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Evaluation report

2010 DR Congo: Etude CAP et Evaluation finale du projet « Appui à l’environnement favorable à l’enfant à travers la participation communautaire en RDC (Kinshasa et Bas-Congo), déc. 2010



Author: Mbadu Muanda Fidèle. Institution: Programme National de Santé de l'Adolescent (PNSA). Partners: Ministère de la santé

Executive summary

 

“With the aim to continuously improve transparency and use of evaluation, UNICEF Evaluation Office manages the "Global Evaluation Reports Oversight System". Within this system, an external independent company reviews and rates all evaluation reports. Please ensure that you check the quality of this evaluation report, whether it is “Outstanding”, “Good”, “Almost Satisfactory” or “Unsatisfactory” before using it. You will find the link to the quality rating below, labelled as ‘Part 2’ of the report.”

Background:

Implanté depuis 2008 dans deux provinces du pays (Kinshasa et Bas Congo), le projet ‘’ Appui à l’environnement favorable à l’Enfant à travers la Participation Communautaire’’ est arrivé à terme. Il a concerné 104 villages et 104 écoles dans lesquelles l’ensemble du paquet d’activités organisées devraient permettre d’améliorer le niveau de connaissances, d’attitudes et de pratiques des communautés en matière de santé, de nutrition, de sécurité alimentaire , d’eau, d’hygiène et d’assainissement.
Dans les écoles ce projet devrait mettre en place ‘’des jardins scolaires’’ dans le but d’améliorer la situation nutritionnelle des enfants et le taux de fréquentation scolaire. Les bénéficiaires de ce sous projet devraient être les enfants en général mais surtout les enfants les plus à risque de malnutrition, de violence, de discrimination ou d’abandon bref, les enfants des familles les plus pauvres.
Dans les villages, le projet devrait fournir à la communauté des infrastructures d’hygiène : point d’eau, latrines familiales, lave-mains et organiser des activités de sensibilisation avec l’approche communautaire pour amener cette population à (i) à adopter des pratiques familiales clés de santé, d’hygiène, de nutrition (ii) s’approprier des activités du projet pour la pérennisation des interventions.
Ainsi dans le but de rendre compte ou mieux de faire le point sur les progrès éventuels réalisés au cours de ces deux années d’intervention, l’Unicef et la FAO ont organisé cette évaluation

Purpose/Objective:

Objectif général
Evaluer les changements accomplis dans le comportement et les connaissances des bénéficiaires du projet par rapport aux résultats planifiés (impacts, effets, extrants), aux stratégies de mise en œuvre du projet en faveur d’un environnement favorable à l’enfant à travers la participation communautaire.
Objectifs spécifiques
1. identifier des indicateurs de base (connaissances, attitudes, et pratiques des mères, parent) qui influent sur l’état de santé et de la nutrition de la population en vue de permettre de mesurer les progrès et l’impact des activités ;
2. déterminer, en comparaison avec les résultats de l’étude de base initiale, le niveau actuel de connaissances, attitudes et pratiques sur : l’allaitement exclusif pendant six mois, les pratiques d’alimentation complémentaire pour enfants de 6 à 12 mois , les soins et l’alimentation des femmes allaitantes et enceintes, la pratique du lavage des mains, la supplémentation en vitamine A des groupes cibles, la vaccination des enfants, l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, l’enregistrement des naissances, l’utilisation de la thérapie de réhydratation orale en cas de diarrhée, la fréquentation à la Consultation préscolaire, le déparasitage au Mébendazole ;
3. déterminer l’impact du projet jardinage scolaire en milieu scolaire et dans la gestion des écoles ainsi que dans la population bénéficiaire;
4. évaluer les capacités des bénéficiaires à s’approprier et à pérenniser les acquis du projet
5. mesurer le résultat obtenu quant à l’efficacité et la durabilité des interventions du projet et proposer des actions programmatiques et des mesures pratiques pour la pérennisation des interventions du projet;
6. identifier et répertorier, au sein des communautés cibles, les bonnes pratiques et les leçons apprises résultant de la mise en œuvre du projet et proposer un mécanisme approprié quant à leur mise à l’échelle;

