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Du plumpynuts pour lutter contre la malnutrition

La malnutrition freine la croissance des enfants. Elle est la cause principale à 50% de maladies  et de décès chez les enfants de moins de cinq ans. Cependant, la plupart de mères la confondent au « kivubo », une maladie liée au manque de vitamine et qui se manifeste par des plaies au niveau de la bouche et de la voie anale. Beaucoup de membres de la communauté dans la ville de Bukavu, à l’est de la République Démocratique du Congo pensent que la malnutrition n’existe pas. Cette croyance résulte de  l’ignorance des ménagères à préparer des aliments  équilibrés pour leurs familles et également du mode de cuisson. Dans la plupart de cas, les repas présentés aux enfants sont pauvres en ressources énergétiques, en ressources de protection et de croissance. Ces genres de repas peuvent causer des problèmes aux femmes allaitantes, aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans.
C’est ce qui est arrivé à une petite fille appelée Mupenzi âgée de 3 ans. Abandonnée par sa mère, Mupenzi a été élevée par sa grand-mère nomme Furaha. Auparavant, la grand-mère donnait 3 repas par jour a sa petite fille, mais suite des problèmes financiers, elle a été contrainte de lui offrir qu’un seul repas par jour. «  Avant je travaillais et je trouvais facilement de la nourriture abondante à offrir à ma petite fille. Mais aujourd’hui, je ne travaille plus et l’enfant en est victime. L’enfant ne mange que le soir après mon retour. Parfois, l’enfant ne mange pas  car il s’endort avant même que ce repas servi très tard ne soit prêt. Souvent, las d’attendre toute la journée un repas qui ne vient pas, elle n’a pas d’appétit. Quand ce manque de nourriture a persiste, l’enfant  a commencé à maigrir puis elle est tombée malade. Elle a commencé à faire des diarrhées et  à vomir. Ses pieds ont aussi gonfle et puis les cheveux ont change de couleur. Ceci, à cause de la déshydratation due à la diarrhée. Apres ce constat inquiétant, j’ai commencé à soigner le «kivubo » au lieu de la malnutrition ». Lorsqu’elle a constaté qu’elle n’avait plus d’argent pour soigner cette maladie et que l’état de santé de l’enfant s’est empire, elle s’est rendue au centre UZIMA ou l’enfant a  reçu gratuitement le traitement.
Le centre UZIMA, elle se trouve  dans la province du Sud-Kivu  dans la commune de kadutu. En 1982 par l’initiative de l’abbé cure Mutuga  Chetwali et du conseil paroissial, il y a eu distribution de la farine de maïs et de soja en faveur des enfants nécessiteux. C’est suite à cela qu’est née l’idée de créer un centre nutritionnel qui allait devenir plus tard « centre UZIMA » en swahili terme qui signifie « vie ». Dans ce centre, on soigne des enfants qui souffrent de la malnutrition. Chaque matin, les enfants malnutris reçoivent la bouillie, ils mangent le riz aux haricots à midi et les mères des enfants malnutris se débrouillent pour la nourriture du soir. Au centre, les médecins consultent les enfants qui n’ont pas d’appétit, qui présentent des signes de marasme, de kwashiorkor. Ils leur donnent des médicaments et  on les met sous cure en leur donnant des supplémentations(le riz aux haricots). Beaucoup de cas de malnutrition sont soignes à UZIMA, plus de cent enfants s’y présentent par jour.
Selon Nicole, un médecin du centre, le centre reçoit non seulement  l’appui de PAM qui leur fournit du sucre, de l’huile et mais surtout de l’Unicef qui leur fournit les plumpynuts (nourriture thérapeutique à base de pate d’arachide et riche en micronutriments) dans le service de l’U.N.T.A (unité nutritionnelle thérapeutique ambulatoire) pour les enfants malnutris du centre de kadutu. Ils administrent un traitement qui est systématique pour les enfants qui ont la pathologie associée à la malnutrition.
Furaha recommande  aux autres mamans de faire consulter leurs enfants dès qu’apparaissent les signes d’amaigrissement, d’œdèmes et de changement de couleur des cheveux. Elle encourage aussi les grand-mères, comme elle, de prendre soin de leurs petits-enfants dont les mères se caractérisent par l’irresponsabilité. Et pour ceux dont les enfants souffrent de la malnutrition, elle leur recommande d’avoir le courage de se rendre au centre thérapeutique nutritionnel pour une prise en charge correcte de leurs enfants malnutris. Elle exhorte les mères réticentes d’avoir seulement le courage d’amener l’enfant malnutri pour recevoir de la bouillie ainsi que les médicaments car cette pratique a sauvé son petit-fils et peut sauver de milliers d’enfants dans le Sud Kivu.
Une histoire à caractère humain rédigée par les Enfants Reporters de Bukavu :
Grace NEEMA     Patricia SAFI     Fortune BAHATI    Esther OLINA


 

 

 
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