Réduire la violence sexiste à l’encontre des femmes et des filles en Côte d'Ivoire

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Les femmes et les enfants sont trop souvent victimes de la violence sexiste en Côte d'Ivoire.

Par Eva Gilliam

ABIDJAN, Côte d'Ivoire, 15 mars 2010 – Bien que la Côte d’Ivoire tente peu à peu de retrouver une paix durable après des années de conflit, les femmes et les enfants du pays continuent d’être les victimes de viol et d’autres formes de violence sexiste.

Un grand nombre de femmes et de filles en Côte d'Ivoire ont été victimes de violences sexuelles au moins une fois dans leur vie. Entre 2007 et 2008, le nombre de cas a augmenté de façon significative.
 
« À cause du conflit politique et social en Côte d’Ivoire, un climat de violence s’est installé dans le pays et a entravé l’application de la loi, » explique Laetitia Bazzi, chef de la section Protection de l’enfant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire.

Violence sexiste

Marie (ce n’est pas son vrai nom) n’a que six ans, et pourtant elle a déjà été victime d’un viol. 

« J’avais cinq ans, » raconte-t-elle. « J’étais avec une amie et nous sommes allées manger à la cantine. Sur le chemin du retour, un homme m’a attrapé sur le bord de la route. »

Heureusement, les parents de Marie connaissaient les mesures cruciales à prendre car l’accès aux soins médicaux et psychosociaux s’est amélioré dans le pays grâce au développement de parcours de prise en charge fournis par l’UNICEF et ses partenaires.

Mobilisation communautaire

« Une fois que le médecin, les travailleurs humanitaires de l’UNICEF et les autres acteurs ont vu la victime, c’est à nous d’aller la voir pour l’écouter. Le fait d’écouter et de laisser parler la victime est extrêmement important, » affirme Mme Fadiga, au ministère de la Famille, de la Femme et des Affaires sociales.

La mobilisation communautaire et les campagnes de sensibilisation qui encouragent les individus à s’exprimer contre la violence sexuelle (sous toutes ses formes) ont permis à un plus grand nombre d’Ivoiriennes de signaler ce type de violence aux autorités compétentes.
 
« La violence sexiste est de moins en moins taboue. Les victimes ne sont plus rejetées et ne se sentent plus seules, » affirme Mme Fadiga. « Les gens en parlent, et il ya même des familles qui vont dénoncer ce qui s’est passé auprès des autorités compétentes. »

Changer les comportements

L’application de la loi est encore insuffisante en Côte d’Ivoire. Les auteurs de violences sexuelles sont rarement condamnés ou traduits en justice.

« Il y a beaucoup de questions difficiles. Chaque amélioration que nous faisons requiert beaucoup de temps et d’efforts, » explique Maarit Hirvonen, la Représentante de l’UNICEF en Côte d’Ivoire. « Ici à l’UNICEF, nous travaillons en collaboration avec les communautés et les travailleurs sociaux pour tenter de changer les comportements et renforcer l’application de la loi. »

Tandis que le pays continue d’aller de l’avant, l’UNICEF tente de s’assurer que les enfants de Côte d’Ivoire pourront bientôt vivre et jouer sans avoir à craindre la violence dans leurs vies.


 

 

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Eva Gilliam (UNICEF) présente le problème de la violence à l’encontre des femmes et des filles en Côte d'Ivoire.
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