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Evaluation report

2013 Guinea Bissau: Final Evaluation of the MDGF Nutrition Joint Programme in Guinea Bissau



Author: UN system (RCO, WHO, UNICEF, WFP, FAO)

Executive summary

"With the aim to continuously improve transparency and use of evaluation, UNICEF Evaluation Office manages the "Global Evaluation Reports Oversight System". Within this system, an external independent company reviews and rates all evaluation reports. Please ensure that you check the quality of this evaluation report, whether it is “Outstanding, Best Practice”, “Highly Satisfactory”, “Mostly Satisfactory” or “Unsatisfactory” before using it. You will find the link to the quality rating below, labelled as ‘Part 2’ of the report."

Background:

La Guinée-Bissau est classée 3ème pays le plus pauvre sur base de l’indice de développement humain avec plus de 65% de la population vivant avec moins d’un dollar par jour. Elle dépend grandement de l’aide internationale.

Le pays qui a été affecté par un conflit civil à la fin des années 90 connait depuis lors une instabilité politique quasi permanente mettant en péril toute réforme économique et institutionnelle et rendant plus difficile une aide au développement efficace. L’insécurité alimentaire reste très élevée dans le pays tout comme les indicateurs de nutrition qui se sont malgré tout substantiellement améliorés depuis le début des années 2000. En 2008, les taux de malnutrition (malnutrition chronique, insuffisance pondérale) étaient quasi similaires à ceux du Sénégal et moins élevés que la Guinée voisine.

Dans ce contexte, les agences des Nations Unies ont élaboré un programme conjoint financé par le MDG-f avec l’objectif d’améliorer l’accès des populations vulnérables aux services sociaux de base (santé) et de renforcer la capacité de gestion des institutions nationales en matière de nutrition. Les résultats attendus du programme conjoint sont 1. Amélioration de la gestion et prévention de la malnutrition infantile dans les structures sanitaires, 2. Mise en place de mécanismes communautaires de surveillance et promotion nutritionnelle, 3. Etablissement de jardins scolaires promouvant l’éducation nutritionnelle et améliorant l’état nutritionnel des enfants scolarisés et 4. S’assurer d’une supervision et suivi effectif des actions liées à la sécurité alimentaire et nutrition par les contreparties nationales.

Purpose/Objective:

L’objectif de cette évaluation finale est de nature sommative et vise d’une part à évaluer dans quelle mesure le programme conjoint a pleinement mis en oeuvre les activités prévues et obtenu les produits et réalisations attendus, et d’autre part générer un volume de connaissances basées sur les faits, concernant un ou plusieurs volets du F-OMD, en identifiant les meilleures pratiques et les enseignements tirés.
Une particularité de cette évaluation est qu’elle était initialement programmée début 2012 comme évaluation à mi-parcours mais qu’en raison de problèmes politiques dans le pays a été reportée à la fin 2013 et traitée comme une évaluation finale.

Methodology:

La méthodologie utilisée s’est basée sur la combinaison de discussions en groupes focaux, entretiens semi-structurés, entretiens individuels, ainsi que la revue détaillée des activités réalisées suite à l’analyse documentaire, et l’observation directe des réalisations sur le terrain :

Les consultants ont effectué une analyse des documents disponibles, à savoir, PRODOC4, rapports semestriels et annuels, minutes des différents comités de gestion du PC, rapports de mission des consultants, etc., et documents nationaux dans les domaines de la santé, éducation et agriculture / développement rural.

S’en sont suivi les entretiens avec les parties prenantes telles les responsables et chargés de programme du PC, leurs contreparties nationales tant au niveau central que régional, certains protagonistes (ex. ONG5) non impliqués directement dans le PC mais présents dans les zones d’interventio

La mission de terrain a permis outre les entretiens avec les bénéficiaires institutionnels et finaux du PC, l’observation directe des réalisations physiques du PC

Findings and Conclusions:

Pertinence : le programme répond parfaitement aux priorités établies par le Document de Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté (2006-8) et le Plan-Cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement (2008-12), notamment en ce qui concerne l’utilisation des services sociaux de base et le renforcement des capacités des institutions nationales en capital humain.

Efficience : le programme d’une durée initiale de 3 ans a eu de grandes difficultés à s’opérationnaliser en phase de démarrage mais aussi à engager le personnel prévu dans le document de programme ; en particulier le coordinateur de programme et les spécialistes nationaux et internationaux en nutrition ne furent engagés quasi qu’à mi-parcours du parcours conjoint.

