre d’un effort mondial renouvelé contre la pandémie du VIH/SIDA grâce à divers financements et au soutien de la communauté internationale tout entière. Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, la Banque mondiale et l’Emergency Plan for AIDS Relief du Président des États-Unis sont intervenus pour combler certaines lacunes financières et simplifier les mécanismes de collecte de dons. Les efforts combinés des 10 institutions qui parrainent l’ONUSIDA et d’autres partenaires ont contribué à stimuler les prises d’initiatives au niveau national et à élargir la participation communautaire.

Cette recrudescence des efforts des dirigeants, à quelque niveau que ce soit, revêt une importance cruciale. Le nombre de personnes vivant avec le VIH n’a jamais été aussi élevé et les taux d’infection des femmes dépassent de plus en plus celui des hommes, ce qui a des conséquences graves pour leurs enfants.

Lutter contre le paludisme

Les efforts déployés pour combattre et inverser l’incidence du paludisme font partie de l’Objectif 6 et, en cas de succès, ils pourraient avoir un formidable impact sur la mortalité infantile en Afrique, où ce fléau fait périr plus de 800 000 enfants de moins de cinq ans par an. En 2005, on a pu constater une augmentation considérable des investissements dans la lutte contre le paludisme, notamment par l’intermédiaire de la Stratégie mondiale et du programme d’action de la Banque mondiale, de l’Initiative du président des États-Unis : Fighting Malaria, Saving Lives in Africa, du programme (MACEPA) de lutte contre le paludisme en Afrique, financé par la Fondation Gates, et en particulier grâce au Fonds mondial.

L’UNICEF – qui est déjà le premier fournisseur du monde de moustiquaires – a également été le premier à mettre au point un système de distribution efficace des moustiquaires fortement subventionnées au niveau local. Le Rapport sur le paludisme dans le monde, publié en mai 2005 par l’initiative Faire reculer le paludisme, l’Organisation mondiale de la Santé et l’UNICEF, révèle que le nombre de moustiquaires vendues et distribuées dans de nombreux pays africains a augmenté entre 1999 et 2003;

De nombreux pays accélèrent la distribution de ces moustiquaires imprégnées d’insecticide en l’intégrant aux services de vaccination et de soins prénatals. De grandes campagnes ainsi intégrées se sont déroulées dans quatre pays en 2005 et d’autres campagnes sont prévues dans 10 autres en 2006.

Autre fait important : à la fin de 2005, la thérapie combinée à base d’artémésinine (ACT) – l’un des traitements les plus efficaces contre le paludisme dans les régions où la maladie est devenue résistante à d’autres thérapies – a été adoptée comme un traitement de première et de deuxième intention dans 56 pays, dont plus de 30 en Afrique.