Methodology:

L’enquête a concerné deux provinces: Kinshasa et Bas-Congo. Deux types d’enquêtes ont été réalisés : une enquête quantitative auprès de 592 ménages par province et une enquête qualitative utilisant les techniques de focus group et d’entretien approfondi dans 8 villages.
Dans chacune des provinces deux zones de santé ont été sélectionnées. Dans chaque zone de santé retenue, on a sélectionné 5 villages. Dans l’ensemble 20 villages ont été enquêtés dans les quatre zones de santé.
La base de sondage a été constituée à partir d’un relevé parcellaire organisé dans chaque village.
Le questionnaire portant sur des sujets variés a été développé en tenant compte des termes de références de l’étude. Il a été administré à toutes les femmes de 15-49 ans ayant des enfants de moins de 5 ans
La formation des enquêteurs était plus concentrée au renforcement de leurs capacités dans la méthodologie de tirage des ménages et dans l’art d’interview. Cette formation était suivie d’un pré test du questionnaire.
Le traitement des données a été fait à l’aide des logiciels EPIDATE, SPSS et EPIANALYSIS

Findings and Conclusions:

L’analyse des données quantitatives a révélé ce qui suit (i) pour l’eau potable : le pourcentage des ménages qui s’approvisionnent en eau potable à partir d’une source d’eau aménagée a augmenté, il est passé de 10,7% en 2008 à 23% en 2010 pour Kinshasa et de 7,5% en 2008 à 16,9% en 2010 pour le Bas Congo. (ii) pour les toilettes : dans les villages de Kinshasa, le pourcentage des ménages sans toilettes a chuté de 2,9% en 2008 à 1,5% en 2010 et pour ceux du Bas Congo, le pourcentage est tombé de 23,2% en 2008 à 8,5% en 2010. Ces chiffres sont éloquents, et traduisent les efforts réalisés par le projet à doter ces villages des infrastructures d’hygiène.
Pour la disponibilité des moustiquaires imprégnées d’insecticide dans les ménages, l’évaluation montre qu’en 2008, il y‘avait moins d’un quart de ménages qui en disposait (23 %) alors qu’aujourd’hui, les moustiquaires sont disponibles dans près de six ménages sur dix (56%) pour l’ensemble des sites du projet. Le pourcentage des enfants de moins de 5 ans qui ont dormi sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide a presque doublé passant de 17% en 2008 à 37% en 2010. Tandis que chez la femme enceinte, le taux d’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide pour tous sites confondus est passé de 22% en 2008 à 37% en 2010.
Concernant l’utilisation de la thérapie de réhydratation orale, le pourcentage d’enfants ayant fait la diarrhée et qui ont reçu une TRO est passé de 30% en 2008 à 43% en 2010, ce qui traduit une adoption des nouvelles pratiques. Le taux d’utilisation du VAR (Vaccin anti Rougeole) a augmenté passant de 86% en 2008 à 89% en 2010. Pour le déparasitage, le pourcentage d’enfants qui ont reçu le mébendazole est passé de 88% en 2008 à 92% en 2010. Quant à l’allaitement maternel exclusif, le niveau a progressé, il est passé de 43,8% en 2008 à 49,7 % en 2010. La pratique de lavage correcte des mains chez les femmes allaitantes s’est améliorée, elle est passée de 35% en 2008 à 38% en 2010. Pour l’enregistrement des naissances, le taux a connu une augmentation passant de 36,8% en 2008 à 38,4% en 2010.
Les points forts constatés sont (i) l’intégration du projet dans la zone de santé (ii) le renforcement des capacités des membres de la zone de santé et des comités de gestion (iii) l’appropriation de l’activité par la communauté (prise de conscience des communautés sur les maladies et les moyens pour les prévenir) (iv) l’existence des plans de travail dans tous les comités de gestion (v) l’existence d’une caisse fonctionnant sur base des cotisations des membres dans la plupart des comités de gestion (vi) l’amélioration de la couverture en eau dans les villages ciblés (vii) la disponibilité des outils de sensibilisation et de formation pour les acteurs (viii) l’existence d’une base des données sur les activités du projet au niveau de la zone de santé et au niveau des villages/quartiers disposant des comités de gestion.
Néanmoins ce qui suit mérite une amélioration : (i) le retard dans la livraison des matériels (ii) le retard dans le payement de la motivation (iii) le retard dans l’exécution des activités, après la certification (v) la faible durabilité du dispositif de lave-mains.
Pour le sous projet ‘’ jardinage scolaire’’ les points forts suivants ont été mis en évidence (i) l’appui en intrants agricoles (ii) l’intérêt des écoles pour l’agriculture (iii) la baisse du taux d’absentéisme chez les élèves (iv) la réhabilitation des travaux manuels dans les écoles (v) les compétences des écoles renforcées en nouvelles techniques culturales (vi) l’autofinancement instauré dans certaines écoles (vii) la disponibilité et la diversité des produits maraîchers et vivriers sur le marché local (viii) la baisse de la déperdition scolaire parce que les enfants qui jadis étaient chassés à cause du minerval ont continué à étudier (viii) l’existence des encadreurs agronomes dans les écoles.
Par contre les points faibles ci-après sont à signaler (i) quelques arrosoirs avec pommes non conformes, même si ces arrosoirs pouvaient servir uniquement pour les cultures en poquets (ii) les houes d’un poids trop lourd à soulever pour les enfants des classes inférieures (4ème par exemple) (iii) certaines semences de faible pouvoir germinatif iv) les attaques des cultures aux champs par des insectes suite aux moyens limités de lutte phytosanitaire (v) le fractionnement des distributions des intrants dû aux contraintes logistiques (vi) le manque de rigueur dans l’exécution du projet par certaines écoles (ix) l’encadrement inefficace des écoles par quelques agronomes désignés (vii) le retard dans l’implantation des points d’eaux pour arrosage (citernes) dans quelques écoles à cause des contraintes techniques.
Concernant la durabilité/ pérennisation pour les deux sous projets, il est important de souligner que le mécanisme de transfert de responsabilité est encore timide et est à peine perceptible. C’est pourquoi des efforts supplémentaires ont été fournis par lesdits projets pour renforcer davantage les capacités des ces populations. En effet (i) le système d’autogestion (comité des parents) fonctionne dans la plupart des sites visités (ii) les mécanismes générateurs des recettes pouvant aider à subvenir aux besoins financiers dans les écoles sont en plac