Appropriation : l’ancrage institutionnel du programme est élevé au niveau du Ministère de la Santé et reflète l’allocation des ressources financières du programme à ce ministère ainsi que les moyens mis à disposition par l’Etat. Il est très faible pour les ministères de l’Education et Agriculture, tout comme le sont les moyens mis en oeuvre par l’Etat. Les structures régionales, mis à part la santé, sont peu soumises à contribution dans la mise en oeuvre et suivi du programme conjoint bien que la situation se soit améliorée en fin de programme en envisageant différentes initiatives visant à promouvoir le suivi et évaluation regional.

Efficacité : l’appui de l’UNICEF a amélioré substantiellement la qualité des services liés à la nutrition dans les centres de santé (ex. dépistage de la malnutrition, allaitement maternel exclusif, conseils nutritionnels). Le département Nutrition du Ministère de la Santé a renforcé ses capacités de suivi et conseil ; cependant, l’enregistrement des données liées à la malnutrition dans les centres de santé laisse encore à désirer de même que l’analyse de celles-ci tant au niveau régional que nationale.

Recommendations:

Coordination : la Coordination doit veiller à ce qu’un séminaire final de clôture soit réalisé sur les aspects durabilité et communication / plaidoyer, suivi par l’éventuelle création de plateformes nutrition régionales, et une étude d’impact engagée afin de confirmer ou non l’impact du programme sur la réduction de la malnutrition. LA Coordination devra veiller à ce que les agences ne s’engagent plus dans de nouvelles activités mais consolident les acquis.

FAO : afin de renforcer la durabilité des jardins scolaires et de faciliter l’ancrage du concept au sein du Ministère de l’Education, la FAO pourrait organiser un débat sur la manière d’intégrer la problématique de la malnutrition dans les commissions d’études tenues tous les 15 jours et sur le role des inspecteurs qui pourraient faire levier sur les directeurs d’école dans la mise en place systématique des jardins scolaire et leur intégration dans le curriculum scolaire.

PAM : le PAM doit modifier ses procédures d’acquisition / planification afin que des ruptures de stock ne se produisent plus ; en particulier le fait que l’approvisionnement pour un programme donné soit dépendant de la poursuite, reprise ou démarrage d’un autre programme.

UNICEF : certaines activités entamées durant ce programme conjoint doivent être renforcées, à savoir : l’acquisition (tenue des registres dans les centres de santé et CARITAS qui a des difficultés dans l’utilisation du z-score) et analyse des données nutritionnelles (au sein des dpt. régionaux et Nutrition).

OMS : devrait veiller à ce que les radios aient une moto tout terrain et organiser une étude d’impact sur les effets des programmes radio ‘nutrition’. Si ce type d’activité doit être soutenu dans le futur, d’autres méthodes plus dynamiques (reportages interactifs, jeux radiophoniques, etc.) devraient être envisagées.

Lessons Learned:

Quand un programme est mis en oeuvre de manière conjointe, l’étape clef qui déterminera en grande partie son succès (atteinte des objectifs et obtention des résultats) est la phase de formulation du programme : dans le cas du MDG-f, la phase de design est négligée d’une part à cause des délais très courts exigés par le fonds lui-même et d’autre part par les agences qui sous-estiment les implications d’une mise en oeuvre conjointe ; il en résulte un cadre logique très vague, certes avec des indicateurs de résultats liés aux activités mais qui ne mesurent en aucune façon les changements induits par les actions du PC : pour preuve, à ce jour, il n’est toujours pas possible d’établir si le programme a eu un effet positif, négatif ou pas d’effet du tout sur la malnutrition dans les 3 régions.

L’absence d’expertise en nutrition de la coordination n’a pas permis à celle-ci de fournir un appui-conseil technique indépendant des intérêts individuels de chaque agence ; en ce sens, la coordination a été un outil couteux du PC.

L’appropriation des acquis et des responsabilités par les parties prenantes est essentielle pour assurer d’une part la durabilité des résultats et d’autre part une diffusion à plus grande échelle de ceux-ci. Pour ce faire faut-il encore que les parties prenantes nationales soient associées à la mise en oeuvre du PC afin qu’elles s’approprient les résultats positifs. Cela a bien été le cas pour toutes les activités dans le secteur de la santé. Il n’en est rien pour les Ministères de l’Agriculture et Education. Dans ce contexte, les centres de décision se trouvent du côté des agences ce qui est paradoxal quant aux recommandations de la déclaration de Paris.



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Report information

Year:
2013

Country:
Guinea Bissau

Region:
WCARO

Theme:
Nutrition

Type:
Evaluation

Partners:
Ministry of Health, Ministry of Plan, Ministry of Agriculture, Ministry of Education, Caritas, IPHD

Language:
French

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