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Nutrition de la petite fille

Une jeune fille a abandonné son enfant âgé de trois ans. Alors Furaha, la grand-mère de l’enfant, n’avait plus de choix que d’élever  sa petite fille. Auparavant, la grand-mère était capable de donner la nourriture trois fois par jour, mais suite des problèmes financiers, elle s’est contentée d’un seul repas. «Avant je travaillais et je trouvais facilement de quoi donner à ma petite fille. Mais aujourd’hui je ne travaille plus et l’enfant en est victime. L’enfant ne mange que le soir après mon retour. Parfois, l’enfant ne mange pas  car il est déjà endormi ou encore n’a pas d’appétit parce que le repas était servi très tard le soir. Quand ce manque de nourriture  persiste, l’enfant  commence à maigrir puis à tomber malade. Il a commencé à faire des diarrhées et  à vomir. Ses pieds ont aussi gonflé et puis les cheveux ont changé de couleur, et ceci, à cause de la déshydratation due à la diarrhée. Après ce constat inquiétant, j’ai commencé à soigner le «kivubo » (c’est une infection chez les enfants de bas âge, se manifestant par une sorte de démangeaison au niveau de l’organe anal) au lieu de la malnutrition ». Lorsqu’elle a constaté qu’elle n’avait plus d’argent pour soigner cette maladie et que l’état de santé de l’enfant s’est empiré, elle s’est rendue au centre UZIMA où l’enfant a  reçu gratuitement le traitement.
Le centre UZIMA, elle se trouve  dans la province du Sud-Kivu  dans la commune de Kadutu à la paroisse saint  François Xavier L’institution se trouve dans le quartier Mulikuza. En 1982 par l’initiative de l’abbé curé Mutuga Chetwali et du conseil paroissial. Il y a eu distribution de la farine, de maïs et de soja en faveur des enfants nécessiteux. C’est suite à cela que l’idée de créer un centre nutritionnel qui allait devenir plus tard « centre UZIMA » en swahili terme qui signifie « vie ». Dans ce centre on soigne des enfants qui souffrent de la malnutrition. Chaque matin, les enfants malnutris reçoivent la bouillie, ils mangent le riz aux haricots à midi et les mères des enfants malnutris se débrouillent pour la nourriture du soir. Au centre, les médecins consultent les enfants qui n’ont pas d’appétit, qui présentent des signes de marasme, de kwashiorkor. Ils leur donnent des médicaments et  on les met sous cure en leur donnant des supplémentations(le riz aux haricots). Beaucoup de cas de malnutrition sont soignes à UZIMA, plus de cent enfants s’y présentent par jour.
La malnutrition cause des problèmes de croissance aux enfants et peut les conduire à la mort. Cependant la plupart des mères la confondent a « kivubo ».Les gens pensent que la malnutrition n’existe pas. Cette croyance est le résultat de  l’ignorance dans la communauté sur la composition des aliments, de la richesse de certains mets et le mode de cuisson. Les repas pauvres en ressources énergétiques, en ressources de protection et de croissance peuvent causer des problèmes aux femmes allaitantes, aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans. Selon Nicole, un médecin du centre, le centre reçoit l’appui de PAM qui leur fournit le sucre, l’huile et l’Unicef qui leur fournit les plumpynuts (nourriture thérapeutique à base de pate d’arachide et riche en micronutriments) dans le service de l’U.N.T.A (unité nutritionnelle thérapeutique ambulatoire) pour les enfants malnutris du centre de kadutu. Ils administrent un traitement qui est systématique pour les enfants qui ont la pathologie associée à la malnutrition.
Furaha appelle les autres mamans de faire la consultation pour leurs enfants et ceux qui ont des enfants abandonnés de bien prendre soin d’eux. Et pour ceux dont les enfants souffrent de la malnutrition, elles leur recommande d’avoir le courage de se rendre au centre thérapeutique nutritionnel pour une prise en charge correcte de leurs enfants malnutris. Elle exhorte les mères réticentes d’avoir seulement le courage d’amener l’enfant malnutri pour recevoir de la bouillie ainsi que les médicaments car cette pratique a sauvé son petit-fils et peut sauver de milliers d’enfants dans le Sud Kivu.

Histoire rédigée par les enfants reporters du Sud Kivu

 

 

 

 

 

 


 

 

 
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