Recommendations:

Pour le sous projet ‘’ village assaini’’
• Doter tous les ménages des moustiquaires imprégnées d’insecticide
• Doter chaque village assaini des matériels pour l’assainissement des villages
• Impliquer la zone de santé au début du démarrage du projet
• Suivre le planning de l’exécution des activités, organiser le suivi et la supervision des activités de manière régulière afin de maintenir le statut de village assaini
• Impliquer la communauté dans toutes les étapes d’exécution du projet et renforcer le partenariat avec tous les acteurs du projet
• Appuyer l’installation des comités de gestion à temps et les étendre dans tous les villages/quartiers du projet
• Transférer progressivement les activités dans la communauté en formant tous les membres des comités de gestion et sensibiliser la communauté sur l’utilité du projet afin d’éviter la résistance observée sur l’adhésion aux idées nouvelles apportées par le projet.

Pour le sous projet ‘’ jardinage scolaire’’
• Distribuer les semences adaptées aux conditions pédoclimatiques du milieu et les intrants agricoles avant la saison culturale
• Fournir des matériels agricoles adaptés (houes et arrosoirs avec une pomme d’arrosoir)
• Ffournir des produits phytosanitaires pour lutter contre les insectes
• Payer régulièrement les agronomes affectés dans les écoles
• Distribuer les semences qui ont une date de péremption assez longue
• Former et accompagner davantage les membres de la communauté sur les techniques culturales, d’organisation et de gestion du patrimoine communautaire.



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