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Sur financement des fonds USAID, 7.960 ménages sur les 12.587 soit 63 % de la zone de santé de Lualaba, vont bénéficier d’une eau potable et d’un environnement sain dans le cadre du projet <Village Assaini>.

Lualaba, Province du Katanga, RDC, 12 septembre 2010- La zone de santé de Lualaba, située, à environ 300 kms de Lubumbashi, chef-lieu de la Province du Katanga, avec une population de 88.112 habitants soit 12.587 ménages, a été retenue par l’UNICEF dans le cadre d’un vaste projet <Villages Assainis et Ecoles Assainies > sur financement de l’USAID. 

Outre divers aspects logistiques, ce projet, d’un montant de $ US 1,500.000 de l’USAID, vise l’aménagement de 10 sources d’eau, le forage de 60 puits et ce en partenariat avec 12 ONGs ainsi que les membres de 33 villages sur les 238 que compte cette zone de santé de Lualaba. 

A ce jour, seulement 14 % de la population de Lualaba a accès à l’eau  potable. Au terme de la mise en œuvre de ce projet, ce chiffre passera de 14 à 22 % soit une augmentation de 8 % de la population qui s’approvisionnera en eau potable suffisante. 

Selon le Médecin Chef de Zone de santé de Lualaba qui assure un suivi de proximité de ce projet, toutes ces actions vont aussi  réduire  de 25 % les maladies hydriques dont la diarrhée simple, le cholera, le paludisme, les infections respiratoires.

Pour le Médecin Chef de cette zone de santé : < La qualité de l’eau consommée actuellement par la population de Mupanja a sensiblement réduit  le taux de fréquentation des services de santé, très élevé, hier,  suite aux nombreux cas des maladies hydriques. Aujourd’hui, nous sommes à moins de 20% des cas de diarrhée contre 30 % avant l’aménagement de l’adduction d’eau de Mupanja >.

Par ailleurs, il convient de signaler que la concrétisation du projet village assaini de Lualaba, en cours de réalisation, est une réponse à une demande exprimée jadis par les 52 communautés rurales et périurbaines retenues qui, par une approche participative, avaient pris conscience des déficiences sanitaires et comportementales qui menacent leur santé surtout celle de leurs enfants et  leurs femmes.

C’est à la suite de nombreuses rencontres entre les membres de ces communautés et les 12 ONGs retenues que furent dressées des listes d’interventions prioritaires tout en précisant les contributions locales et celles devant être sollicitées à l’extérieur.

En effet, l’une des contributions les plus importantes apportée par l’UNICEF dans la mise en œuvre du projet Wash dans la zone de santé de Lualaba est, sans doute, le recours à l’approche communautaire dans la planification et la mise en œuvre des plans d’action communautaires : sensibilisation, aménagement et protection des sources d’eau,  assainissement des villages, le lavage des mains au savon, technologie de lave  mains….

 Aujourd’hui, selon les premiers témoignages, toutes les mamans interrogées au niveau de la source d’eau Mupanja 1 ont déclaré: <Avec l’aménagement de cette source d’eau, nos charges sont beaucoup moins lourdes comme par le passé. Avant, nous effectuons  de longs trajets et passions plusieurs heures pour puiser l’eau souillée sur le fleuve Lualaba en vue de faire face aux besoins familiaux.
Cette eau du fleuve nous provoquait souvent la diarrhée, le cholera. Aujourd’hui, toutes ces corvées ont pris fin. Nous avons cette source d’eau à notre portée et nous sommes très satisfaites car, nous avons  une eau potable, en quantité et qualité suffisantes et qui coule 24 heures sur 24.

Nous disons, merci  à l’UNICEF qui, après son appui en fournitures scolaires à nos enfants  appuie la zone de santé et les ONGs dans le cadre de l’aménagement des sources d’eau  potable. Nous promettons d’entretenir leurs alentours par des travaux communautaires>.
 
 A travers tous les 33 villages concernés par ce projet, les activités de sensibilisation se poursuivent et sont menées par les animateurs sensibilisateurs, formés dans le cadre du projet.

Les travaux de forages des puits d’eau, d’aménagement des sources d’eau, de fabrication des dalles (6000 au total), le creusage des trous à ordures…se poursuivent à un rythme accéléré au sein des 33 villages qui attendent à être déclarés <Villages Assainis> à la fin du projet prévu vers fin octobre 2010.

Les réunions organisées dans les différentes communautés sont des occasions pour les membres des comites villageois et les responsables des ONGs impliqués de faire le point sur le niveau d’exécution des plans d’action communautaires mais aussi un moment de rappeler aux uns et aux autres l’importance de mettre en application les bonnes pratiques d’hygiènes, de protéger tous les points d’eau… 


 

 

 
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