Evaluation database

Evaluation report

2009 Djibouti: Rapport De L’evaluation Externe De La Phase Pilote Du Projet De Prise En Charge Des Orphelins Et Autres Enfants Vulnerables En Republique De Djibouti



Author: Dr. Souraya Hassan, Ilmi Elabeh, PR Olivier Belbéoch. Institution: UNICEF DJIBOUTI. Partners: Ministry of Women Pormotion and Social Affairs

Executive summary

 

“With the aim to continuously improve transparency and use of evaluation, UNICEF Evaluation Office manages the "Global Evaluation Reports Oversight System". Within this system, an external independent company reviews and rates all evaluation reports. Please ensure that you check the quality of this evaluation report, whether it is “Outstanding”, “Good”, “Almost Satisfactory” or “Unsatisfactory” before using it. You will find the link to the quality rating below, labelled as ‘Part 2’ of the report.”

Background:

Cette étude a pour objectif de mieux cerner l’ampleur des privations dont sont victimes les enfants dans le monde afin de servir d’instrument de plaidoyer en faveur des politiques sociales pour les enfants auprès des Gouvernements et des donateurs dans le monde.

Elle utilise la nouvelle définition du concept de pauvreté des enfants adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies en janvier 2007 et qui respecte aussi les principes de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui se focalise sur les privations (ou manques) de ressources nécessaires au bien-être des enfants.

Cette étude a été décidée du fait de la disponibilité de nouvelles données issues de l’enquête MICS réalisée en 2006, qui par moment ont pu être comparées avec des données de 2002 issues d’une enquête similaire réalisée par le projet PAPFAM de la Ligue Arabe.

Purpose/Objective:

The purpose of the Study is to strengthen the profile of children at the national policy table. In particular, the Study aims to influence the economic and social policies that affect resource allocations, and to make children a priority in national programmes addressing: 1) the poverty of families raising children, and 2) the health, education and protection needs of children living in poor, vulnerable households, unsafe circumstances, and/or disadvantaged communities

Methodology:

Collect data using the Statistical Template
Policy analysis using the Policy Template

Findings and Conclusions:

Selon l’EDIM-2006, près des deux tiers des enfants de 0 à 17 ont au moins une privation sévère et seuls 17 % des enfants ne subissent ni privation « sévère », ni privation « moins sévère ». Ce sont les enfants de 0-2 ans et de 3-4 ans qui sont les plus soumis au risque de privations, avec près de 70 % de chacun de ces groupes qui subissent au moins une privation.

Les inégalités géographiques ou de milieu de résidence sont particulièrement fortes. Plus de 9 enfants sur 10 subissent des privations sévères de logement en zone rurale et 7 sur 10 dans l’arrondissement 4 (Balbala). Les zones rurales apparaissent clairement défavorisées. Les autres centres urbains ont des incidences plus élevées mais assez voisines avec la capitale.

Le quintile de bien être économique est le déterminant principal de la privation des enfants. Les autres variables qui interviennent sont le milieu de résidence, le niveau d’instruction et la dimension régionale.

Le budget national ne fait pas apparaître de ligne budgétaire « spéciale enfants », mais les dépenses sociales en leur faveur se sont accrues d’année en année en passant de 38 % en 1999 à 44 % en 2004. L’aspect le plus patent de ces dépenses se reflète dans la part du budget alloué au secteur de l’éducation qui en l’espace de cinq ans est passée de 16 % à 25 %.

L’évaluation de la mise en œuvre du DSRP en 2007 révèle des insuffisances majeures constatées dans la mise en œuvre des actions prioritaires, dont le taux d’exécution ne dépasse guère 43 %. Tout porte à montrer que l’augmentation sensible du flux des Investissements Directs Étrangers (IDE) et le renforcement en cours de la position de Djibouti comme plateforme de transit, ont très peu profité aux populations vulnérables.

En république de Djibouti, les problèmes de nutrition constituent le principal facteur limitant du développement et de la croissance des enfants. L’EDIM 2006 a révélé que la situation s’est aggravée par rapport à 2002 et devient préoccupante. Des mesures ou actions ont été mises en place depuis, notamment par la mise en place du Programme National de Nutrition et de la politique de sécurité alimentaire et nutritionnelle, qui témoignent, certes, de la volonté et la priorité accordée à la lutte contre la malnutrition des enfants et des mères et à la sécurité alimentaire par le gouvernement, mais qui peinent encore à être opérationnalisées pleinement pour produire l’impact recherché sur le statut nutritionnel des enfants.

