Pays en crise

© UNICEF/HQ07-0244/ Pirozzi Des fillettes attendent, devant leur école, afin de saluer l'Ambassadrice itinérante de l'UNICEF Mia Farrow (pas sur la photo), au camp de réfugiés de Djabal, au Tchad.

Les crises peuvent éclater sans prévenir, dévastant des sociétés en quelques minutes : l’ouragan Katrina, le tsunami de l'océan Indien, le tremblement de terre du Sichuan. Les crises peuvent également durer longtemps, faire rage pendant si longtemps qu'elles font désormais du psychisme d'une nation: le Soudan, Gaza, la Colombie.

Qu'il s'agisse de catastrophes naturelles ou de conflits armés, les crises créent un environnement de traumatisme et de destruction dans lequel les enfants sont extrêmement vulnérables.

L'UNICEF est résolu à protéger les droits des enfants, en quelque circonstance que ce soit. Dans le secteur de l'éducation, nous sommes engagés à être les premiers à intervenir en cas d'urgence, en établissant des espaces de formation qui protègent et confortent les enfants, en protégeant leurs droits tout en rétablissant un sentiment de normalité. Dans les six à huit premières semaines après une crise, nous avons monté des tentes ou autres espaces d'apprentissage temporaires équipés de matériel pédagogique et didactique.

Nous organisons aussi des sports et autres activités récréatives qui se sont avérés précieux pour aider les enfants à se remettre de leurs traumatismes.

Au-delà de cette réponse initiale, nous croyons qu’il est bon de « reconstruire en mieux ». Tout en travaillant à la rétablissement de systèmes éducatifs permanents, nous nous efforçons d’aller au-delà du status quo. Outre la formation des enseignants, nous introduisons l’enseignement de compétences essentielles à la vie courante, dans des domaines tels que le VIH et le SIDA, la santé procréative ou la sensibilisation aux dangers des mines terrestres. Nous établissons aussi des services communautaires tels que l'approvisionnement en eau salubre, un assainissement adéquat et des services de santé d'urgence, y compris un soutien psychologique.

Lorsque les pays restent plongés dans une crise chronique, l'UNICEF s'efforce de maintenir des services éducatifs, même dans des environnements extrêmement hostiles. Les enfants ne perdent pas leur droit à l'éducation parce qu'ils sont dans un pays qui est mal gouverné ou ravagé par des conflits violents. Les enfants de ces pays ont encore plus besoin d'éducation que les autres.

L'UNICEF est l'un des organismes qui a de fortes chances d’être totalement opérationnel pendant les crises. En raison de nos capacités opérationnelles sur le terrain et de notre vaste réseau de partenaires, nous sommes souvent en mesure d'aider à relancer et maintenir des services éducatifs. Nos programmes fonctionnent par le biais des canaux officiels et informels, comme les circonstances l'exigent et sont généralement gérées par des partenariats avec les collectivités locales et les groupes de la société civile. Un exemple est la fourniture d'enseignement à domicile pour des filles en Afghanistan, un pays en proie à de multiples catastrophes naturelles et à d’interminables conflits armés, à un moment où son gouvernement est hostile à l'éducation des filles.

Alors que l'UNICEF travaille pour guérir les blessures des enfants et créer des espaces pour l'apprentissage, nous nous engageons à construire un avenir meilleur et plus sain. Pendant et après une crise, nous maintenons le dialogue avec les gouvernements pour recueillir leur engagement et leur soutien à l'éducation et autres services sociaux pour les enfants. Nous croyons fermement que, de concert avec nos partenaires, nous pouvons créer un monde meilleur - même dans les pires circonstances, les crises les plus dévastatrices.

Que leurs vies aient été anéanties par des conflits armés ou la brutalité imprévisible de la nature, la société traumatisée et les enfants vulnérables ont besoin d'aide pour ramasser les morceaux. Et l'UNICEF s'est engagé à les aider à y parvenir.


 

 

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