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Evaluation report

2011 Madagascar: Evaluation des campagnes de supplémentation en Vitamine A et de déparasitage (2002 à 2006) et des Semaines de la Santé de la Mère et de l’Enfant (2006 à 2011) à Madagascar



Author: Ministère de la Santé / UNICEF Madagascar

Executive summary

 

“With the aim to continuously improve transparency and use of evaluation, UNICEF Evaluation Office manages the "Global Evaluation Reports Oversight System". Within this system, an external independent company reviews and rates all evaluation reports. Please ensure that you check the quality of this evaluation report, whether it is “Outstanding”, “Good”, “Almost Satisfactory” or “Unsatisfactory” before using it. You will find the link to the quality rating below, labelled as ‘Part 2’ of the report.”

Background:

Les campagnes de supplémentation en Vitamine A et de déparasitage ont commencé en 2002, et ont été institutionnalisées en tant que Semaine de la Santé de la Mère et de l’Enfant (SSME) à partir de 2006. Après 10 éditions de la SSME, une évaluation et documentation s’avèrent nécessaires pour capitaliser les acquis et définir les orientations futures.

Purpose/Objective:

BUT :
Evaluer et documenter la pertinence de l’approche Campagne Semaine de la Santé de la Mère et de l’Enfant (SSME) afin de capitaliser les acquis et proposer de nouvelles orientations stratégiques.

OBJECTIFS CIBLES :
• Documenter l’évolution des résultats des campagnes de Vitamine A et de déparasitage depuis 2002 et toutes les éditions de la Campagne Semaine de la Santé de la Mère et de l’Enfant (SSME) de 2006 à 2011, et analyser les facteurs explicatifs des différences de résultats et mettre en évidence les leçons tirées de la conduite des SSME notamment les facteurs de réussite et de blocage;
• Evaluer la pertinence de l’approche SSME, son coût efficacité par rapport au renforcement des services de routine, son impact sur les indicateurs de santé, son impact sur les services de routine à tous les niveaux, la pertinence du paquet offert et le coût bénéfice de chaque intervention additionnelle ;
• Inventorier et analyser comparativement les populations atteintes par l’approche SSME, selon leur milieu de résidence (entre autres, urbains/ruraux, éloignement des centres de santé, …), les régions et la stratégie employée (fixe, avancée, ou mobile), afin de déterminer si l’approche SSME est véritablement une stratégie équitable ;
• Fournir les recommandations pour une meilleure capitalisation des pratiques positives et des orientations constructives et réalistes pour des stratégies plus porteuses.

Methodology:

En vue de l’analyse de l’efficacité et de la pertinence des interventions, deux types d’études sont identifiés et mis en œuvre :
1. Une étude rétrospective basée sur l’analyse documentaire de référence y compris les résultats des campagnes et sur des entretiens avec les différents responsables au sein du Ministère de la Santé Publique et des Partenaires ayant contribué à la mise en œuvre des SSME.
2. Une étude prospective basée sur l’analyse comparative des résultats d’un échantillon des SDSP et de CSB (taux de couverture des différentes interventions selon le milieu de résidence, les stratégies adoptées). La méthode utilisée sera une enquête sur les résultats de la SSME d’avril 2011.

Findings and Conclusions:

La collaboration multisectorielle, la micro planification des activités, la disponibilité à temps des intrants et le respect du délai d’arrivée du financement au niveau du District sont parmi les facteurs de réussite évoqués par les responsables centraux et périphériques. Pour les facteurs de blocage, ils sont surtout liés à l’insuffisance des ressources financières et humaines.
En matière d’efficacité et de pertinence des interventions, les SSME ont démontré leur contribution à l’amélioration des données sanitaires de routine des CSB et des couvertures nationales, si on regarde les tendances de 1997 à 2009. Mais, les résultats de l’enquête sur les paquets d’interventions de la SSME d’avril 2011 montrent que seul le déparasitage en stratégie avancée a pu couvrir la population cible recensée. Les résultats des interventions telles que la supplémentation en Vitamine A, le déparasitage et la vaccination sont très variables. Une frange assez importante de la population cible ne bénéficie pas des interventions de la SSME surtout en milieu urbain et en stratégie fixe au niveau des CSB enquêtés.
Pour le financement des interventions, les montants de dépenses par grandes rubriques sont en conformité avec l’importance et les coûts éventuels des activités qui les composent. Le coût unitaire pour la tranche d’âge de référence (enfants de 6 à 59 mois) semble être inférieur à celui décrit dans l’étude économique des Journées de Santé des Enfants en Somalie de décembre 2008 à avril 2010.
La pérennisation des SSME dépend de plusieurs facteurs tels que leur financement, le maintien d’une bonne organisation des campagnes et la disposition suffisante en ressources humaines. En outre, elles ont montré ses preuves dans le cadre de la survie de l’enfant et de la mère et en vue de l’atteinte des OMD 4 et 5. Mais, comme tout projet, la SSME ne peut pas durer éternellement. Des actions alternatives sont à mettre en œuvre avant que son arrêt soit décidé.

