13 décembre 2005
Réduire la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle (OMD 4 et 5)
Sauver de jeunes enfants et leurs mères
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| © UNICEF/HQ05-0921/Noorani |
Le renouvellement des efforts déployés pour lutter contre les causes les plus profondes de la mortalité des moins de cinq ans commence à porter ses fruits. Les mesures vigoureuses menées par l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la Santé et plusieurs partenaires ont permis de faire reculer le taux de décès dus à la rougeole de près de 48 % de 1999 à 2004.
Mais plus de 27 millions d’enfants de moins d’un an et 40 millions de femmes enceintes de par le monde échappent aux services de vaccination systématique, comme le démontre la publication de l’UNICEF Progrès pour les enfants : bilan de la vaccination.
La Stratégie accélérée pour la survie et le développement de l’enfant (ACSD) et la Prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME) ouvrent de nouvelles possibilités.
L’ACSD est appliquée par les gouvernements et plusieurs partenaires locaux et internationaux depuis 2002 dans 97 districts de 11 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale. Les taux de mortalité dans les districts où le programme a été mis en œuvre de manière intensive ont chuté, entre 16 et 25 % comparé aux districts de référence. Selon les estimations, l’ensemble du programme permettrait de prévenir 18 000 décès d’enfants par an. En Afrique de l’Est et australe, l’approche communautaire de la PCIME a favorisé l’adoption de meilleures pratiques dans 15 pays qui privilégient l’amélioration des soins aux familles.
Appel à l’action
Au niveau mondial, l’initiative La vaccination dans le monde : vision et stratégie, élaborée par l’Organisation mondiale de la Santé et l’UNICEF, a été adoptée par les gouvernements à l’occasion de l’Assemblée mondiale de la santé en mai dernier. Le but est de parvenir à une couverture vaccinale de 80 % dans tous les pays d’ici à 2010, en privilégiant les nouvelles méthodes de vaccination et en fournissant des services intégrés aux enfants défavorisés et marginalisés.
En septembre, c’est à l’UNICEF qu’a été lancé le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, créé dans le but d’accélérer les progrès en faveur des Objectifs 4 et 5 du Millénaire. Le Partenariat a ensuite participé à l’organisation de la conférence « Compte à rebours jusqu’en 2015 : suivre les progrès en faveur de la survie de l’enfant » qui s’est déroulée à Londres. Là, des experts du monde entier ont examiné les difficultés rencontrées lors de l’élargissement des programmes et unifié leurs appels à l’action de la part des décideurs.
L’importance capitale du bien-être des mères
En 2005, l’UNICEF a soutenu la santé maternelle grâce à un large éventail d’interventions ainsi que par des activités de sensibilisation à des questions comme les mariages précoces, les mutilations génitales féminines et l’excision et, pendant la grossesse, la prévention du paludisme, la vaccination par l’anatoxine tétanique et l’administration de suppléments de fer/acide folique.