La probabilité de survie d’un enfant djiboutien jusqu’à son premier anniversaire est l’une des plus faibles de la région (près d’un enfant sur 10 décède avant un an), ainsi que celle des enfants de moins de cinq ans. Mais ces taux de mortalité des enfants ont connu une décroissance entre 2002 et 2006. Malgré ces progrès, près d’un enfant sur cinq ne bénéficie pas encore de tous ces vaccins. En analysant les résultats en matière de prise en charge des suspicions de pneumonie (ou IRA) chez les enfants, on peut noter de fortes disparités d’accès aux traitements antibiotiques selon le niveau de richesse des ménages et selon la zone géographique ou selon l’accessibilité aux services de santé. Il semble évident que cette barrière économique et d’accessibilité doit pouvoir être abattue pour offrir à chaque enfant malade d’IRA un traitement efficace.

En matière de protection de l’enfance, la république de Djibouti a ratifié la Convention des Droits des Enfants en 1989 et a promulgué en début 2009 la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’enfant, ainsi que les deux protocoles additionnels à la Convention des Droits de l’Enfant sur l’implication des enfants dans les conflits armés et la protection contre la pornographie enfantine. Les moyens financiers disponibles du Ministère de la Promotion de la Femme sont cependant largement insuffisants pour régler les problèmes de tous les enfants vulnérables. Le phénomène des enfants des rues est apparemment en constante augmentation ces dernières années.

En matière d’éducation, depuis 1999, des progrès notables ont été enregistrés avec un taux net de scolarisation primaire avoisinant les 70 %, ce qui témoigne de la volonté ferme des autorités publiques à l’égard de ce secteur. L’engagement de l’État se voit par l’affectation de 25 % de ses recettes totales hors dons affectés à l’éducation. Malgré ces améliorations, le pays reste caractérisé par un faible taux de scolarisation des enfants. Les zones rurales apparaissent plus défavorisées en termes de fréquentation scolaire (49,0 %) malgré le nombre d’écoles construites.

Le système de Protection sociale à Djibouti est géré par plusieurs institutions. Le Ministère de l’emploi qui a sous sa tutelle l'Office de Protection Sociale (OPS) et la Caisse Nationale de Retraite (CNR) est en charge des programmes axés sur le marché du travail (formation professionnelle, assistance à la recherche d’un emploi), programmes d’assurance sociale (retraites et assurance maladie). Le volet solidarité nationale a été confié au nouveau Secrétaire d’État chargé de la Solidarité sous l’autorité du Premier Ministre. L’existence de cette variété d’acteurs explique le manque d’une vision claire du système de protection sociale. Malgré l’importance des dépenses engagées en direction de la PS, il n’en demeure pas moins qu’il reste difficile de mesurer exactement les résultats pour les enfants.

Recommendations:

Afin de relever les principaux défis identifiés dans cette étude, le Gouvernement, avec l’appui de la communauté internationale, devrait :
1) Mettre les enfants au cœur des politiques et des programmes de développement et de réduction de la pauvreté ;
2) Élaborer et mettre en place un plan d’action et un mécanisme de suivi des recommandations de cette présente étude, pour le développement de stratégies et programmes visant l’augmentation de la couverture universelle des pauvres et des groupes vulnérables aux services sociaux de base ;
3) Mettre en place une bonne politique volontariste de lutte contre les inégalités à travers une redistribution équitable des ressources au profit des couches les plus pauvres ;
4) Veiller à l’opérationnalisation effective et rapide des politiques de sécurité alimentaire et de lutte contre la malnutrition, d’éducation primaire obligatoire et gratuite et de promotion de la santé ;
5) Renforcer les capacités institutionnelles nationales, la priorisation des investissements sociaux et le suivi d’impact des allocations budgétaires sur la pauvreté des enfants ;
6) Promouvoir un meilleur ciblage des interventions à haut impact sur la réduction de la pauvreté des enfants.
7) Poursuivre le développement productif porteur de richesse nationale et renforcer le partenariat incluant le secteur privé pour le financement du secteur social
8) Promouvoir la bonne gouvernance, la pratique de l’imputabilité et la culture de résultats dans la mise en œuvre des politiques, programmes et projets publiques afin de garantir des progrès pour l’atteinte des OMD.

En outre, une politique sociale favorable envers l’enfant se base et s’appuie sur les outils les plus importants pour agir efficacement sur l’amélioration du bien-être de l’enfant que sont :
• une politique budgétaire qui donne la priorité aux enfants,
• l’inscription des actions dans un cadre global (Plan d’Action pour l’Enfance) et dans le cadre de politiques multisectorielles existantes par groupes d’âge, comme la politique de la petite enfance ou la politique de jeunesse,
• l’adoption et l’application de lois, de politiques et de programmes complémentaires ou sectorielles efficaces.



Full report in PDF

PDF files require Acrobat Reader.


 

 

Report information

New enhanced search