Histoires vécues

Histoires 2012

Histoires 2011

Articles 2009

Articles 2008

 

La rue, sens interdit pour les enfants

Au marché IAT, aux heures de midi, l’on peut apercevoir des enfants en situation difficile circuler çà et là. Les uns vendant de l’eau en sachet sous le soleil tandis que les autres dérangent les vendeuses et vendeurs de ce marché bruyant qui se trouve au bord du fleuve, non loin du cimetière de Makiso.
 « Les enfants mettent mal à l’aise les clients vendeurs et vendeuses », déclare Monsieur Gabriel CISSE, le gérant du marché IAT.
 Joël LITIKI (nom d’emprunt), âgé de 14 ans, que nous avons rencontré au marché IAT, a été abandonné par sa famille. Il figure parmi  ces enfants en situation difficile. C’est arrivé alors qu’il n’avait pas 12 ans. Il en a assez de vivre dans la rue : « Si le comportement de ma famille changeait, je pourrais regagner la maison » explique Joël, un garçon aux yeux doux, d’un teint noir et à la démarche calme.
 Il tenait à étudier et terminer ses études. Mais lorsqu’il se souvient de la maltraitance vécue en famille, cela le révolte et il préfère rester dans la rue.
« A Kisangani, il n’existe pas assez de centres d’accueil ou de rééducation des enfants en rupture avec le lien familial. Toutefois, il existe une maison d’accueil appelée maison Saint Laurent. C’est une structure de l’Eglise Catholique dirigée par la Congrégation de Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus avec une capacité qui ne permet pas de prendre en charge tous ces enfants », affirme le Chef de la Division Provinciale des affaires sociales Monsieur Léon BATIALE.
« Nous essayons d’appuyer le Gouvernement avec les moyens du bord, pour venir, un tant soit peu en aide à ces enfants (ils sont environ à combien dans la province Orientale, à Kisangani ?)» indique Monsieur Bienvenu PANDA, Administrateur chargé du programme protection de l’enfant à Kisangani.
La situation des enfants en rupture familiale reste préoccupante. « Nous avons rédigé des rapports et transmis à la hiérarchie à ce sujet qui demeure jusqu’à ce jour sans suite », a fait savoir le gérant du marché IAT qui espère qu’avec le plaidoyer fait par les enfants eux-mêmes, les autorités pourront réfléchir en vue de trouver solution une fois pour toute à cette situation préoccupante.                                                                                                              

Article rédigé par  les enfants reporters/Kisangani:
1. Deborah NGABO
2. Patrick SAIDI
3. Benny LOFASILE
4. Moïse ALO
5. Peter WENDJO
6. Blaise BAISE 
Encadré par :
Florien TAMBWE

 

 
Search:

 Email this article

unite for children