Recommendations:

A l’issue de cette évaluation sur les campagnes de supplémentation en Vitamine A et de déparasitage ainsi que les 10 éditions de SMME, il est recommandé :
- à court terme de :
 améliorer la micro planification en tenant compte des réalités des Districts en vue de la détermination des cibles, du nombre et des circuits des équipes suivant la densité de la population et l’étendue géographique ;
 poursuivre « l’approche urbaine » durant la SSME au niveau des grandes villes et insérer son financement dans la micro planification ;
 revoir les outils de gestion afin d’insérer dans les résultats la répartition par milieu de résidence et selon les types de stratégie ;
 revoir les objectifs fixés surtout dans le cadre de la vaccination et trouver un consensus sur la détermination de la population cible applicable à tous les niveaux ;
 doter en bacs à fiche (normes OMS) les CSB et former les agents de santé sur leur utilisation, en matière de PEV pour cibler les perdus de vue et justifier le rattrapage ;
 renforcer les ressources humaines en mobilisant outre les étudiants des IFRP, les étudiants en Médecine et les étudiants des Instituts privés de formations en paramédical, ainsi que le personnel médical et paramédical en attente de poste ;
 améliorer le transport des intrants, des outils de gestion et des supports IEC surtout leur acheminement vers les CSB et les Fokontany en prenant en charge les frais occasionnés par leur transport jusqu’aux Fokontany ;
 assurer le déblocage de fonds dans la micro planification, au moins 15 jours avant la SSME qui représente le délai minimum acceptable pour la préparation de la campagne, et réviser à la hausse les indemnités des acteurs de la SSME ;
 maintenir les supervisions pré-campagne effectuées par la DRSP et les SDSP ;
 assurer au préalable le fonctionnement de la chaîne de froid ;
 renforcer et accompagner les SDSP non efficaces (pas d’atteinte des objectifs) ;
 mener des plaidoyers au niveau régional et du District pour trouver d’autres sources de financement pour les activités de mobilisation sociale ;
 inscrire la SSME dans le Programme d’Investissement Public (PIP) de la DSE comme un projet du Ministère : les Ressources Propres Internes (RPI) auront comme principales rubriques l’achat de carburants, les indemnités de mission, les frais de transport (des personnels et des intrants), et
 maintenir les interventions optionnelles qui ont donné leur preuve d’efficacité et qui ont eu un impact sur les activités de routine des CSB.

- à moyen terme de :
 En vue de l’arrêt de la SSME, renforcer l’intégration des interventions communautaires par les approches ACD et ACV en priorisant :
 la promotion de l’alimentation riche en Vitamine A pour les enfants de 6 à 59 mois,
 le renforcement de la surveillance nutritionnelle communautaire avec une distribution biannuelle de Vitamine A et d’albendazole,
 le renforcement de la promotion d’une bonne hygiène chez les enfants telle que la pratique du lavage des mains,
 le renforcement de la lutte contre les carences en micronutriments dans les zones d’insécurité alimentaire (zones Sud et Sud- Est de Madagascar),
 le renforcement de la vaccination en stratégie avancée au niveau des Districts (mobilisation des ressources humaines, financières et matérielles)
 Assurer les besoins quantitatif et qualitatif en ressources humaines des CSB et l’ouverture des CSB fermés en vue d’une meilleure accessibilité de la population aux soins de santé de qualité.
 A la prochaine EDS, mener une enquête sur le taux sérique du rétinol chez le jeune enfant afin de déterminer si la carence en Vitamine A reste un problème de santé publique à Madagascar.



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