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Evaluation report

2008 Equatorial Guinea (Southern Gulf Area Office): Evaluation de la Stratégie de Prevention de la Transmission du VIH de la Mere a l'Enfant en Guinée Équatoriale (Evaluation of PMTCT in Equatorial Guinea)



Author: Alain Désiré Karibwami

Executive summary

Background:
La possibilité de la transmission du virus VIH de la mère à l’enfant en Guinée Equatoriale est un problème important. Les données de routine de 2002 à 2007 à l’hôpital régional de Malabo montre un taux de séropositivité chez la femme enceinte moyennant 12,1%. L’enquête de sérosurveillance par site sentinelles en cours en décembre 2008 montrait une séroprévalence de 6% (chiffre préliminaire).
L’évaluation fut entreprise par un consultant international et un assistant national. La méthodologie d’évaluation consistait en une revue documentaire, des focus groups, des entrevues semi structurées de personnes clés, l’observation du travail des laboratoires en appliquant une liste de vérification et l’organisation d’un atelier de restitution des résultats préliminaire avec les parties prenantes.

Purpose/Objective:
Le but de l’évaluation était d’analyser les forces, faiblesses, opportunités, menaces et défis de la stratégie nationale de PTME et de faciliter sa mise à l’échelle.
Une stratégie PTME a été mise en place en Guinée de janvier 2004 jusqu'en novembre 2008 en guise de projet expérimental exécuté par le Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR) et le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS) dans plus de 18 centres du pays.

Methodology:
L’évaluation fut entreprise par un consultant international et un assistant national. La méthodologie d’évaluation consistait en une revue documentaire, des focus groups, des entrevues semi structurées de personnes clés, l’observation du travail des laboratoires en appliquant une liste de vérification et l’organisation d’un atelier de restitution des résultats préliminaire avec les parties prenantes

Findings and Conclusions:
• Les acteurs de la coordination de la stratégie: faible implication de la société civile équato-guinéenne dans la PTME; pas d’un organigramme clair et des textes réglementaires précisant le rôle de chaque structure.
• Ressources humaines: la plupart des professionnels formés ont quitté leurs postes pour d’autres services non liés à la PTME; Faible motivation due au niveau de rémunération.
• Ressources matérielles: des ruptures de stock en réactif et en médicaments préjudiciable à la continuité des services PTME; fréquentes pannes des équipements de tests.
• Pertinence de la stratégie PTME: un taux de séropositivité élevée chez la femme enceinte; prise en compte de la PTME par le nouveau plan stratégique 2009-2013; grande satisfaction des bénéficiaires rencontrées lors de l’évaluation par rapport aux services qui leur sont offerts.
• Efficience: pas d’équipements pour le test PCR permettant d’effectuer le diagnostic VIH à partir de l’âge d’un mois: des tests de confirmation de plus en plus irrégulier de sorte que de femmes sont mises sous traitement sans confirmation de leur séropositivité; risque de chevauchement ou de double emploi des activités de la stratégie avec d’autres interventions analogues. Certaines prestations PTME se font dans les structures de haut niveau de la pyramide sanitaire alors qu’elles pourraient être bien menées dans celles de niveaux inférieurs à moindre coût.
• Efficacité: la névirapine est donnée dans les maternités au moment de l’accouchement. Le nombre de femmes enceintes séropositives au VIH recevant des antirétroviraux est passé de 103 (soit 14%) en 2006 à 710 [527-953] en 2007; insuffisance de données exploitables due à la faiblesse du système d’information sanitaire. Par exemple les données sur la transmission actuelle du VIH des mères séropositives à leurs enfants n’existe pas; faible implication des hommes, qui est nécessaire pour prévenir de nouvelles infections chez les femmes enceintes par l’usage concerté du préservatif.
• Pérennité: le cadre institutionnel est peu pourvu en ressources humaines qui devraient consolider la coordination des interventions en relai à ce que font les partenaires au développement

Recommendations:
• Pour capitaliser les forces de la stratégie : renforcer et opérationnaliser le cadre institutionnel de lutte contre le Sida, clarifier les rôles, élaborer d’une politique PTME, valider et vulgariser les nouveaux protocoles (PTME et prise en charge pédiatrique), élaborer un plan de passage à l’échelle; harmoniser et renforcer le système d’approvisionnement des intrants (médicaments, réactifs, lait artificiel) afin d’éviter les chevauchements entre intervenants et réduire les ruptures de stock.
• Pour adresser les points faibles: étendre la stratégie PTME sur tout le territoire national en veillant à améliorer le paquet à offrir dans ce cadre par l’intégration de la PTME à d’autres services de la santé reproductive; former des cadres et agents de santé au niveau national, régional, provincial et de district en leur donnant toutes les informations appropriées; mettre en œuvre la prise en charge thérapeutique du VIH pédiatrique; effectuer la collecte et le traitement des données sur une base régulière et périodique, convenue et connue de tous les intervenants.
• Pour exploiter efficacement les opportunités: élaborer une stratégie de mobilisation de ressources pour capter de façon systématisée les différentes opportunités de financement externes.
• Pour écarter les menaces: mobiliser des ressources internes en faveur de la lutte contre le Sida en général et de la PTME en particulier; initier une politique claire de développement des ressources humaines prenant en compte aussi bien le renforcement des compétences, la motivation et la fidélisation des professionnels.

Lessons Learned (Optional):
• Le cadre institutionnel de lutte contre le Sida n’est pas opérationnel car ses différentes composantes ne sont pas pourvues en personnel minimal pour accomplir les missions leur dévolues: 1 ou 2 unités pour toute la Direction Générale Multisectoriel, 1 ou 2 unités pour le PNLS;
• L’unité de suivi de la mise en œuvre de la stratégie PTME intégrée au sein du Programme national de santé de la reproduction comprend un personnel dont l’effectif est fort réduit, ce qui handicape la réalisation des activités de suivi;
• Il y a eu un manque criant de ressources financières qui n’a pas permis de solliciter l’appui du personnel d’autres programmes pour étoffer l’unité de suivi;
• Il y a une absence de données pour documenter les principaux indicateurs de performance. Les données collectées par les formations sanitaires sont irrégulièrement remontées au niveau central faute de l’inefficacité du système d’information sanitaire. Les seules données qui semblent régulièrement collectées et traitées sont celles nécessaires au suivi du projet Fonds Mondial;
• L’inexistence de documents de politique nationale thématique (PTME, CDV, etc.).



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