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Evaluation report

2012 Democratic Republic of Congo: Evaluation du programme 2007-2011 pour les Enfants Associés aux Forces et aux Groupes Armés en RDC



Author: Sylvie Bodineau

Executive summary

"With the aim to continuously improve transparency and use of evaluation, UNICEF Evaluation Office manages the "Global Evaluation Reports Oversight System". Within this system, an external independent company reviews and rates all evaluation reports. Please ensure that you check the quality of this evaluation report, whether it is "Outstanding, Best Practice", "Highly Satisfactory", "Mostly Satisfactory" or "Unsatisfactory" before using it. You will find the link to the quality rating below, labeled as 'Part 2' of the report."

Background:

Cette etude rapporte les résultats d’une évaluation menée à Kinshasa et dans les provinces de l’Equateur, l’Ituri et le Nord Kivu en juin-juillet 2011, portant sur le programme de l’UNICEF relatif aux enfants associés aux forces et groupes armés depuis 2007.

A partir de 2007, du fait de l’interruption des activités de la CONADER (qui devient alors UEPNDDR) entre juillet 2007 et fin 2008, et de la fin des financements directs octroyés par le MDRP dans le cadre des projets spéciaux, le rôle de l’UNICEF a considérablement évolué:

Pour assurer la couverture des besoins, l’UNICEF a pris le relai des ONG internationales parties, ainsi que le lead et la coordination des activités. En 2009, même avec la reprise de ses activités, l’UEPNDDR fortement affaiblie en termes de personnel et d’infrastructures n’a plus eu la capacité d’assurer la coordination des activités dirigées aux enfants, ni de se charger de la partie opérationnelle pour les enfants. Encore une fois, l’UNICEF a dû accroitre son implication directe et indirecte, sans pour autant être en mesure d’influencer significativement les approches.

Purpose/Objective:

Cette évaluation poursuit deux objectifs :
1. Mesurer le progrès par rapport aux efforts de réinsertion des enfants et aux recommandations de la dernière évaluation ; et 
 2.  Etablir un « baseline » pour le nouveau cycle de ce programme de deux ans.

Methodology:

Collecte de données par l’évaluation
Après une première revue de documentation, en accord avec l’UNICEF lors de la présentation du plan méthodologique, la collecte de données de terrain s’est déroulée à partir de visites de projets dans les provinces de l’Equateur, l’Ituri et le Nord Kivu, d’entretiens semi-directifs et de groupes de discussion. 

Visites de projets dans l’Equateur, l’Ituri, et le Nord Kivu. Le choix des provinces à visiter s’est effectué en concertation avec le responsable UPC de Kinshasa en fonction de l’importance du phénomène de recrutement, de la diversité des approches, des lieux d’intervention des partenaires (milieu rural/milieu urbain) et du temps disponible.

Rencontres/entretiens semi-directifs au niveau national et provincial: avec les responsables d’agences d’exécution et les personnels pour connaitre et comprendre leurs approches.

Groupes de discussion : Des réunions avec des groupes mixtes d’enfants et avec des membres du personnel qui travaillent à tous les niveaux d’intervention ont été organisées d’une part pour connaitre leur perception des projets qui leurs sont dirigés, évaluer leur degré de participation aux différents stades du processus, et d’autre part capter les leçons tirées de l’expérience et  vérifier leur compréhension de l’ensemble du projet dans lequel ils s’inscrivent et du programme dans son ensemble

En l’absence de données systématisées et totalement fiables,
- pour ce qui concerne le niveau de réalisation des activités, l’évaluation a pris avec précaution les chiffres annoncés et s’est limitée à ceux qui semblent les moins discutables
- pour ce qui concerne la performance des activités réalisées, l’évaluation s’est basée sur des données qualitatives tirées des rapports de suivi de l’UNICEF et des partenaires ainsi que des rencontres et focus-groupes avec les bénéficiaires, partenaires et autres acteurs pertinents.

Findings and Conclusions:

La persistance des groupes armés et les  opérations militaires pour les neutraliser, ainsi que les violations des droits de l’enfant qui accompagnent ces conflits, font de la prévention et de la réponse aux urgences une priorité stratégique pour le programme Protection de l’Enfant. 

Alors que l’UEPNDDR tend à disparaitre, que la communauté internationale se désinvestit du sujet (se tournant de plus en plus vers des activités de relèvement et reconstruction du pays), et qu’on assiste à un déni accru du gouvernement concernant le recrutement d’enfants par les FARDC, la situation ne peut être considérée comme réglée :
- le phénomène de recrutement persiste y compris au sein des FARDC ;
- les appuis à la réinsertion ont été peu concluants, un certain nombre d’enfants sortis des forces et groupes armés que ce soit par le processus formel ou informel n’ont pas été atteints par les programmes ;
- on assiste dans l’Est à de nombreux ré-enrôlements.

Or du fait de la convention avec l’UEPNDDR limitant l’UNICEF dans le carcan du PNDDR, du nombre considérablement limité d’agences locales et internationales spécialisées sur la question, du vide récurrent de spécialistes chargés de protection à l’UNICEF (notamment dans la zone Est), et de l’évolution de la situation géopolitique et stratégique dans le pays, les approches préconisées n’ont pas toujours été pleinement appliquées.

Sur le plan opérationnel, on note que l’approche de soutien aux ONG locales a été plus concluante que celle aux ONG internationales, offrant plus de durabilité. une meilleure assise communautaire et  une meilleure qualité d’appuis à la réinsertion.

Mais des faiblesses en personnel dans la zone Est amenuisent considérablement la qualité des

projets (peu de suivi, niveau de coordination très faible qui occasionne une certaine ambivalence entre attentes et méfiance de la part des autres acteurs).

Recommendations:

Sur le plan politique, l’’UNICEF devrait intervenir au plus haut niveau, par exemple dans le cadre de l’Equipe Spéciale 1612, et s’associer à d’autres acteurs influents pour mener un plaidoyer aux fins en particulier d’amener le gouvernement à s’engager à élaborer et à mettre en oeuvre le plan d’action conformément aux Résolutions 1539, 1612, 1882 du Conseil de Sécurité des NU qui visent à éliminer le recrutement et l’utilisation d’enfants au sein de forces et groupes armés. 

Sur le plan institutionnel, à partir d’octobre 2011, l’UEPNDDR n’aura plus de fonds ni de service dirigé aux enfants. Il est nécessaire que l’UNICEF et l’UEPNDDR considèrent ensemble un passage de relais avec d’autres Ministères qui puissent assurer harmonisation, suivi et contrôle de tous les acteurs vis-à-vis du respect des procédures, notamment les autorités politiques et militaires, pour ce qui concerne le processus officiel de vérification et de sortie des enfants. Une attention particulière devrait être portée sur l’avenir de la base de données afin que les informations qui y sont consignées ne soient pas utilisées contre les enfants et leurs familles.

Sur le plan opérationnel, L’UNICEF devrait pouvoir reprendre le lead des agences de protection, en accompagnement du ou des Ministères qui prendront le relais et assurer une coordination qui se penche sur la recherche de solutions aux défis posés au programme et la révision des procédures, accompagnée de renforcement de capacités des acteurs opérationnels. 

Sur le plan stratégique, le plan STAREC (Plan pour la Stabilisation et la Reconstruction pour les Zones affectées par la guerre) ne doit pas faire oublier la nécessité de maintenir des actions de prévention et de réponse au problème de recrutement et utilisation d’enfants par les forces et groupes armés en RDC.



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