Intervention d’urgence
Le tsunami de l’océan Indien
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| © UNICEF/HQ05-1660/Mohan |
A peine 48 heures après la catastrophe, les rescapés ont commencé à recevoir du matériel de survie et à bénéficier de vaccinations contre la rougeole, de mesures contre le paludisme, d’eau salubre et d’installations sanitaires de base. On a établi une liste des enfants séparés de leurs familles de manière à ce qu’ils puissent retrouver des personnes apparentées ou qui puissent s’occuper d’eux. Et grâce aux efforts coordonnés des gouvernements, de l’UNICEF, d’autres institutions de l’ONU, ainsi que d’organisations non gouvernementales, la santé et le bien-être général de centaines de milliers de personnes ont pu être protégés et on a pu empêcher que des maladies ne se déclarent à grande échelle.
Au 31 décembre 2005, les donateurs privés et les gouvernements avaient contribué à hauteur de 660 millions de dollars aux efforts de secours et de relèvement de l’UNICEF : à cette date, 215 millions avaient été dépensés, 96 pour cent de cette somme étant alloués directement aux efforts de secours et de relèvement post-tsunami dans huit pays et 4 pour cent étant accordés au siège et aux bureaux régionaux pour financer des activités liées au tsunami. Quant aux 445 millions de dollars restants, ils sont destinés aux activités de relèvement, qui devraient être terminées pour la plupart fin 2007.
La générosité des donateurs a permis à l’UNICEF d’intervenir sitôt après les destructions et de travailler en étroite collaboration avec les gouvernements et les communautés dans le cadre d’une reconstruction à long terme dans le domaine de l’éducation ainsi que dans l’ensemble des autres secteurs, ce qui permettra de réduire la vulnérabilité face aux catastrophes et d’améliorer la vie des enfants des générations futures.
Construire de meilleures écoles
L’UNICEF coopère avec plusieurs gouvernements afin de mettre au point des normes et directives pour la construction d’écoles qui soient accueillantes pour les enfants et qui offrent un plus grand nombre d’enseignants, davantage d’espace, un accès pour les écoliers handicapés, de l’eau potable ainsi que des toilettes séparées pour les filles et les garçons. Elles disposeront de fondations plus solides pouvant résister aux vibrations sismiques et profiteront à tous les enfants, même ceux des régions épargnées par le tsunami.
En Indonésie, l’UNICEF travaille avec les communautés locales et les autorités provinciales et nationales afin de bâtir, réhabiliter ou reconstruire 367 écoles à Aceh et au Sumatra du Nord pour un montant s’élevant à 90 millions de dollars. En collaboration avec le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), la construction de la première école permanente a été entreprise en septembre 2005.
Les emplacements de ces nouvelles écoles permanentes sont déterminés conjointement par les communautés, les parents, les enseignants et les responsables de l’éducation au sein des gouvernements locaux. Les écoles sont construites à la fois dans des régions faciles d’accès et dans des zones plus reculées, ce qui garantit une certaine équité en matière d’accessibilité. La conception de base d’une école comprend six salles de classe, des toilettes avec lavabos, une salle des professeurs et, à l’extérieur, une aire de jeu aménagée.
Au Sri Lanka, l’importance des dégâts a permis de réaménager voire reconstruire les écoles. Un plan de relèvement de trois ans financé par l’UNICEF prévoit la construction de 26 écoles accueillantes pour les enfants et la réparation ou la construction de 60 centres de soins sociaux pour enfants.

